Cultivateur urbain / Cultivatrice urbaine

Cultivatrice urbaine
À partir du CAP / BEP Emploi : Tendu
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Cultivateur urbain / Cultivatrice urbaine
Jonathan Kemper / Unsplash
Salaire net ~1 404 – 2 184 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le cultivateur urbain fait pousser des légumes, des fruits et des plantes en pleine ville : sur les toits, dans les cours d'immeubles, sous des serres ou dans d'anciens parkings. Entre maraîchage, agroécologie et techniques high-tech comme l'hydroponie ou l'aquaponie, il produit une nourriture locale à quelques mètres de ceux qui la mangent. Un métier de plein air, très concret, qui mêle jardinage, écologie et lien avec les habitants du quartier.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 404 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 800 € brut
Expérimenté
2 184 €
net / mois
≈ 1,5 SMIC
2 800 € brut

Un ouvrier ou une ouvrière en ferme urbaine débute généralement au SMIC ou juste au-dessus : environ 80 % des offres d'agriculture urbaine se situent entre 1 750 € et 2 100 € brut par mois. Un chef de culture ou responsable de production expérimenté atteint 2 300 à 2 800 € brut, et davantage sur des postes de direction de projet ou de conception (3 000 € et plus). En cas d'installation à son compte, le revenu dépend entièrement de la viabilité économique de la ferme : beaucoup de micro-fermes urbaines complètent la vente de production par des animations, des prestations ou de la conception, ces activités étant souvent plus rémunératrices que la seule vente de légumes.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du CAP / BEP
Diplôme de référence : BP Responsable d'entreprise agricole (BPREA), spécialité fermes agroécologiques urbaines et périurbaines

Il n'existe pas encore de diplôme unique « cultivateur urbain » : on passe par les formations agricoles classiques, complétées par une spécialisation en agriculture urbaine.

Entrée possible dès le CAP agricole métiers de l'agriculture ou le BPA ouvrier maraîcher pour un poste d'ouvrier. Le diplôme de référence pour conduire une production ou s'installer est le BPREA (brevet professionnel responsable d'entreprise agricole, niveau bac), qui existe désormais en spécialité « fermes agroécologiques urbaines et périurbaines » — notamment à l'École Du Breuil à Paris (environ 1 200 h, dont 420 h de stage). Le bac pro conduite de productions horticoles est une autre voie solide.

À bac+2/+3 : BTSA métiers du végétal (alimentation, ornement et environnement), BTSA agronomie-productions végétales, certificat de spécialisation conduite de productions maraîchères, ou la licence professionnelle « Agricultures urbaines et périurbaines » de l'université de Nantes (en alternance), première formation universitaire française dédiée. À bac+5, les écoles d'agronomie (AgroParisTech, ISA Lille, Institut Agro…) mènent aux postes de conception et de direction de projets.

Des formations courtes non diplômantes complètent utilement le parcours : permaculture, agroécologie, aquaponie, animation-médiation, proposées par l'École Du Breuil, Fermes d'Avenir ou les centres référencés par l'AFAUP. Une expérience de terrain (stage, saison, woofing, jardin partagé) est très regardée par les recruteurs.

Diplômes les plus adaptés

Bac
BP Responsable d'entreprise agricole (BPREA), spécialité fermes agroécologiques urbaines et périurbaines
Bac
Bac professionnel Conduite de productions horticoles (arbres, arbustes, fleurs et légumes)
Bac+2
BTSA Métiers du végétal : alimentation, ornement et environnement
Bac+3
Licence professionnelle Métiers de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme, parcours Agricultures urbaines et périurbaines (université de Nantes)

Diplômes envisageables

CAP
CAP agricole métiers de l'agriculture
CAP
BPA ouvrier maraîcher
Autre
Certificat de spécialisation Conduite de productions maraîchères
Bac+5
Diplôme d'ingénieur agronome (AgroParisTech, Institut Agro, ISA Lille…)

Certifications et permis

Atout
Certiphyto (certificat individuel produits phytopharmaceutiques) Obligatoire uniquement si l'on utilise des produits phytosanitaires, ce qui est rare dans les fermes urbaines conduites en agroécologie.
Atout
Permis B Très utile pour les livraisons de paniers, les marchés et les déplacements entre plusieurs sites de culture.
Atout
Formation travail en hauteur / port du harnais Souvent exigée par les employeurs pour cultiver en sécurité sur les toitures et terrasses.
Atout
CACES R482 ou R489 (engins de chantier, chariot élévateur) Atout pour manipuler substrats, palettes et bacs sur les grandes fermes urbaines.
Atout
Capacité professionnelle agricole (obtenue via le BPREA) Indispensable pour s'installer à son compte comme exploitant et accéder aux aides à l'installation.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Techniques de maraîchage et d'agroécologie
Indispensable Reconnaissance des végétaux, des maladies et des ravageurs
Important Cultures hors-sol : hydroponie, aquaponie, culture sur substrat léger
Important Planification des cultures et suivi de production
Important Gestion de l'irrigation, du compost et de la fertilisation
Important Respect des normes qualité, hygiène, sécurité et environnement (QHSE)
Un plus Animation d'ateliers pédagogiques et vente en circuit court

Les qualités qui comptent

Indispensable Sens de l'observation
Important Endurance physique et résistance aux intempéries
Indispensable Autonomie et débrouillardise
Important Adaptabilité et créativité face aux contraintes du site
Important Pédagogie et sens du contact avec les habitants

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

La journée commence souvent tôt, sur un toit-terrasse, dans une serre ou sur une parcelle en pied d'immeuble. Le cultivateur urbain sème, repique, arrose, désherbe, taille, surveille l'apparition des maladies et des ravageurs, puis récolte — le plus souvent à la main, sur de petites surfaces très denses. Il prépare ses substrats, gère l'irrigation (goutte-à-goutte, récupération d'eau de pluie), fabrique son compost et adapte ses cultures aux contraintes du lieu : poids supporté par la toiture, vent, ombre des immeubles, qualité de l'air.

Selon la structure, il utilise des techniques très variées : culture en bacs ou en sacs sur substrat léger, permaculture au sol, hydroponie (culture sur eau enrichie), aquaponie (poissons + plantes), champignonnière en sous-sol, ferme verticale sous LED. Il planifie ses productions sur l'année, tient un suivi des rendements, conditionne et livre ses paniers, ses herbes aromatiques ou ses micro-pousses aux restaurants, épiceries et habitants du quartier.

Une autre grande partie du métier, c'est le contact humain : accueillir des visiteurs, animer des ateliers jardinage avec des écoles ou des salariés d'entreprise, accompagner un jardin partagé, expliquer pourquoi on cultive en ville. Le cultivateur urbain travaille aussi avec des partenaires : mairie, bailleur social, entreprise propriétaire du toit, association de quartier.

Les conditions de travail

C'est un métier de plein air, exercé en toutes saisons, avec des pics d'activité au printemps et en été et des périodes plus calmes l'hiver. Il faut aimer être dehors, accepter la pluie, la chaleur et la station debout prolongée. Le travail est physique : port de charges (terreau, caisses de récolte), gestes répétitifs, postures accroupies, parfois déplacements en hauteur sur des toitures avec équipements de protection. Les horaires sont variables — récolte tôt le matin, livraisons, marchés ou animations le samedi.

Les employeurs sont divers : start-up et entreprises d'agriculture urbaine, associations et structures d'insertion, collectivités (services des espaces verts, fermes pédagogiques municipales), bailleurs sociaux, coopératives. Beaucoup de postes sont en région parisienne, à Lyon, Marseille, Nantes, Bordeaux ou Lille. Le télétravail n'a pas de sens ici : les plantes ne se cultivent pas à distance, même si la partie gestion, planification et montage de projet se fait au bureau.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Élevé
Environnement extérieur, exploitation agricole, serre, atelier
Comment ça évolue ?

On entre souvent dans le métier comme ouvrier ou saisonnier, puis on évolue vers chef de culture ou responsable de production d'une ferme urbaine, avec l'encadrement d'une équipe. D'autres se spécialisent : hydroponie et aquaponie, micro-pousses et plantes aromatiques pour la restauration, champignons, apiculture urbaine, végétalisation de bâtiments.

Avec de l'expérience, il est fréquent de créer sa propre micro-ferme urbaine ou de rejoindre un collectif, en s'installant comme exploitant agricole (le BPREA ouvre la capacité professionnelle agricole et les aides à l'installation avant 40 ans). D'autres bifurquent vers le conseil et la conception de projets d'agriculture urbaine pour des promoteurs ou des collectivités, vers l'animation et l'éducation à l'environnement, ou vers des postes de chargé de mission en ville durable.

Perspectives d'emploi

Tendu

L'agriculture urbaine est un secteur jeune et en croissance depuis une dizaine d'années : plusieurs milliers de professionnels, des centaines de fermes urbaines en France, un soutien croissant des collectivités et des bailleurs, et des dizaines d'offres publiées en permanence (Paris, Lyon, Marseille, Nantes, Bordeaux, Lille). Mais le nombre de postes salariés reste limité au regard du très grand nombre de candidats attirés par le métier, et les modèles économiques sont encore fragiles : plusieurs entreprises emblématiques du secteur ont fermé ces dernières années. Beaucoup de contrats sont saisonniers, en CDD, en alternance ou portés par des associations et des structures d'insertion, avec une part de financement public. Conséquence : il faut souvent accepter la polyvalence (production + animation + vente + montage de projet), la mobilité et une première expérience de terrain avant de décrocher un poste stable.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Agriculteur urbain / Agricultrice urbaineMaraîcher urbain / Maraîchère urbaineFermier urbain / Fermière urbainePaysan urbain / Paysanne urbaineJardinier-maraîcher en villeProducteur / Productrice en ferme urbaineResponsable de production en ferme urbaineChef / Cheffe de culture en agriculture urbaineTechnicien / Technicienne en agriculture urbaine

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéContractuel de la fonction publiqueIndépendant / Auto-entrepreneurChef d'entrepriseApprenti / Alternant