Infirmier / Infirmière de santé au travail

Infirmière de santé au travail
À partir du Bac +3 Emploi : Favorable
Voir une vidéo
Infirmier / Infirmière de santé au travail
CDC / Unsplash
Salaire net ~1 470 – 3 276 €/mois
Télétravail Non
Horaires Standard (9h-17h)

Aperçu rapide

L'infirmier de santé au travail veille sur la santé des salariés là où ils travaillent : bureaux, usines, chantiers, magasins. Entretiens de prévention, soins d'urgence, campagnes de vaccination, analyse des postes pour éviter les accidents et les maladies professionnelles : ici, on soigne moins qu'on ne protège. C'est le métier d'infirmier vu autrement — horaires réguliers, beaucoup d'échange, et un vrai rôle de conseil dans l'entreprise.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 470 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 885 € brut
Expérimenté
3 276 €
net / mois
≈ 2,3 SMIC
4 200 € brut

En début de carrière, comptez environ 1 885 € à 2 200 € brut par mois selon le secteur et la convention collective. Le salaire médian du métier tourne autour de 3 200 € à 3 300 € brut mensuel (environ 2 550 € net), soit près de 39 500 € brut par an. Les profils expérimentés en grande entreprise ou en service autonome peuvent atteindre 4 000 à 4 200 € brut mensuel (jusqu'à 50 000 € brut annuels). Dans la fonction publique hospitalière ou territoriale, la rémunération suit la grille indiciaire des infirmiers, avec le complément de traitement (Ségur, 183 € net/mois). Les salaires sont généralement plus élevés en région parisienne et dans l'industrie (chimie, énergie, aéronautique).

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +3
Diplôme de référence : Diplôme d'État d'infirmier (DE Infirmier), grade de licence

Le passage obligé est le diplôme d'État d'infirmier (DE Infirmier), préparé en 3 ans en IFSI (institut de formation en soins infirmiers), accessible après le bac via Parcoursup. Il confère le grade de licence (bac+3, 180 ECTS).

On ne devient pas infirmier de santé au travail directement après l'IFSI : la plupart des professionnels commencent par quelques années en soins (hôpital, clinique, EHPAD) avant de bifurquer. Depuis le décret n° 2022-1664 du 27 décembre 2022, entré en vigueur le 31 mars 2023, tout infirmier exerçant en service de prévention et de santé au travail doit suivre une formation spécifique de 240 heures théoriques complétées par 105 heures de stage pratique. L'employeur doit l'y inscrire dans les 12 mois suivant le recrutement et en assumer le coût. Cette formation prend le plus souvent la forme d'un DIUST (diplôme inter-universitaire de santé au travail) ou d'une licence professionnelle en santé et sécurité au travail, proposés en formation continue par de nombreuses universités.

Des compléments utiles : DU d'ergonomie, DU de psychologie du travail, formation de formateur SST (sauveteur secouriste du travail).

Diplômes les plus adaptés

Bac+3
Diplôme d'État d'infirmier (DE Infirmier), grade de licence
Autre
DIUST — Diplôme inter-universitaire de santé au travail (formation spécifique des infirmiers en santé au travail, 240 h + 105 h de stage)

Diplômes envisageables

Bac+3
Licence professionnelle mention santé, sécurité au travail (parcours santé au travail)
Bac+5
DU / Master mention ergonomie ou santé publique (spécialisation ultérieure)
Bac+5
Diplôme de cadre de santé (évolution vers l'encadrement)

Certifications et permis

Requis
Inscription à l'Ordre national des infirmiers Obligatoire pour exercer légalement la profession d'infirmier en France, quel que soit le mode d'exercice.
Requis
Formation spécifique en santé au travail (décret n° 2022-1664) 240 h de théorie et 105 h de stage, à suivre dans les 12 mois suivant le recrutement en service de prévention et de santé au travail.
Atout
Formateur SST (sauveteur secouriste du travail) — INRS Atout majeur pour animer les formations aux premiers secours dans les entreprises suivies.
Atout
Permis B Très souvent demandé pour se déplacer entre les différents sites ou entreprises adhérentes.
Atout
Habilitation à la réalisation d'examens complémentaires (audiométrie, visiotest, spirométrie) Formations courtes valorisées, souvent financées par l'employeur.
Tu cherches une alternance ?

Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.

Voir les offres

Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Entretien infirmier de prévention (visite d'information et de prévention)
Indispensable Soins d'urgence et gestes de premiers secours
Indispensable Connaissance des risques professionnels et de la réglementation santé-sécurité
Important Analyse de poste et étude des conditions de travail
Important Examens complémentaires (audiométrie, visiotest, spirométrie, prise de tension)
Important Traçabilité et tenue du dossier médical en santé au travail
Un plus Conception et animation d'actions de sensibilisation

Les qualités qui comptent

Indispensable Discrétion et respect du secret professionnel
Indispensable Écoute active
Important Pédagogie
Important Autonomie
Un plus Diplomatie face aux enjeux entre salariés et direction

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

L'infirmier de santé au travail (souvent appelé IDEST) passe une grande partie de sa journée en entretien avec des salariés. Ces « visites d'information et de prévention » servent à faire le point sur l'état de santé de la personne, ses conditions de travail, sa fatigue, son sommeil, ses éventuelles douleurs. Il mesure aussi la vue, l'audition, la tension, réalise des tests selon des protocoles écrits avec le médecin du travail, et alerte celui-ci quand une situation le nécessite.

Le reste du temps est consacré à la prévention collective : visite des ateliers et des bureaux pour repérer les risques (bruit, produits chimiques, postures, port de charges, risques psychosociaux), participation à l'analyse des postes de travail, préparation de campagnes de sensibilisation (tabac, sommeil, gestes et postures, secourisme), organisation de séances de vaccination. Il gère également les urgences et les petits soins sur site — coupure, malaise, accident du travail — et tient à jour les dossiers médicaux en santé au travail, dans le respect strict du secret professionnel.

Les conditions de travail

On exerce soit dans un service de prévention et de santé au travail interentreprises (SPST), qui suit les salariés de centaines d'entreprises adhérentes, soit directement dans une grande entreprise, un hôpital ou une collectivité (service autonome). Les horaires sont l'un des grands attraits du métier : journées régulières, généralement sans nuit ni week-end, contrairement au travail à l'hôpital. Des déplacements sont fréquents entre les sites suivis, parfois en centre mobile.

L'infirmier travaille toujours en équipe pluridisciplinaire : médecin du travail, ergonome, psychologue du travail, intervenant en prévention des risques professionnels (IPRP), assistant de service social. Il agit sous protocoles écrits validés par le médecin — une position qui demande beaucoup d'autonomie mais aussi un cadre réglementaire précis. Depuis le décret du 27 décembre 2022, tout infirmier recruté en santé au travail doit suivre une formation spécifique (240 h de théorie + 105 h de stage) dans les 12 mois suivant son embauche.

Télétravail Non
Horaires Standard (9h-17h)
Effort physique Faible
Environnement bureau, usine, atelier, véhicule
Comment ça évolue ?

Avec l'expérience, on peut se spécialiser sur un secteur (industrie, BTP, tertiaire, fonction publique), devenir référent sur une thématique (risques psychosociaux, addictions, troubles musculo-squelettiques), ou coordonner une équipe d'infirmiers dans un grand SPST. Des passerelles existent vers l'ergonomie, la qualité-sécurité-environnement (QSE), la formation (formateur SST, prévention des risques), ou l'encadrement via le diplôme de cadre de santé. À l'inverse, le retour vers les soins classiques (hôpital, libéral, scolaire) reste toujours possible puisque le diplôme d'État d'infirmier ne se perd pas.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le marché est très porteur. La pénurie de médecins du travail pousse les services de prévention et de santé au travail à recruter massivement des infirmiers, à qui la loi confie des missions de plus en plus larges (visites d'information et de prévention, entretiens infirmiers, suivi individuel). Le secteur santé-action sociale reste le premier recruteur de France, avec environ 36 700 projets d'embauche d'infirmiers et sages-femmes prévus en 2026 selon France Travail. Côté santé au travail, la demande dépasse largement l'offre : c'est aussi une voie de reconversion très recherchée par les infirmiers hospitaliers en quête d'horaires plus réguliers, ce qui rend les postes attractifs mais parfois disputés dans les grandes entreprises. La création annoncée d'une pratique avancée en santé au travail devrait encore renforcer le rôle et l'attractivité du métier.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Infirmier / Infirmière de médecine du travailInfirmier / Infirmière d'entrepriseIDEST (infirmier diplômé d'État en santé au travail)IST (infirmier en santé au travail)Infirmier / Infirmière de préventionInfirmier / Infirmière en service de prévention et de santé au travail (SPST)

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publiqueIntérimaire