Maquettiste en électronique

À partir du Bac +2 Emploi : Favorable
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Maquettiste en électronique
Bermix Studio / Unsplash
Salaire net ~1 482 – 2 496 €/mois
Télétravail Non
Horaires Standard (9h-17h)

Aperçu rapide

Le maquettiste en électronique est celui qui transforme un schéma en objet réel : il fabrique à la main les tout premiers exemplaires d'une carte électronique, avant qu'elle ne parte en usine. Soudure de composants minuscules, câblage, tests à l'oscilloscope : c'est un métier de précision où l'on touche à des produits qui n'existent encore nulle part. Si tu aimes bidouiller, comprendre comment marchent les objets et voir tes montages prendre vie, ce métier est fait pour toi.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 482 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 900 € brut
Expérimenté
2 496 €
net / mois
≈ 1,7 SMIC
3 200 € brut

Un maquettiste débutant titulaire d'un BTS démarre autour de 1 900 à 2 100 € brut par mois. Après quelques années et avec une spécialisation recherchée (soudure fine BGA, rework, certification IPC), la rémunération monte vers 2 400 à 2 800 € brut. Les profils très expérimentés, notamment dans l'aéronautique, la défense ou le spatial, peuvent atteindre 3 000 à 3 200 € brut, primes comprises. Les écarts sont importants selon le secteur : une PME de sous-traitance paie moins qu'un grand groupe industriel, et l'Île-de-France, Toulouse ou Grenoble offrent des niveaux supérieurs à la moyenne nationale.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +2
Diplôme de référence : BTS Cybersécurité, informatique et réseaux, électronique (CIEL) option B électronique et réseaux

La voie la plus directe est le BTS CIEL option B « électronique et réseaux » (ex-BTS Systèmes numériques option électronique), accessible après un bac STI2D, un bac pro CIEL ou un bac général à dominante scientifique. Un bac pro CIEL seul permet déjà de débuter comme câbleur-prototypiste en atelier, mais le BTS ouvre bien plus de portes et de responsabilités.

Pour aller plus loin, la licence professionnelle « Métiers de l'électronique : fabrication de cartes et sous-ensembles électroniques » est particulièrement adaptée : elle a été construite avec le SNESE (le syndicat des sous-traitants électroniques) et mène directement à des postes de technicien supérieur ou d'assistant ingénieur en conception et assemblage. Le BUT GEII (génie électrique et informatique industrielle) est une autre bonne base en trois ans.

L'alternance est très fortement recommandée dans cette filière : les entreprises manquent de bras, et un apprenti formé sur leurs bancs d'essais est souvent embauché à la fin de son contrat. La pratique personnelle (Arduino, Raspberry Pi, KiCad, projets DIY, FabLab) compte énormément lors des entretiens : montre tes montages.

Diplômes les plus adaptés

Bac+2
BTS Cybersécurité, informatique et réseaux, électronique (CIEL) option B électronique et réseaux
Bac+3
Licence professionnelle mention métiers de l'électronique : fabrication de cartes et sous-ensembles électroniques

Diplômes envisageables

Bac
Bac pro Cybersécurité, informatique et réseaux, électronique (CIEL)
Bac+3
BUT Génie électrique et informatique industrielle (GEII)
Bac
Bac technologique STI2D spécialité systèmes d'information et numérique

Certifications et permis

Requis
Habilitation électrique (NF C 18-510, niveaux B1V / BR) Indispensable dès que l'on intervient sur des maquettes d'appareillage basse ou moyenne tension, ou sur des équipements sous tension.
Atout
Certification IPC-A-610 / IPC J-STD-001 Normes internationales d'acceptabilité des assemblages et des soudures électroniques, très valorisées dans l'aéronautique, la défense et le médical.
Atout
Sensibilisation ESD (décharges électrostatiques) Formation courte souvent dispensée en interne, obligatoire dans la plupart des ateliers pour manipuler des composants sensibles.
Atout
Habilitation à la manipulation de produits chimiques / soudure sans plomb (RoHS) Utile pour travailler avec les flux, décapants et alliages de brasure conformes à la réglementation européenne.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Lecture de schémas électroniques et de plans de câblage
Indispensable Soudure de composants traversants et CMS (station de soudage, binoculaire)
Indispensable Mesures et tests électroniques (oscilloscope, multimètre, analyseur logique)
Important CAO électronique (KiCad, Altium Designer, Eagle)
Indispensable Recherche de pannes et diagnostic sur carte électronique
Important Programmation de microcontrôleurs (C, Arduino, STM32)
Important Normes d'assemblage électronique (IPC) et règles ESD
Important Rédaction de dossiers techniques et de comptes rendus d'essais
Un plus Anglais technique (datasheets, documentation constructeur)

Les qualités qui comptent

Indispensable Minutie et habileté manuelle
Indispensable Esprit d'analyse et logique de dépannage
Important Patience et persévérance face aux essais infructueux
Important Sens du dialogue avec les ingénieurs et le bureau d'études
Un plus Curiosité technique et veille sur les nouveaux composants

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Au quotidien, le maquettiste en électronique part d'un dossier de conception (schéma électrique, typon de circuit imprimé, nomenclature de composants) fourni par le bureau d'études, et le transforme en objet physique. Concrètement : il approvisionne et contrôle les composants, soude à la main des résistances, condensateurs, microcontrôleurs et composants CMS parfois plus petits qu'un grain de riz, réalise le câblage et l'intégration dans un boîtier, puis met le prototype sous tension.

Vient ensuite la partie la plus intéressante : les essais. Le maquettiste branche oscilloscope, multimètre, alimentation stabilisée ou analyseur logique pour vérifier que la carte se comporte comme prévu. Quand ça ne marche pas — et ça arrive souvent sur un prototype — il traque la panne, retouche une piste au scalpel, ajoute un « strap », remplace un composant, et remonte l'information à l'ingénieur : « ta résistance est mal dimensionnée », « il manque un découplage ici ». Il documente tout : modifications apportées, résultats des mesures, procédure de fabrication. Ce dossier servira ensuite à lancer la production en série.

Les conditions de travail

Le métier s'exerce en atelier de prototypage ou en laboratoire d'essais, souvent adossé à un bureau d'études. Le poste de travail est un établi équipé : station de soudage à température régulée, binoculaire ou loupe, tapis et bracelet antistatique (les composants électroniques sont détruits par les décharges électrostatiques), aspiration de fumées de soudure. Certaines entreprises — microélectronique, spatial, médical — imposent le travail en salle blanche avec combinaison.

Les horaires sont généralement de journée, en semaine, avec des pics d'intensité avant une échéance projet ou un salon. Le télétravail est quasi impossible : l'essentiel du travail consiste à manipuler du matériel. L'effort physique est faible mais la sollicitation visuelle et la position assise prolongée sont réelles. Les employeurs sont les PME et grands groupes de l'électronique, les sous-traitants de cartes (EMS), mais aussi l'aéronautique, la défense, le spatial, l'automobile, le médical et les laboratoires de recherche.

Télétravail Non
Horaires Standard (9h-17h)
Effort physique Faible
Environnement atelier, laboratoire, bureau
Comment ça évolue ?

Avec l'expérience, on peut se spécialiser : soudure de composants très fins (BGA, micro-CMS), rework et réparation de cartes, prototypage rapide, essais en environnement sévère (vibrations, températures extrêmes, compatibilité électromagnétique). Une autre voie consiste à monter en responsabilité : responsable d'atelier de prototypage, technicien méthodes ou industrialisation (préparer le passage en série), technicien qualité, ou encore concepteur de cartes en CAO électronique (routeur / dessinateur-projeteur en électronique).

Avec une licence professionnelle ou une reprise d'études en alternance, le passage à un poste d'assistant ingénieur ou de technicien supérieur en bureau d'études est un débouché classique. Certains profils très expérimentés créent leur propre atelier de prototypage à la demande, un service très recherché par les start-up hardware.

Perspectives d'emploi

Favorable

La filière électronique française recrute activement dans un contexte de relocalisation industrielle et de reconquête de souveraineté technologique. Le secteur souffre d'un déficit structurel de main-d'œuvre qualifiée : les savoir-faire en électronique et en mécanique de précision figurent parmi les plus recherchés de l'industrie, et des dizaines de milliers de postes industriels restent non pourvus chaque année. La création des cursus CIEL (bac pro et BTS) en 2024, à l'initiative du SNESE et de l'UIMM, visait précisément à relancer la formation en électronique pour répondre à cette pénurie. Attention toutefois : « maquettiste en électronique » est un intitulé de poste peu utilisé tel quel dans les offres d'emploi. On le trouve plus souvent sous les libellés « technicien prototypiste », « câbleur-prototypiste », « technicien laboratoire électronique » ou « technicien d'essais ». Les débouchés se concentrent dans les bureaux d'études, les sous-traitants de cartes électroniques (EMS), l'aéronautique, la défense, le spatial, le médical et les start-up hardware.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Maquettiste en appareillage basse et moyenne tensionPrototypiste en électroniqueTechnicien prototypiste électroniqueTechnicien maquettiste électroniqueCâbleur-prototypiste en électroniqueTechnicien de laboratoire électroniqueTechnicien d'études et de prototypage électronique

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIntérimaireApprenti / Alternant