Employé / Employée de laverie automatique

Employée de laverie automatique
À partir du Collège (3ème) Emploi : Stable
Voir une vidéo
Employé / Employée de laverie automatique
Maximilian Bungart / Unsplash
Salaire net ~1 420 – 1 716 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Tu fais tourner une laverie automatique : machines qui tournent 7j/7, clients qui ne savent pas quel programme choisir, monnayeur à recharger, sol à garder impeccable. C'est un métier de proximité, accessible sans diplôme, où l'on est vite autonome et où on apprend le fonctionnement d'un vrai petit commerce. Pour certains, c'est un job accessible tôt ; pour d'autres, la première marche vers la gestion — voire la reprise — d'une laverie.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 420 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 820 € brut
Expérimenté
1 716 €
net / mois
≈ 1,2 SMIC
2 200 € brut

Le métier démarre au niveau du SMIC (1 823 € brut mensuel au 1er janvier 2026), les minima de la convention collective nationale blanchisserie-laverie-location de linge-nettoyage à sec-pressing et teinturerie (IDCC 2002) étant très proches du salaire minimum légal (1 801,80 € au 1er janvier 2025, revalorisés d'environ 2,3 % en 2026). Une prime d'ancienneté conventionnelle peut atteindre 15 % du minimum après 15 ans. Avec de l'expérience, des responsabilités de site ou la supervision de plusieurs laveries, la rémunération peut monter vers 2 000 à 2 200 € brut. Beaucoup de postes sont à temps partiel, ce qui réduit d'autant le salaire mensuel réel. Les gérants indépendants ont des revenus très variables, liés au chiffre d'affaires de leur emplacement.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Collège (3ème)
Diplôme de référence : CAP Métiers de l'entretien des textiles, option A : blanchisserie

Aucun diplôme n'est exigé pour accéder au métier : le recrutement se fait sur le sérieux, la ponctualité et le sens du service, et la formation aux machines se fait en interne (par l'employeur, le franchiseur ou le fabricant des équipements). Pour se professionnaliser et viser des postes mieux rémunérés dans l'entretien du textile, le CAP métiers de l'entretien des textiles (option A blanchisserie ou option B pressing), préparé en 2 ans après la 3e ou en 1 an après un autre CAP, en lycée professionnel ou en apprentissage, est la formation de référence. Le bac pro métiers de l'entretien des textiles permet ensuite d'accéder à des fonctions d'encadrement d'équipe ou de responsable de site. Un CAP du commerce (accueil, encaissement, relation client) constitue également une bonne préparation à la partie « boutique » du métier.

Diplômes les plus adaptés

CAP
CAP Métiers de l'entretien des textiles, option A : blanchisserie
CAP
CAP Métiers de l'entretien des textiles, option B : pressing

Diplômes envisageables

Bac
Bac pro Métiers de l'entretien des textiles, option A : blanchisserie
CAP
CAP Équipier polyvalent du commerce

Certifications et permis

Requis
Formation interne à l'utilisation des machines (fabricant ou franchiseur) Prise en main obligatoire des lave-linge et sèche-linge professionnels, des dosages de produits et des procédures de sécurité, dispensée par l'employeur.
Atout
Permis B Très utile lorsque l'employé assure la tournée d'entretien de plusieurs laveries d'un même exploitant.
Atout
Habilitation électrique BS / BE Manœuvre Atout pour réaliser des interventions simples de réarmement ou de remise en service sur les équipements.
Atout
Formation gestes et postures / PRAP Aide à prévenir les douleurs liées au port répété de sacs et paniers de linge.
Tu cherches une alternance ?

Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.

Voir les offres

Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Utilisation des lave-linge et sèche-linge professionnels
Indispensable Tri du linge et choix des programmes selon les textiles
Indispensable Nettoyage et entretien courant du local et des équipements
Important Dépannage de premier niveau et détection des pannes
Important Encaissement, gestion du monnayeur et du terminal de paiement
Important Application des règles d'hygiène et de sécurité
Un plus Repassage et pliage du linge

Les qualités qui comptent

Indispensable Autonomie
Indispensable Sens du service et de l'accueil
Important Rigueur et fiabilité
Important Patience face aux clients pressés ou perdus
Un plus Débrouillardise

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

L'employé de laverie automatique est la personne qui fait vivre un espace de lavage en libre-service. Concrètement, la journée commence souvent par un tour complet du local : vérifier que chaque lave-linge et chaque sèche-linge fonctionne, nettoyer les filtres à peluches, essuyer les hublots et les plans de pliage, passer la serpillière, vider les poubelles. Il recharge les distributeurs de lessive et d'adoucissant, contrôle le monnayeur ou le terminal de paiement sans contact, encaisse et fait le point sur la caisse.

L'autre moitié du métier, c'est le contact client. Beaucoup de gens entrent dans une laverie sans savoir quel programme choisir pour une couette, un blouson ou un pull en laine : l'employé explique, oriente vers la bonne machine, dépanne un client bloqué par un paiement qui n'a pas abouti. Dans les laveries qui proposent des services en plus (dépôt de linge, lavage au kilo, pliage, repassage, service pressing partenaire), il trie le linge par couleur et par type de textile, lance les cycles, plie et met en sachet, puis rend la commande au client.

Enfin, il joue un rôle de premier niveau technique : repérer une machine qui vibre anormalement, une fuite, un tambour qui ne chauffe plus, signaler la panne au gérant ou au technicien de maintenance et mettre la machine hors service pour éviter tout risque. Il veille aussi à la tranquillité et à la sécurité du lieu, qui reste souvent ouvert en accès libre une grande partie de la journée.

Les conditions de travail

Le cadre de travail, c'est un local commercial de quartier, chauffé, humide et bruyant quand toutes les machines tournent. On y est debout, on se déplace en permanence, on porte des sacs et des paniers de linge : l'effort physique est réel sans être extrême. Les horaires sont rarement du 9h-17h classique : les laveries sont ouvertes en soirée et le week-end, périodes où les clients viennent le plus, donc les plannings tournent, avec des samedis et des dimanches travaillés. Beaucoup de laveries fonctionnent en libre-service quasi total : l'employé n'est pas présent en continu mais effectue un ou plusieurs passages d'entretien par jour, parfois sur plusieurs points de vente d'un même exploitant, ce qui implique de se déplacer en véhicule. Le télétravail est évidemment impossible : tout se fait sur place. On travaille souvent seul, ce qui demande de l'autonomie et une vraie fiabilité.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement commerce, atelier, véhicule
Comment ça évolue ?

On entre dans le métier sans diplôme exigé, avec une formation interne sur les machines et les procédures. Avec de l'expérience, on peut devenir responsable d'un site, puis superviser plusieurs laveries d'un même réseau (tournées d'entretien, encaissements, gestion des stocks de produits). Un CAP métiers de l'entretien des textiles ouvre la porte à des postes plus qualifiés en pressing ou en blanchisserie industrielle (hôpitaux, hôtels, location de linge), où les rémunérations et les perspectives sont supérieures. Autre voie très fréquente dans ce secteur : l'installation à son compte. Ouvrir ou reprendre une laverie automatique, seul ou en franchise, est un projet entrepreneurial accessible, et l'expérience du terrain est un atout majeur pour bien choisir son emplacement et ses machines. Les passerelles sont aussi nombreuses vers les métiers du nettoyage, de l'accueil et du commerce de proximité.

Perspectives d'emploi

Stable

Le parc de laveries automatiques progresse nettement en France : environ 3 800 établissements en 2023, plus de 4 200 à 5 000 en 2025, pour un marché estimé à environ 120 millions d'euros, porté par la baisse du pouvoir d'achat, les petits logements urbains et l'essor du lavage de gros volumes (couettes, linge de maison). Mais le modèle économique du libre-service repose justement sur des frais de personnel réduits : une laverie fonctionne souvent avec un simple passage quotidien d'entretien. Les offres salariées existent donc mais restent peu nombreuses et fréquemment à temps partiel, souvent couplées à d'autres missions (nettoyage, pressing, dépôt de linge, commerce de proximité). Le recrutement est facile et rapide côté candidat — aucun diplôme requis, turnover important — ce qui en fait un métier accessible, y compris comme premier emploi ou job étudiant. Les débouchés les plus solides se trouvent du côté des exploitants gérant plusieurs sites et des blanchisseries de collectivités (hôpitaux, EHPAD, hôtellerie), où la demande en personnel est plus forte.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Employé de laverie libre-serviceAgent de laverie automatiqueEmployé de lavomaticGérant de laverie automatiqueResponsable de laverie libre-serviceAgent d'entretien de laverieEmployé polyvalent de blanchisserie-laveriePréposé à la laverie

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIndépendant / Auto-entrepreneurChef d'entrepriseIntérimaireApprenti / Alternant