Directeur / Directrice de bureau d'étude de la biodiversité

Directrice de bureau d'étude de la biodiversité
À partir du Bac +5 Emploi : Favorable
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Directeur / Directrice de bureau d'étude de la biodiversité
Christopher Eden / Unsplash
Salaire net ~2 850 – 4 875 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

Ce professionnel dirige une entreprise d'experts de la nature : son équipe d'écologues inventorie la faune et la flore, évalue l'impact des projets d'aménagement et propose des solutions pour protéger le vivant. À la fois scientifique, chef d'équipe et chef d'entreprise, il fixe le cap technique, décroche les contrats et garantit que chaque étude tient la route sur le plan scientifique. Un métier pour ceux qui veulent peser vraiment sur la préservation de la biodiversité, sans quitter le terrain des yeux.

Combien ça paye ?

Début de carrière
2 850 €
net / mois
≈ 2,0 SMIC
3 800 € brut
Expérimenté
4 875 €
net / mois
≈ 3,4 SMIC
6 500 € brut

Ce n'est pas un poste de débutant : on y accède après 8 à 15 ans d'expérience. À titre de repère, un chargé d'études écologue démarre entre 2 100 et 2 500 € brut par mois, un chef de projet confirmé (3-5 ans) atteint 2 800 à 3 500 €, et un chef de projet senior (8-12 ans) 3 500 à 4 300 €. La direction d'agence ou d'un bureau d'études se situe le plus souvent entre 4 100 et 5 400 € brut mensuel (50 à 65 k€ annuels), et peut dépasser 6 000 € dans les grosses structures ou pour un directeur associé. Ceux qui créent leur bureau d'études ont une rémunération très variable, liée au carnet de commandes.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +5
Diplôme de référence : Master mention Biodiversité, écologie et évolution

Le socle est un bac+5 scientifique orienté écologie : master mention Biodiversité, écologie et évolution (universités, Muséum national d'Histoire naturelle, Institut Agro Montpellier, Toulouse III, Grenoble Alpes…), master Gestion de l'environnement (parcours milieux aquatiques, génie écologique, restauration écologique) ou diplôme d'ingénieur agronome / en environnement (AgroParisTech, Institut Agro, Bordeaux Sciences Agro, ISE, ESITC…). Le chemin passe le plus souvent par une licence Sciences de la vie ou un BUT Génie biologique, parfois par un BTSA Gestion et protection de la nature suivi d'une poursuite d'études.

Mais le diplôme ne suffit pas : le poste de direction s'atteint par l'expérience de terrain, la maîtrise du droit de l'environnement et une compétence de gestion d'entreprise. Beaucoup complètent leur parcours par une formation continue en management, en droit de l'environnement ou un MBA/mastère spécialisé une fois en poste.

Diplômes les plus adaptés

Bac+5
Master mention Biodiversité, écologie et évolution
Bac+5
Master mention Gestion de l'environnement (parcours génie écologique, restauration écologique, milieux aquatiques)
Bac+5
Diplôme d'ingénieur agronome ou d'ingénieur en environnement, spécialisation écologie / génie écologique (AgroParisTech, Institut Agro, Bordeaux Sciences Agro)

Diplômes envisageables

Bac+3
Licence mention Sciences de la vie, parcours écologie / biologie des organismes
Bac+3
BUT Génie biologique, parcours Sciences de l'environnement et écotechnologies
Bac+2
BTSA Gestion et protection de la nature (GPN)
Bac+5
Mastère spécialisé ou MBA en management / stratégie environnementale (complément après expérience)

Certifications et permis

Requis
Permis B Indispensable pour les déplacements sur les sites d'étude et les rendez-vous clients partout sur le territoire.
Atout
Autorisation préfectorale de capture / manipulation d'espèces protégées Délivrée sur dossier aux naturalistes qualifiés, elle reste un atout fort pour crédibiliser l'expertise du bureau d'études.
Atout
Qualification OPQIBI (études écologiques et génie écologique) Qualification de la structure, souvent exigée dans les marchés publics : le dirigeant la pilote et la fait renouveler.
Atout
Formation continue en droit de l'environnement Utile pour sécuriser les dossiers réglementaires (ERC, dérogation espèces protégées, Natura 2000) face aux recours.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Écologie et connaissance des milieux naturels (faune, flore, habitats)
Indispensable Réglementation environnementale : séquence ERC, études d'impact, dérogation espèces protégées, Natura 2000
Indispensable Gestion de projet et pilotage budgétaire (délais, marges, rentabilité des affaires)
Important Réponse aux appels d'offres et rédaction de propositions commerciales
Important Systèmes d'information géographique (QGIS, ArcGIS) et analyse de données naturalistes
Un plus Gestion d'entreprise et droit du travail (recrutement, planning, sécurité au travail)

Les qualités qui comptent

Indispensable Leadership et management d'équipes d'experts
Indispensable Rigueur scientifique et intégrité face aux pressions des maîtres d'ouvrage
Important Sens commercial et aisance relationnelle avec les clients et les administrations
Important Capacité de décision et d'arbitrage en contexte incertain
Un plus Pédagogie : savoir expliquer des enjeux écologiques complexes à des non-spécialistes

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le directeur ou la directrice de bureau d'étude de la biodiversité pilote une structure — de 5 à plus de 100 personnes — spécialisée dans les études écologiques : inventaires faune-flore, études d'impact environnemental, dossiers réglementaires (séquence « Éviter–Réduire–Compenser », dérogation espèces protégées, Natura 2000), suivis écologiques de chantiers, plans de gestion d'espaces naturels.

Au quotidien, il ou elle jongle entre trois casquettes. Casquette scientifique : relire et valider les rapports d'expertise, arbitrer les choix méthodologiques, garantir que les conclusions rendues aux clients sont solides et défendables devant l'administration ou un tribunal. Casquette manager : recruter des écologues, botanistes, ornithologues ou entomologistes, organiser les plannings de terrain (très saisonniers : le printemps concentre l'essentiel des inventaires), accompagner la montée en compétence des équipes. Casquette dirigeant : répondre aux appels d'offres, négocier avec les maîtres d'ouvrage (collectivités, promoteurs, énergéticiens, gestionnaires d'infrastructures), suivre le chiffre d'affaires, la trésorerie et la rentabilité des affaires.

Les conditions de travail

Le poste se vit surtout depuis un bureau, avec beaucoup de réunions, de relecture de rapports et de rendez-vous clients — mais les sorties terrain restent régulières, ne serait-ce que pour garder le contact avec les milieux étudiés et accompagner les équipes sur les sites sensibles. Les déplacements sont fréquents (le permis B est quasi indispensable) et le télétravail est possible en partie, sur les tâches de rédaction et de gestion.

Le rythme est très irrégulier : au printemps et en été, la pression du terrain et des délais monte fortement ; l'hiver est plutôt consacré à la rédaction, aux appels d'offres et à la stratégie. Les pics de charge à l'approche des dates de dépôt de dossiers réglementaires sont la principale contrainte du métier, avec la tension permanente entre exigence scientifique et budget disponible.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Faible
Environnement bureau, extérieur, chantier
Comment ça évolue ?

On n'arrive pas à ce poste juste après les études : le parcours type passe par 8 à 15 ans comme chargé d'études naturaliste, puis chef de projet, puis responsable de pôle ou directeur d'agence avant la direction générale. Ensuite, plusieurs portes s'ouvrent : créer son propre bureau d'études, prendre la direction d'un groupe d'ingénierie environnementale multi-agences, devenir expert judiciaire ou consultant indépendant de haut niveau, rejoindre une grande entreprise comme directeur environnement / biodiversité, ou basculer côté public (Office français de la biodiversité, conservatoires d'espaces naturels, parcs nationaux) ou associatif à un poste de direction.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le secteur est porté par la réglementation : études d'impact obligatoires, séquence « Éviter–Réduire–Compenser », loi Biodiversité, objectif Zéro artificialisation nette, obligations de compensation écologique… Chaque projet d'aménagement, de route, de parc éolien ou photovoltaïque nécessite désormais une expertise écologique. Les bureaux d'études (Biotope, ECO-MED, NCA Environnement, Egis, Setec, et des dizaines de structures régionales) recrutent régulièrement des écologues, botanistes, ornithologues et entomologistes, et peinent parfois à trouver des profils expérimentés. En revanche, les postes de direction eux-mêmes restent peu nombreux : ce sont des structures de taille modeste, où l'on progresse en interne ou en créant sa propre entreprise. L'accès est donc favorable en tendance sectorielle, mais sélectif au niveau du poste.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Directeur / Directrice de bureau d'études en écologieDirecteur / Directrice d'agence en ingénierie écologiqueDirecteur / Directrice d'études biodiversitéResponsable de bureau d'études biodiversitéGérant / Gérante de bureau d'études environnementDirecteur technique / Directrice technique en génie écologiqueDirigeant / Dirigeante de bureau d'études écologie

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIndépendant / Auto-entrepreneurChef d'entreprise