Gastro-entérologue

À partir du Bac +6 et plus Emploi : Favorable
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Gastro-entérologue
National Cancer Institute / Unsplash
Salaire net ~3 150 – 11 250 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le gastro-entérologue est le médecin du tube digestif : œsophage, estomac, intestins, foie, pancréas. Il enquête sur des symptômes du quotidien (douleurs au ventre, reflux, troubles du transit) et va littéralement voir à l'intérieur du corps grâce à l'endoscopie, une caméra miniature. Un métier qui mélange réflexion de détective, geste technique très précis et relation de confiance sur le long terme avec ses patients.

Combien ça paye ?

Début de carrière
3 150 €
net / mois
≈ 2,2 SMIC
4 200 € brut
Expérimenté
11 250 €
net / mois
≈ 7,9 SMIC
15 000 € brut

Pendant l'internat, un interne perçoit environ 1 600 à 2 300 € brut par mois (hors gardes) selon l'année. En début de carrière hospitalière, un praticien hospitalier démarre autour de 4 500 € brut mensuel, gardes et astreintes en plus, et peut dépasser 7 500 € brut en fin de carrière avec les indemnités. En clinique privée salariée, les rémunérations annoncées vont de 140 000 à 220 000 € brut par an. En libéral, l'activité d'endoscopie (actes techniques bien valorisés) tire les revenus vers le haut : le revenu annuel moyen d'un gastro-entérologue libéral est estimé autour de 180 000 € brut, avec de fortes disparités selon le volume d'actes, le secteur conventionnel et les charges du cabinet. C'est l'une des spécialités médicales les mieux rémunérées, mais après plus de dix ans d'études.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +6 et plus
Diplôme de référence : PASS (Parcours d'accès spécifique santé) ou L.AS (Licence option accès santé)

Compter environ 11 ans d'études après le bac. Parcours : bac général (spécialités recommandées : SVT, physique-chimie, mathématiques) → PASS ou L.AS à l'université (1re année sélective) → 2e cycle (externat, 3 ans) sanctionné par les EDN (Épreuves Dématérialisées Nationales) et les ECOS, qui déterminent le choix de la spécialité → internat : DES d'Hépato-gastro-entérologie en 5 ans (10 semestres), organisé en phase socle (1 an), phase d'approfondissement (3 ans) et phase de consolidation (1 an, en tant que docteur junior). L'interne doit valider un carnet de gestes techniques exigeant (environ 200 endoscopies hautes, 200 coloscopies, 50 gestes d'hémostase, 50 polypectomies…) et soutenir une thèse. À la sortie : diplôme d'État de docteur en médecine + DES d'hépato-gastro-entérologie, puis inscription obligatoire à l'Ordre des médecins. Des FST (formations spécialisées transversales) permettent d'ajouter une corde à son arc : cancérologie, nutrition appliquée, addictologie, soins palliatifs. Des DIU complètent ensuite la formation (endoscopie digestive interventionnelle, écho-endoscopie, hépatologie, MICI).

Diplômes les plus adaptés

Autre
PASS (Parcours d'accès spécifique santé) ou L.AS (Licence option accès santé)
Autre
Diplôme d'État de docteur en médecine
Autre
DES Hépato-gastro-entérologie (diplôme d'études spécialisées, 5 ans d'internat)

Diplômes envisageables

Autre
FST Cancérologie ou FST Nutrition appliquée (formation spécialisée transversale, en complément du DES)
Autre
DES Chirurgie viscérale et digestive (voie chirurgicale du même domaine)
Autre
DIU d'endoscopie digestive interventionnelle / d'écho-endoscopie

Certifications et permis

Requis
Inscription au tableau de l'Ordre des médecins Obligatoire pour exercer légalement la médecine en France, quel que soit le mode d'exercice.
Requis
DPC (Développement professionnel continu) Obligation de formation continue à valider sur une période de trois ans.
Atout
AFGSU niveau 2 (gestes et soins d'urgence) Attestation utile et régulièrement actualisée dans les établissements de santé.
Atout
Radioprotection des patients Formation exigée pour les praticiens réalisant des actes sous rayons X (CPRE, opacifications digestives).
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Endoscopie digestive (gastroscopie, coloscopie)
Indispensable Diagnostic clinique et sémiologie digestive
Indispensable Gestes techniques interventionnels (biopsie, polypectomie, hémostase)
Important Interprétation de l'imagerie médicale et des examens biologiques
Important Hépatologie et prise en charge des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin
Important Prescription, suivi thérapeutique et conseil nutritionnel
Indispensable Dextérité et coordination œil-main

Les qualités qui comptent

Indispensable Écoute et empathie
Indispensable Rigueur et sens des responsabilités
Important Sang-froid face aux urgences
Important Pédagogie : expliquer simplement une maladie ou un examen
Un plus Endurance et capacité à tenir un rythme soutenu

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Une journée type se partage entre consultations et salle d'endoscopie. En consultation, le gastro-entérologue écoute le récit du patient (douleurs abdominales, brûlures d'estomac, diarrhées chroniques, perte de poids, sang dans les selles…), l'examine, puis reconstitue le puzzle à partir des prises de sang, des scanners ou des IRM. En salle d'examen, il réalise des gastroscopies et des coloscopies : il guide une fine caméra dans le tube digestif pour repérer un ulcère, une inflammation ou un polype. Il ne fait pas que regarder — il agit dans le même geste : prélever une biopsie, retirer un polype avant qu'il ne devienne un cancer, stopper une hémorragie, poser une prothèse.

Il suit aussi des patients atteints de maladies chroniques (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, cirrhose, hépatites, maladie cœliaque) parfois pendant des années, ajuste les traitements, donne des conseils alimentaires et coordonne les soins. Une bonne partie du métier consiste à expliquer : dédramatiser un examen, faire comprendre un traitement, annoncer parfois un diagnostic difficile. Il participe enfin au dépistage du cancer colorectal, l'un des plus fréquents en France, et travaille en réunion pluridisciplinaire avec chirurgiens digestifs, oncologues, radiologues et anatomopathologistes.

Les conditions de travail

Deux grands cadres coexistent, et beaucoup de praticiens combinent les deux. À l'hôpital public ou en CHU : service d'hépato-gastro-entérologie, unité d'endoscopie, gardes et astreintes (les hémorragies digestives sont des urgences), activité d'enseignement et de recherche possible. En cabinet libéral ou en clinique : consultations en cabinet et vacations d'endoscopie au bloc de la clinique, avec un statut de chef d'entreprise et une rémunération liée à l'activité.

Le rythme est soutenu : journées longues, planning dense, responsabilité permanente. Physiquement, ce n'est pas un métier de bureau — on reste debout et concentré pendant les examens, avec une exigence de dextérité proche de celle d'un chirurgien. Le télétravail est marginal : hormis quelques téléconsultations de suivi, tout se fait au contact du patient et du plateau technique.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement hôpital, bureau, salle d'endoscopie
Comment ça évolue ?

On peut se sur-spécialiser : hépatologie (foie, transplantation), maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, oncologie digestive, proctologie, nutrition, endoscopie interventionnelle avancée (écho-endoscopie, CPRE, résections complexes) ou gastro-entérologie pédiatrique. À l'hôpital, on peut devenir chef de service, puis professeur des universités-praticien hospitalier en associant soins, enseignement et recherche. En libéral, on s'associe souvent en cabinet de groupe ou on participe à la création d'un centre d'endoscopie. D'autres bifurquent vers la recherche clinique, l'industrie pharmaceutique, la santé publique (programmes de dépistage) ou des fonctions de coordination médicale.

Perspectives d'emploi

Favorable

Environ 5 000 gastro-entérologues exercent en France, dont une part croissante de femmes (autour de 30 %). La demande est forte et structurellement supérieure à l'offre : vieillissement de la population, programme national de dépistage du cancer colorectal, augmentation des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin et des maladies du foie liées au surpoids. Les délais d'attente s'allongent nettement (délai médian d'environ 33 jours entre le généraliste et la consultation de gastro-entérologie en 2023, contre 21 jours en 2014 ; 55 jours entre la consultation et l'endoscopie dans le public selon la DREES), signe d'une tension durable. Les offres de poste, de remplacement et d'installation sont nombreuses, avec de fortes disparités territoriales : les zones rurales et certains hôpitaux publics peinent à recruter, tandis que les grandes métropoles sont mieux dotées. Un jeune diplômé n'a pas de difficulté à trouver un poste.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Hépato-gastro-entérologueMédecin gastro-entérologueGastroentérologueSpécialiste des maladies de l'appareil digestifHépatologueEndoscopiste digestifMédecin HGEProctologue

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéContractuel de la fonction publiqueLibéral