Manager de commerce et territoire

Manageuse de commerce et territoire
À partir du Bac +3 Emploi : Favorable
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Manager de commerce et territoire
David Walker / Unsplash
Salaire net ~1 482 – 2 730 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le manager de commerce et territoire est celui qui redonne vie à un centre-ville ou à un territoire : il aide les commerçants à s'installer et à durer, monte des animations, attire de nouvelles entreprises et fait dialoguer élus, habitants et professionnels. Un métier de terrain où tu passes autant de temps dans la rue et dans les boutiques que derrière un écran. Si tu aimes les villes, les projets concrets et convaincre des gens très différents, c'est fait pour toi.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 482 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 900 € brut
Expérimenté
2 730 €
net / mois
≈ 1,9 SMIC
3 500 € brut

En début de carrière, comptez environ 1 900 à 2 100 € brut par mois dans une commune moyenne (grille de la fonction publique territoriale, catégorie B ou A débutant). Après quelques années et sur un territoire plus important : 2 500 à 2 900 € brut. Un responsable expérimenté du commerce et de l'attractivité dans une agglomération peut atteindre 3 500 € brut et plus, avec le régime indemnitaire. Les niveaux sont un peu supérieurs dans le privé (agence d'attractivité, foncière, conseil). À noter : les primes et le déroulement de carrière dépendent fortement de la taille de la collectivité.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +3
Diplôme de référence : Licence professionnelle mention Développement de projets de territoires

Il n'existe pas un diplôme unique : les recruteurs demandent un bac+3 à bac+5 dans l'un de ces champs — développement local et aménagement du territoire, urbanisme, géographie, marketing territorial, management public, économie-gestion, sciences politiques ou commerce. Parcours fréquents : licence pro « Développement de projets de territoires » (bac+3), master « Gestion des territoires et développement local » (bac+5), master « Urbanisme et aménagement », diplôme d'IEP ou école de commerce avec spécialisation territoriale. Une licence AES ou une licence de géographie constitue une bonne base avant le master. L'alternance et les stages en collectivité ou en CCI comptent énormément : ce métier se juge sur l'expérience de terrain et le réseau. Pour se stabiliser dans la fonction publique territoriale, on prépare ensuite le concours d'attaché territorial (catégorie A) ou de rédacteur territorial (catégorie B). Des formations continues existent aussi (ISC Paris, EFE, École des Territoires de la Banque des Territoires) pour les professionnels déjà en poste ou en reconversion, notamment d'anciens commerçants.

Diplômes les plus adaptés

Bac+3
Licence professionnelle mention Développement de projets de territoires
Bac+5
Master mention Gestion des territoires et développement local
Bac+5
Master mention Urbanisme et aménagement

Diplômes envisageables

Bac+3
Licence Administration économique et sociale (AES)
Bac+3
Licence de géographie et aménagement
Bac+5
Diplôme d'institut d'études politiques (Sciences Po), parcours territoires / politiques publiques
Bac+2
BUT Techniques de commercialisation ou BTS Management commercial opérationnel (première marche, à compléter par une licence pro)

Certifications et permis

Atout
Certification « Développeur territorial – Commerce » (Banque des Territoires / École des Territoires) Certification récente qui reconnaît les compétences des managers de commerce en poste : passeports e-learning, projet de territoire et soutenance.
Atout
Concours d'attaché territorial (catégorie A) ou de rédacteur territorial (catégorie B) Pas obligatoire pour être recruté en contrat, mais indispensable pour être titularisé et sécuriser sa carrière dans la fonction publique territoriale.
Atout
Permis B Très souvent demandé pour se déplacer sur l'ensemble du territoire, surtout en zone rurale ou intercommunale.
Atout
Certificat de compétences « Manager de centre-ville » (ISC Paris Executive Education) Formation professionnelle à distance destinée surtout aux personnes déjà en poste ou en reconversion.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Important Négociation et médiation
Indispensable Gestion de projet (diagnostic, plan d'action, budget, évaluation)
Indispensable Connaissance du commerce de proximité et de l'urbanisme commercial
Indispensable Montage de dossiers de subvention et recherche de financements
Important Marketing territorial et communication (réseaux sociaux, événementiel)
Important Analyse de données territoriales (vacance commerciale, flux, offre/demande)
Important Bases du fonctionnement des collectivités et des marchés publics
Un plus Prospection et démarchage d'enseignes ou de porteurs de projet

Les qualités qui comptent

Indispensable Sens du contact et diplomatie
Important Autonomie et prise d'initiative
Indispensable Capacité à fédérer et à animer un réseau d'acteurs
Un plus Persévérance face aux projets qui avancent lentement

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

La journée type mélange terrain et bureau. Le matin, tournée des commerçants : on écoute leurs difficultés, on repère les vitrines vides, on explique une nouvelle aide ou une règle d'urbanisme. L'après-midi, réunion avec les élus ou un promoteur pour un projet d'implantation, montage d'un dossier de subvention, préparation d'une braderie ou d'une opération de street-marketing. En parallèle, il tient un observatoire du commerce (taux de vacance commerciale, flux de passants, offre manquante), il démarche des enseignes pour combler les cellules vides, il accompagne des créateurs d'entreprise, et il anime le réseau : union des commerçants, associations de quartier, chambre de commerce, office de tourisme. Beaucoup de temps est passé à mettre des gens autour de la table et à les faire avancer ensemble — c'est le cœur du métier.

Les conditions de travail

On est le plus souvent salarié d'une collectivité, en tant que contractuel ou fonctionnaire territorial (catégorie A ou B), parfois employé d'une agence d'attractivité, d'une SEM ou d'une CCI. Le poste est très rarement sédentaire : on se déplace à pied dans le centre-ville, en voiture sur le territoire, et le télétravail reste partiel car la présence sur le terrain fait la crédibilité. Les horaires sont variables : réunions publiques en soirée, marchés et événements le week-end, inaugurations. Le métier demande de la diplomatie : il faut composer avec des commerçants inquiets, des élus pressés par le calendrier et des habitants qui ont leur propre avis. Le budget et les leviers d'action sont souvent limités, ce qui oblige à être créatif. Beaucoup de postes sont d'abord créés sur des financements de projet (2 à 3 ans) avant d'être pérennisés.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement bureau, commerce, extérieur
Comment ça évolue ?

Avec quelques années d'expérience, on peut se spécialiser (urbanisme commercial, marketing territorial, tourisme, immobilier commercial) ou passer sur des territoires plus grands : d'une commune moyenne à une agglomération ou une métropole. Les évolutions classiques mènent à responsable du service commerce et attractivité, directeur du développement économique, voire directeur général adjoint d'une collectivité — via le concours d'attaché territorial pour sécuriser la carrière. D'autres rejoignent une agence d'attractivité, un cabinet de conseil en stratégie territoriale, une foncière de centre-ville, ou deviennent consultants indépendants auprès des petites communes.

Perspectives d'emploi

Favorable

Métier jeune mais en pleine structuration. Plus de 500 postes de managers de commerce ont été cofinancés par l'État dans le cadre du plan de relance et des programmes Action Cœur de Ville (118 postes) et Petites Villes de Demain (281 postes). Bonne nouvelle pour la suite : environ 70 % des collectivités ont pérennisé le poste une fois les aides terminées, et jusqu'à 84 % dans les villes Action Cœur de Ville. L'État a reconduit un soutien (environ 20 M€ annoncés pour 2026) et la lutte contre la vacance commerciale reste une priorité politique, notamment à l'approche des municipales. Attention toutefois : le volume total de postes reste modeste (quelques centaines à l'échelle nationale), la concurrence est réelle sur les postes en grande ville, et beaucoup de contrats démarrent sur une durée de projet. Les candidats mobiles géographiquement et capables de montrer des réalisations concrètes (animations, dossiers de subvention, reprise de locaux vacants) s'insèrent le mieux.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Manager de centre-villeManager de commerceChargé / Chargée de mission commerceChargé / Chargée de mission développement économique (emploi, attractivité, innovation)Chef / Cheffe de projet commerceChef / Cheffe de projet de développement local ou territorialChef / Cheffe de projet développement économique (emploi, attractivité, innovation)Coordonnateur / Coordonnatrice de dispositif de développement local ou territorialDéveloppeur / Développeuse économiqueChargé / Chargée d'attractivité territorialeRéférent / Référente commerce de centre-ville

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publiqueIndépendant / Auto-entrepreneur