Danseur / Danseuse

Danseuse
À partir du Bac +3 Emploi : Difficile
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Danseur / Danseuse
Morgan Petroski / Unsplash
Salaire net ~1 404 – 3 120 €/mois
Télétravail Non
Horaires Décalé

Aperçu rapide

Le danseur ou la danseuse est un artiste interprète qui raconte une histoire, exprime une émotion ou fait vivre une musique avec son corps. Classique, contemporain, jazz, hip-hop, comédie musicale : chaque style a sa technique, mais tous demandent des années d'entraînement quotidien. C'est un métier de passion, très exigeant physiquement, où l'on enchaîne cours, répétitions, auditions et représentations sur scène.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 404 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 800 € brut
Expérimenté
3 120 €
net / mois
≈ 2,2 SMIC
4 000 € brut

Très variable selon le statut. En intermittence, la rémunération se fait au cachet : le minimum conventionnel d'un danseur soliste tourne autour de 150 € brut par cachet et 2 550 € brut mensuel pour un engagement au mois (annexe artistes du spectacle, barèmes 2025-2026). En pratique, beaucoup de danseurs intermittents perçoivent 7 000 à 12 000 € brut de cachets par an, complétés par l'assurance chômage (annexe 10) et par des cours donnés à côté. En contrat permanent (ballet, centre chorégraphique national), le salaire démarre autour du SMIC-1 900 € brut et peut atteindre 3 000 à 4 000 € net avec l'ancienneté et le grade. Les danseurs étoiles de l'Opéra de Paris dépassent ces montants, primes de représentation comprises, mais ils sont une poignée. Les revenus des danses urbaines et des variétés dépendent fortement des tournées, clips et prestations événementielles.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +3
Diplôme de référence : Bac techno S2TMD — sciences et techniques du théâtre, de la musique et de la danse, enseignement spécifique danse

Aucun diplôme n'est légalement obligatoire pour danser professionnellement : l'accès se fait par audition, sur le niveau technique. Mais dans les faits, on commence très jeune (souvent avant 10 ans) et le parcours de référence passe par le conservatoire. Dès le collège, les classes à horaires aménagés (CHAD) permettent de combiner scolarité et pratique intensive. Au lycée, le bac technologique S2TMD (enseignement spécifique danse), suivi en parallèle d'un conservatoire, est la voie la plus adaptée. En conservatoire à rayonnement régional ou départemental, on prépare le DNOP de danse (diplôme national d'orientation professionnelle) ou le DEC (diplôme d'études chorégraphiques), qui ouvrent les concours d'entrée du supérieur. Le diplôme professionnel de référence est le DNSP de danseur (bac+3, 180 ECTS), délivré en trois spécialités — classique, contemporain, jazz — par les CNSMD de Paris et Lyon, le Pôle supérieur Paris-Boulogne-Billancourt ou l'ESMD de Lille. L'École de danse de l'Opéra national de Paris forme dès 8-9 ans les futurs danseurs du ballet. En danses urbaines et variétés, le parcours est souvent plus autodidacte : battles, crews, stages, écoles privées et compagnies. Pour enseigner, il faut réussir l'EAT puis préparer le diplôme d'État de professeur de danse.

Diplômes les plus adaptés

Bac
Bac techno S2TMD — sciences et techniques du théâtre, de la musique et de la danse, enseignement spécifique danse
Autre
DNOP — Diplôme national d'orientation professionnelle de danse
Bac+3
DNSPD — Diplôme national supérieur professionnel de danseur (classique, contemporain ou jazz)

Diplômes envisageables

Autre
DEC — Diplôme d'études chorégraphiques
Bac+3
DE — Diplôme d'État de professeur de danse

Certifications et permis

Atout
EAT — Examen d'aptitude technique (danse) Examen de niveau technique ouvert dès 18 ans, obligatoire pour entrer en formation au diplôme d'État de professeur de danse.
Atout
Diplôme d'État de professeur de danse Non requis pour danser, mais obligatoire par la loi pour enseigner la danse classique, contemporaine ou jazz.
Atout
Visite médicale et suivi de santé du danseur Suivi médical régulier (aptitude, prévention des blessures) très souvent exigé par les compagnies et les productions.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Un plus Notation du mouvement (Laban, Benesh)
Indispensable Maîtrise technique d'un ou plusieurs styles (classique, contemporain, jazz, hip-hop)
Indispensable Mémorisation et restitution de chorégraphies complexes
Indispensable Musicalité et sens du rythme
Indispensable Condition physique : souplesse, force, endurance
Important Improvisation et travail de composition
Important Prévention des blessures et préparation physique (échauffement, récupération, nutrition)
Un plus Culture chorégraphique et connaissance du répertoire

Les qualités qui comptent

Indispensable Discipline et rigueur au quotidien
Indispensable Expressivité et présence scénique
Important Persévérance face aux refus d'audition et à la précarité
Important Écoute et esprit de troupe
Important Capacité d'adaptation et mobilité géographique

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

La journée d'un danseur professionnel commence presque toujours par un cours technique d'1h30 à 2h : c'est l'échauffement indispensable pour préserver son corps et entretenir son niveau. Viennent ensuite 3 à 5 heures de répétitions avec le chorégraphe et le reste de la compagnie, pour créer une nouvelle pièce ou remonter une œuvre du répertoire. Il faut mémoriser des enchaînements complexes, les répéter des dizaines de fois, ajuster un placement, une intention, une respiration. Le soir ou le week-end, place aux représentations devant le public — au théâtre, dans un festival, un cabaret, ou sur un plateau de tournage pour un clip ou une émission. Entre deux contrats, le danseur passe des auditions, s'entraîne seul, suit des stages, et beaucoup complètent leurs revenus en donnant des cours de danse.

Les conditions de travail

Le corps est l'outil de travail : cela implique une hygiène de vie stricte, un suivi physique (kiné, préparation physique, parfois ostéopathe) et un vrai risque de blessure, qui peut interrompre une carrière. Les horaires sont décalés — répétitions en journée, spectacles en soirée, week-ends et jours fériés travaillés — et les tournées imposent beaucoup de déplacements en France et à l'étranger. La grande majorité des danseurs sont intermittents du spectacle : ils enchaînent des CDD d'usage au fil des productions, avec des périodes creuses. Seule une minorité obtient un poste permanent dans un ballet ou un centre chorégraphique national. Les carrières sont courtes : autour de 40 ans (42 ans à l'Opéra de Paris), le corps ne suit plus le rythme de la scène.

Télétravail Non
Horaires Décalé
Effort physique Élevé
Environnement scène, studio, extérieur
Comment ça évolue ?

Dans une compagnie classique, on progresse par grades : du corps de ballet à coryphée, sujet, premier danseur, puis danseur ou danseuse étoile. Beaucoup se spécialisent dans un style (contemporain, hip-hop, comédie musicale) ou élargissent leur palette vers le cirque, le théâtre gestuel ou la performance. La deuxième carrière se prépare tôt : l'enseignement est la voie la plus fréquente — le diplôme d'État de professeur de danse est obligatoire pour enseigner le classique, le contemporain et le jazz. D'autres deviennent chorégraphes, assistants ou maîtres de ballet, notateurs du mouvement, répétiteurs, ou rejoignent l'administration culturelle (production, programmation, direction de compagnie). Des dispositifs d'accompagnement à la reconversion existent, notamment via le Centre national de la danse et le fonds de reconversion des danseurs.

Perspectives d'emploi

Difficile

Le marché est étroit et très concurrentiel. Environ 12 500 personnes exercent un emploi lié à la danse en France (danseurs, chorégraphes, maîtres de ballet), mais l'écrasante majorité sont intermittents et cumulent des contrats courts. Les postes permanents sont rares : les cinq centres chorégraphiques nationaux ne totalisent qu'environ 122 postes de danseurs permanents, auxquels s'ajoutent les ballets d'opéras. Les auditions rassemblent souvent des centaines de candidats pour quelques places. Les débouchés les plus nombreux se trouvent hors du ballet institutionnel : compagnies indépendantes, comédies musicales, cabarets et music-halls, croisières, parcs à thème, clips et télévision, événementiel. La mobilité géographique — y compris à l'international — augmente nettement les chances de travailler. Enseigner la danse, en école privée, conservatoire ou centre socioculturel, reste le complément de revenu et la reconversion la plus courante.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Artiste chorégraphiqueDanseur / Danseuse classiqueDanseur / Danseuse de danse contemporaineDanseur / Danseuse jazz, modern jazzDanseur / Danseuse de danses urbaines, hip-hopDanseur / Danseuse danses de variétésDanseur / Danseuse danses ethniques et traditionnellesDanseur / Danseuse de danse acrobatiqueDanseur / Danseuse de revue, music hall, comédie musicaleDanseur / Danseuse de salonDanseur / Danseuse étoileDanseur interprèteBallerineMembre du corps de ballet

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIndépendant / Auto-entrepreneurIntermittent du spectacle