Guide de tourisme équestre

À partir du Bac Emploi : Stable
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Guide de tourisme équestre
Taylor Brandon / Unsplash
Salaire net ~1 406 – 1 794 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le guide de tourisme équestre emmène des cavaliers en balade ou en randonnée de plusieurs jours, à travers forêts, plages, campagnes ou montagnes. Il choisit l'itinéraire, veille à la sécurité du groupe, prend soin des chevaux et raconte les paysages traversés. Un métier de plein air pour ceux qui ne veulent pas choisir entre les chevaux, la nature et le contact humain.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 406 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 802 € brut
Expérimenté
1 794 €
net / mois
≈ 1,3 SMIC
2 300 € brut

En début de carrière, la rémunération tourne autour du SMIC (environ 1 800 € brut par mois), parfois complétée par le logement et les repas quand on travaille en gîte ou en ferme équestre. Le métier étant très saisonnier, le revenu annuel dépend surtout du nombre de mois travaillés : beaucoup de guides cumulent un CDD saisonnier l'été avec une autre activité le reste de l'année. Un professionnel expérimenté, notamment s'il enseigne aussi ou encadre une structure, peut atteindre 2 000 à 2 300 € brut mensuels. En indépendant, les prestations se facturent couramment entre 20 et 30 € de l'heure, mais il faut en déduire les charges et l'entretien de la cavalerie. Créer sa propre ferme équestre ou son entreprise de randonnées est le principal levier pour augmenter significativement ses revenus.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac
Diplôme de référence : Titre professionnel Accompagnateur de tourisme équestre (ATE) — FFE

La voie principale est le titre professionnel d'Accompagnateur de tourisme équestre (ATE), délivré par la Fédération française d'équitation (FFE) et enregistré au RNCP au niveau 4 (équivalent bac). Pour y entrer : avoir 18 ans minimum (17 ans en apprentissage), être titulaire de la licence fédérale de pratique de l'année, justifier du Galop 6 (ou Galop 6 de pleine nature), du PSC1, d'un certificat médical de non contre-indication et de 7 jours de randonnée validés (3 jours en apprentissage). La formation représente au minimum 455 heures dans un établissement habilité par la FFE, sur 6 à 24 mois selon le niveau d'entrée, pour un coût généralement compris entre 4 000 et 7 000 € (finançable par apprentissage, CPF ou aides régionales). La VAE est possible pour les professionnels déjà expérimentés.

Autre voie très courante : le BPJEPS spécialité éducateur sportif mention équitation (anciennement mention activités équestres, option C « équitation d'extérieur »), qui permet à la fois d'enseigner et d'encadrer des sorties en extérieur — un vrai atout pour travailler toute l'année. En amont, le bac pro CGEH (Conduite et gestion de l'entreprise hippique) est une excellente préparation dès la sortie du collège : il couvre les soins, la valorisation du cheval et l'organisation de randonnées, et donne des équivalences pour la suite. Le CQP Enseignant activités équestres constitue une passerelle supplémentaire.

Diplômes les plus adaptés

Bac
Titre professionnel Accompagnateur de tourisme équestre (ATE) — FFE
Bac
BPJEPS spécialité éducateur sportif mention équitation (option équitation d'extérieur)

Diplômes envisageables

Bac
Bac pro Conduite et gestion de l'entreprise hippique (CGEH)
CQP
CQP Enseignant activités équestres (CQP EAE)

Certifications et permis

Requis
Galop 6 (ou Galop 6 de pleine nature) FFE Niveau technique exigé pour entrer en formation ATE.
Requis
PSC1 (Prévention et secours civiques de niveau 1) Obligatoire à l'entrée en formation : le guide est seul responsable des premiers secours en pleine nature.
Requis
Licence fédérale de pratique FFE en cours de validité Exigée pour s'inscrire en formation et pour encadrer dans le cadre fédéral.
Requis
Certificat médical de non contre-indication à la pratique équestre À fournir à l'entrée en formation et renouvelé régulièrement.
Atout
Permis B + permis BE (attelage de remorque / van) Très utile pour transporter les chevaux et le matériel jusqu'aux points de départ.
Requis
Carte professionnelle d'éducateur sportif (déclaration DRAJES) Toute personne encadrant une activité équestre contre rémunération doit être déclarée et détenir sa carte professionnelle.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Équitation d'extérieur (niveau Galop 6 minimum)
Indispensable Soins et gestion de la cavalerie (pansage, alimentation, détection des blessures)
Indispensable Orientation et préparation d'itinéraires (carte, GPS, repérage des étapes)
Indispensable Premiers secours et gestion d'incident en milieu isolé (PSC1)
Important Entretien et réglage du harnachement (selles, filets, sacoches)
Important Connaissance du patrimoine naturel et culturel local
Important Organisation logistique d'un séjour (hébergement, ravitaillement, transport)
Un plus Gestion et commercialisation d'une petite structure

Les qualités qui comptent

Indispensable Sens des responsabilités et vigilance sécurité
Important Autonomie
Important Endurance physique et résistance aux conditions météo
Indispensable Aisance relationnelle et sens de l'accueil
Indispensable Sang-froid et capacité de décision en cas d'imprévu
Important Pédagogie et adaptation aux différents publics

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Avant même que le groupe arrive, la journée du guide de tourisme équestre commence à l'écurie : panser les chevaux, vérifier les sabots et les ferrures, contrôler chaque selle, chaque filet, chaque sacoche. Il attribue ensuite une monture à chaque participant en fonction de son niveau — un débutant n'aura pas le même cheval qu'un cavalier confirmé — puis fait un point sécurité avant le départ.

En selle, il ouvre la marche. Il règle l'allure sur le cavalier le moins à l'aise, surveille en permanence le groupe et les animaux, gère les passages délicats (routes, gués, dénivelés) et intervient au moindre problème : sangle qui se desserre, cheval qui boite, cavalier fatigué. Il transporte la trousse de secours et sait s'en servir. Entre deux étapes, il raconte : l'histoire du village traversé, la faune locale, les traditions de la région. Sur une randonnée de plusieurs jours, il gère aussi la logistique — hébergements, repas, foin et eau pour les chevaux, transport des bagages. Beaucoup de guides assurent en plus l'accueil des clients, les réservations et l'entretien du matériel et des installations.

Les conditions de travail

C'est un métier de plein air, par tous les temps, physiquement exigeant : de longues heures à cheval, du port de charges (selles, sacs de grain, bottes de foin) et une vigilance constante. Les horaires suivent l'activité, pas l'horloge : week-ends, jours fériés, vacances scolaires. L'activité est fortement saisonnière — le gros du travail se concentre entre mai et septembre — ce qui pousse beaucoup de professionnels à la combiner avec un autre emploi hors saison (moniteur d'équitation, accompagnateur de randonnée pédestre, moniteur de ski, travail en centre équestre). Les employeurs sont des centres équestres, des fermes équestres, des gîtes et relais d'étape, des bases de loisirs, des villages vacances ou des tour-opérateurs spécialisés. Une part importante des guides travaille à son compte, souvent avec sa propre cavalerie.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Élevé
Environnement extérieur, forêt, montagne, exploitation agricole
Comment ça évolue ?

Avec de l'expérience, un guide peut se spécialiser : randonnées itinérantes à l'étranger, séjours avec public en situation de handicap, équitation d'extérieur pour les scolaires, attelage. En complétant sa qualification par un BPJEPS mention équitation ou un CQP Enseignant activités équestres, il peut enseigner en centre équestre et sécuriser un emploi à l'année. Beaucoup finissent par créer leur propre structure — ferme équestre, gîte équestre, entreprise de randonnées — ce qui suppose d'acquérir des compétences en gestion et en commercialisation. D'autres passent à l'encadrement d'un centre équestre ou rejoignent les comités départementaux et régionaux de tourisme équestre pour baliser et développer les itinéraires.

Perspectives d'emploi

Stable

La filière équine française représente environ 120 000 emplois et le tourisme équestre s'appuie sur un réseau de près de 2 500 établissements affiliés au Comité national de tourisme équestre. La demande de randonnées et de séjours nature progresse, portée par l'engouement pour le tourisme de proximité et les activités de plein air. Les offres existent donc, mais elles sont majoritairement saisonnières et concentrées dans les régions touristiques (littoral, montagne, Provence, Sud-Ouest, Centre-Val de Loire). Décrocher un poste à l'année suppose presque toujours d'être polyvalent : encadrement de randonnées + enseignement (BPJEPS ou CQP) + soins à la cavalerie + accueil de la clientèle. La certification ATE a été renouvelée au RNCP en juillet 2025, et l'apprentissage est désormais accessible dès 17 ans, ce qui relance les entrées en formation. Beaucoup de professionnels finissent par s'installer à leur compte.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Accompagnateur / Accompagnatrice de tourisme équestreATEGuide équestreGuide de randonnée équestreAccompagnateur de randonnée à chevalMeneur de randonnée équestreAnimateur de tourisme équestre

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIndépendant / Auto-entrepreneurChef d'entrepriseApprenti / Alternant