Conseiller / Conseillère en création d'entreprise

Conseillère en création d'entreprise
À partir du Bac +3 Emploi : Stable
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Conseiller / Conseillère en création d'entreprise
Medienstürmer / Unsplash
Salaire net ~1 716 – 2 730 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)

Aperçu rapide

Tu as une idée de business ? Le conseiller en création d'entreprise, c'est la personne qui t'aide à la transformer en vraie entreprise : il décortique le projet, monte le business plan, choisit le bon statut juridique et débloque les financements. Un métier de conseil où l'on passe ses journées à écouter des projets très différents — un food-truck le matin, une appli le lendemain — et à éviter aux futurs entrepreneurs de foncer dans le mur.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 716 €
net / mois
≈ 1,2 SMIC
2 200 € brut
Expérimenté
2 730 €
net / mois
≈ 1,9 SMIC
3 500 € brut

En début de carrière, un conseiller salarié gagne environ 2 100 à 2 600 € brut par mois (souvent sur 13 mois dans les CCI et les réseaux associatifs). Avec 5 à 10 ans d'expérience, la fourchette monte à 2 700-3 000 €, et un responsable de pôle création ou un consultant en cabinet peut dépasser 3 500 €. Les rémunérations sont un peu plus élevées dans le privé (cabinets de conseil, banque) que dans les structures publiques ou associatives, où les grilles conventionnelles s'appliquent. En indépendant, le tarif journalier tourne autour de 300 à 600 € selon la spécialisation et la réputation, mais le chiffre d'affaires dépend entièrement du carnet de commandes.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +3
Diplôme de référence : Licence professionnelle mention métiers de l'entrepreneuriat

Le métier n'est pas réglementé : aucun diplôme unique n'est obligatoire, mais un bac+3 en gestion, économie, droit ou entrepreneuriat est la porte d'entrée la plus courante. Parcours types : BUT GEA (parcours gestion, entrepreneuriat et management d'activités) ou BTS gestion de la PME, puis licence professionnelle « métiers de l'entrepreneuriat » ou licence économie-gestion / AES. Un bac+5 (master entrepreneuriat et management de projets, master CCA, DSCG, école de commerce) est apprécié dans les cabinets de conseil, les incubateurs et pour accompagner des projets innovants. Les réseaux (BGE, CCI, Bpifrance Création, Initiative France) forment ensuite en interne à leurs méthodes et à leurs outils. Beaucoup de conseillers arrivent aussi par la reconversion, après une expérience d'entrepreneur, de banquier, de comptable ou de commercial : l'expérience concrète de la gestion d'entreprise est un atout majeur, parfois plus décisif que le diplôme.

Diplômes les plus adaptés

Bac+3
Licence professionnelle mention métiers de l'entrepreneuriat
Bac+3
BUT Gestion des entreprises et des administrations (GEA), parcours gestion, entrepreneuriat et management d'activités
Bac+5
Master mention entrepreneuriat et management de projets

Diplômes envisageables

Bac+2
BTS Gestion de la PME
Bac+3
Licence mention économie et gestion / AES
Bac+5
DSCG (Diplôme supérieur de comptabilité et gestion)

Certifications et permis

Atout
Permis B Très souvent demandé dans les offres : les permanences en zone rurale et les rendez-vous chez les créateurs imposent des déplacements réguliers.
Atout
Formations des réseaux d'accompagnement (Bpifrance Création, BGE, CCI, Initiative France) Modules internes sur les dispositifs d'aide, le financement et la posture d'accompagnement, suivis à l'embauche puis en formation continue.
Atout
Habilitation « conseil en évolution professionnelle » (CEP) Utile pour les conseillers exerçant en mission locale ou en structure d'insertion, où création d'entreprise et parcours vers l'emploi se croisent.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Montage de business plan et prévisionnel financier
Indispensable Droit des sociétés et choix du statut juridique
Indispensable Connaissance des aides et financements (ACRE, ARCE, prêt d'honneur, microcrédit)
Important Étude de marché et analyse de la concurrence
Important Bases de fiscalité, de comptabilité et de protection sociale du dirigeant
Un plus Animation d'ateliers collectifs et de formations

Les qualités qui comptent

Indispensable Pédagogie et vulgarisation
Indispensable Écoute active et conduite d'entretien
Important Diplomatie et franchise (savoir alerter sur un projet fragile)
Important Organisation et gestion d'un portefeuille de projets
Un plus Curiosité économique et veille permanente

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le conseiller en création d'entreprise accompagne des porteurs de projet, de la première idée jusqu'à l'immatriculation et aux premiers mois d'activité. Sa journée est rythmée par des rendez-vous individuels : il reçoit une personne qui veut ouvrir un salon de coiffure, une autre qui lance une marque de vêtements, une troisième qui se met à son compte comme développeur. À chaque fois, il pose le même travail de fond — comprendre le projet, tester sa solidité, vérifier que la personne a les compétences et les moyens de le porter.

Concrètement, il aide à réaliser une étude de marché, à construire un business plan et un prévisionnel financier chiffré, à choisir le statut juridique le plus adapté (micro-entreprise, SASU, EURL, SARL…) et à comprendre les conséquences fiscales et sociales de ce choix. Il oriente vers les aides et financements : ACRE, ARCE, prêt d'honneur d'Initiative France ou du Réseau Entreprendre, microcrédit de l'Adie, subventions régionales, garanties bancaires. Il accompagne aussi les démarches administratives via le guichet unique de l'INPI. Entre deux rendez-vous, il anime des ateliers collectifs et des réunions d'information, actualise sa veille juridique et fiscale (ça change tous les ans), et entretient son réseau de partenaires : banques, experts-comptables, avocats, collectivités.

Les conditions de travail

C'est un métier de bureau et de relation. Il s'exerce principalement dans les réseaux d'accompagnement : chambres de commerce et d'industrie (CCI), chambres de métiers et de l'artisanat (CMA), BGE, Initiative France, Adie, France Active, maisons de l'emploi, missions locales, agences de développement économique, incubateurs et pépinières d'entreprises. On le retrouve aussi en cabinet d'expertise comptable ou de conseil, en banque, et de plus en plus en indépendant.

Les horaires sont plutôt classiques (9h-18h), avec des ateliers ponctuels en soirée ou le samedi pour recevoir des personnes encore en poste. Les déplacements sont fréquents : forums de la création, permanences dans les communes rurales, visites de locaux. Le télétravail partiel s'est généralisé, mais les rendez-vous de fond se font souvent en présentiel — la confiance se construit mieux face à face. Une part importante du métier consiste à savoir dire non ou « pas encore » à un projet fragile, sans casser l'élan de la personne : c'est la partie la plus délicate.

Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)
Effort physique Faible
Environnement bureau, véhicule, domicile
Comment ça évolue ?

Avec l'expérience, on peut se spécialiser : reprise-transmission d'entreprise, entrepreneuriat des quartiers prioritaires ou des jeunes, économie sociale et solidaire, création dans l'agriculture, projets innovants et deeptech en incubateur. On peut aussi devenir référent financement, expert des aides publiques ou formateur.

Côté hiérarchie, l'évolution classique mène à référent d'équipe, puis responsable du pôle création, directeur d'antenne CCI ou d'association BGE, voire chargé de développement économique dans une collectivité. Beaucoup de conseillers finissent par franchir le pas eux-mêmes et s'installent en consultant indépendant — leur carnet d'adresses et leur connaissance des dispositifs valent cher. Les passerelles sont nombreuses vers l'expertise-comptable, le conseil en gestion, l'insertion professionnelle ou le développement territorial.

Perspectives d'emploi

Stable

La création d'entreprise reste très dynamique en France (plus d'un million d'immatriculations par an, portées par la micro-entreprise), ce qui entretient un besoin constant d'accompagnement. Les recruteurs sont les CCI, les CMA, les réseaux associatifs (BGE, Initiative France, Adie, France Active), les collectivités et agences de développement économique, les incubateurs et les cabinets de conseil. Le nombre de postes reste toutefois limité et dépend en partie des financements publics et régionaux, qui peuvent varier d'une année à l'autre : le marché est plutôt stable que franchement porteur, avec des offres régulières mais dispersées sur le territoire. Les profils qui combinent une vraie compétence financière (prévisionnel, plan de financement) et une expérience entrepreneuriale personnelle sont les plus recherchés. Beaucoup de postes sont en CDD sur projet ou financés par des dispositifs, avant une éventuelle pérennisation.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Conseiller / Conseillère en création-reprise d'entrepriseConsultant / Consultante en création d'entrepriseChargé / Chargée de mission création d'entrepriseChargé / Chargée d'affaires création d'entrepriseConseiller-formateur / Conseillère-formatrice en entrepreneuriatAccompagnateur / Accompagnatrice de porteurs de projetConseiller / Conseillère entrepreneuriatConseiller / Conseillère en développement d'entreprise

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéContractuel de la fonction publiqueLibéralIndépendant / Auto-entrepreneur