Eleveur / Eleveuse d'équidés

Éleveuse d'équidés
À partir du Bac Emploi : Tendu
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Eleveur / Eleveuse d'équidés
Barnabas Davoti / Unsplash
Salaire net ~1 404 – 2 340 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

L'éleveur d'équidés fait naître et grandir des chevaux, des poneys ou des ânes, puis les prépare à leur futur métier : course, compétition, loisir ou traction. Entre les soins quotidiens, les poulinages de printemps parfois en pleine nuit, la gestion des prairies et la vente des jeunes chevaux, c'est un métier de passion où l'on est à la fois soigneur, sélectionneur et chef d'entreprise. Il faut aimer les animaux, le grand air… et savoir attendre : un poulain met plusieurs années à révéler sa valeur.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 404 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 800 € brut
Expérimenté
2 340 €
net / mois
≈ 1,6 SMIC
3 000 € brut

Un salarié débutant en élevage équin (agent d'élevage, palefrenier) démarre au SMIC, soit environ 1 800 € brut par mois. Un responsable d'élevage expérimenté dans un haras de courses ou de sport peut atteindre 2 200 à 3 000 € brut, davantage dans les très grandes structures de pur-sang. Pour un éleveur installé à son compte, le revenu est très variable et dépend entièrement des ventes : une bonne année avec un poulain vendu aux enchères peut faire basculer l'exercice, une mauvaise saison peut se solder par un revenu très faible, voire nul. Beaucoup d'éleveurs de petite taille pratiquent la polyactivité (pension, enseignement, tourisme équestre, cultures) pour sécuriser leurs revenus. Les revenus nets couramment cités se situent entre 1 200 et 2 500 € par mois pour un élevage de taille moyenne.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac
Diplôme de référence : Bac pro Conduite et gestion de l'entreprise hippique (CGEH)

Aucun diplôme n'est légalement obligatoire pour élever des chevaux, mais dans les faits une formation agricole est indispensable — et un diplôme de niveau 4 minimum (Bac pro ou BP) est exigé pour obtenir la capacité professionnelle agricole et les aides à l'installation (dont la DJA, dotation jeune agriculteur).

Parcours classiques : après la 3ᵉ, CAPa Palefrenier soigneur pour entrer vite dans la filière comme salarié, puis Bac pro CGEH (Conduite et gestion de l'entreprise hippique) ou Bac pro CGEA (Conduite et gestion de l'entreprise agricole), très souvent en apprentissage. Le BP REA (Responsable d'entreprise agricole), accessible en formation continue, est la voie privilégiée des reconversions. Pour aller plus loin : BTSA Productions animales (avec support élevage équin et valorisation du jeune cheval) ou BTSA Métiers de l'élevage, puis licence professionnelle filière équine / conseil en élevage, voire un master ou une école d'ingénieurs agri-agro pour la gestion de grandes structures.

Établissements de référence : les MFR et lycées agricoles à filière hippique (Vimoutiers, Yvetot, Questembert, Laval…), l'AFASEC pour les courses (trot et galop), les haras nationaux et l'IFCE pour la formation continue. L'expérience de terrain (stages, saisons de poulinage, séjours en haras à l'étranger) compte autant que le diplôme aux yeux des employeurs.

Diplômes les plus adaptés

Bac
Bac pro Conduite et gestion de l'entreprise hippique (CGEH)
Bac
Bac pro Conduite et gestion de l'entreprise agricole (CGEA)
Bac
BP Responsable d'entreprise agricole (BP REA), support élevage équin
Bac+2
BTSA Productions animales (support élevage équin et valorisation du jeune cheval)

Diplômes envisageables

CAP
CAPa Palefrenier soigneur
Bac+2
BTSA Métiers de l'élevage : développement, production, conseil
Bac+3
Licence professionnelle métiers de l'élevage / filière équine (gestion, conseil, commerce)
Autre
Certificat de spécialisation (CS) Éducation et travail des jeunes équidés

Certifications et permis

Requis
Permis B + permis remorque (BE ou formation B96) Indispensable pour tracter un van ou un camion et conduire les chevaux en concours, en station de monte ou chez le vétérinaire.
Atout
Capacité professionnelle agricole (CPA) Diplôme de niveau 4 minimum + plan de professionnalisation personnalisé : exigée pour s'installer avec les aides publiques (dotation jeune agriculteur).
Atout
Certificat de compétence pour le transport d'animaux vivants (CCTROV) Obligatoire pour transporter des équidés à titre commercial sur plus de 65 km.
Atout
Certiphyto (certificat individuel produits phytopharmaceutiques) Nécessaire pour acheter et appliquer des produits de traitement sur les prairies et cultures de l'exploitation.
Atout
Habilitation à l'insémination artificielle équine (IAE) Formation IFCE permettant de pratiquer soi-même l'insémination sur son cheptel, un vrai plus économique pour un élevage.
Atout
Certificat de secourisme / SST Utile dans un métier à risque d'accident, surtout en exploitation isolée ou lors de l'accueil de public.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Soins et surveillance sanitaire des équidés
Indispensable Conduite de la reproduction (suivi de gestation, poulinage, saillie)
Indispensable Sélection génétique et connaissance des races et des origines
Important Alimentation et gestion des pâturages et des fourrages
Important Manipulation, débourrage et éducation des jeunes chevaux
Important Gestion d'entreprise agricole (comptabilité, identification SIRE, réglementation)
Important Commercialisation et négociation (ventes, enchères, export)
Un plus Entretien des bâtiments, clôtures et matériel agricole

Les qualités qui comptent

Indispensable Sens de l'observation
Important Endurance physique et résistance aux conditions météo
Indispensable Patience et vision à long terme
Important Autonomie et sang-froid face aux imprévus
Un plus Sens du contact et fibre commerciale

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

La journée d'un éleveur d'équidés commence tôt, souvent vers 7h : distribution des rations, contrôle de l'état de chaque animal, sortie au pré, curage des boxes, réfection des litières. Le travail change complètement selon la saison. Au printemps, c'est la période des poulinages : l'éleveur surveille les juments prêtes à mettre bas, parfois plusieurs nuits d'affilée, assiste la naissance et veille sur le poulain dans ses premières heures. C'est aussi la saison des saillies : choix de l'étalon, suivi des chaleurs, échographies avec le vétérinaire, déplacements vers les stations de monte.

Le reste de l'année, l'éleveur manipule et éduque les jeunes : mise au licol, apprentissage du van, présentation en main, parage des pieds, vermifuges et vaccins. Il gère aussi ses surfaces (fauche, pâturage tournant, clôtures, points d'eau) et l'entretien des installations. Et parce qu'un élevage est une entreprise, une part réelle du temps se passe devant l'ordinateur : déclarations SIRE et identification des équidés, comptabilité, dossiers PAC, préparation des ventes aux enchères, photos et vidéos pour les annonces, négociation avec les acheteurs. Beaucoup d'éleveurs participent aussi aux concours d'élevage et aux salons, qui font la réputation d'un cheptel.

Les conditions de travail

Le métier s'exerce essentiellement en extérieur, par tous les temps, sur une exploitation agricole. Il est physique : port de sacs et de bottes de foin, manipulation d'animaux de 500 kg, postures contraignantes. Le risque de blessure existe (coup de pied, écrasement), la vigilance est permanente. Les horaires sont irréguliers et les animaux ne prennent pas de vacances : week-ends, jours fériés et nuits de poulinage font partie du contrat. Le télétravail n'existe pas, sauf pour la part administrative.

La majorité des éleveurs sont des exploitants agricoles indépendants, souvent en polyactivité : ils complètent l'élevage par de la pension, de l'enseignement, du tourisme équestre, du débourrage ou des cultures. Une minorité travaille comme salariée, en tant que responsable d'élevage dans un grand haras (pur-sang, trotteurs, chevaux de sport), surtout en Normandie et dans les Pays de la Loire. S'installer demande du foncier, des bâtiments et un capital important : beaucoup commencent comme salariés ou reprennent une exploitation familiale.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Élevé
Environnement exploitation agricole, extérieur, bureau
Comment ça évolue ?

On entre souvent dans la filière comme palefrenier-soigneur ou agent d'élevage, puis on devient responsable d'élevage avant de s'installer à son compte. Ensuite, on se spécialise : étalonnier (gestion d'étalons et de la reproduction), naisseur de chevaux de course, éleveur de chevaux de sport, éleveur d'ânes avec transformation (lait, cosmétiques, savons). D'autres élargissent leur activité vers la pension, la valorisation et la vente de chevaux de sport, ou le tourisme équestre.

Les passerelles vers les métiers voisins sont nombreuses : marchand ou courtier en chevaux, entraîneur, technicien d'insémination artificielle, technico-commercial en nutrition animale, conseiller en élevage à la chambre d'agriculture, formateur en lycée agricole ou en MFR. Avec un Bac+3 ou un Bac+5, on peut aussi rejoindre l'IFCE, un organisme de sélection de race ou la gestion d'une structure équestre.

Perspectives d'emploi

Tendu

La filière équine française pèse environ 54 300 emplois liés aux producteurs et utilisateurs d'équidés, pour 26 300 entreprises équines spécialisées (données IFCE / annuaire ÉCUS). Mais l'élevage lui-même traverse une phase de contraction : le nombre de naissances d'équidés recule depuis plus de dix ans, les coûts (aliments, énergie, vétérinaire, paille) augmentent et la rentabilité reste faible pour les petites structures. La majorité des élevages comptent moins de cinq juments et fonctionnent en complément d'une autre activité. Côté salariat, la situation est paradoxale : les haras et structures équines peinent à recruter des profils qualifiés et fiables (conditions physiques, horaires, week-ends), donc un jeune bien formé et motivé trouve du travail — souvent en saison d'abord. Les bassins d'emploi les plus dynamiques sont la Normandie, les Pays de la Loire, le Centre-Val de Loire et la Nouvelle-Aquitaine. Les créneaux les plus porteurs sont le cheval de sport de haut niveau, les courses (trot et galop) et la diversification (lait d'ânesse, agrotourisme, pension-valorisation). L'installation en tant qu'éleveur seul, sans autre source de revenus, reste risquée : mieux vaut la préparer avec de l'expérience salariée et un solide projet économique.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Éleveur de chevaux / Éleveuse de chevauxÉleveur de poneys / Éleveuse de poneysÉleveur de poulains / Éleveuse de poulainsÉleveur d'ânes / Éleveuse d'ânesÂnier / ÂnièreÉtalonnier / ÉtalonnièreResponsable d'élevage équinExploitant éleveur / Exploitante éleveuse agricole équinsProducteur / Productrice de viande équineNaisseur / NaisseuseÉleveur de chevaux de course (trotteurs, pur-sang)Éleveur de chevaux de sport

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIndépendant / Auto-entrepreneurChef d'entrepriseApprenti / Alternant