Convoyeur / Convoyeuse de véhicules ou matériels lourds

Convoyeuse de véhicules ou matériels lourds
À partir du CAP / BEP Emploi : Favorable
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Convoyeur / Convoyeuse de véhicules ou matériels lourds
Cooper White / Unsplash
Salaire net ~1 443 – 2 028 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le convoyeur de véhicules conduit lui-même le véhicule à livrer : une voiture neuve vers une concession, un car vers son dépôt, une pelleteuse vers un chantier ou un voilier d'un port à un autre. À chaque mission, un départ, une route différente et une livraison à faire dans les temps, sans la moindre rayure. C'est un métier de terrain, très ouvert (souvent sans diplôme mais avec permis), que beaucoup exercent en indépendant.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 443 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 850 € brut
Expérimenté
2 028 €
net / mois
≈ 1,4 SMIC
2 600 € brut

En salarié, un convoyeur débute autour du SMIC, soit environ 1 800 à 2 000 € brut par mois (≈ 1 500 à 1 600 € net), avec des primes de route, indemnités de repas et de découcher qui font vraiment la différence sur la fiche de paie. Avec de l'expérience et le permis poids lourd, on monte vers 2 300 à 2 600 € brut. En micro-entreprise — statut très répandu dans le convoyage automobile — les revenus sont beaucoup plus variables : de 800 € les mois creux à 2 500-3 000 € nets en enchaînant les missions, une fois déduits carburant, péages, billets de train retour, assurance et entretien. Les trajets longs, les véhicules de luxe ou la possession d'un camion plateau tirent les tarifs vers le haut.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du CAP / BEP
Diplôme de référence : Titre professionnel conducteur du transport routier de marchandises sur tous véhicules

Il n'existe pas de diplôme spécifique « convoyeur de véhicules ». Pour le convoyage de voitures particulières, le métier est accessible sans diplôme : il faut le permis B (généralement exigé depuis au moins 3 ans, avec un casier de points intact) et souvent avoir 21 ans, condition posée par les assurances des sociétés de convoyage. Dès qu'il s'agit de véhicules lourds (poids lourds, cars, porte-engins, matériels agricoles), le permis C ou CE et la FIMO marchandises deviennent indispensables : on les obtient via le Titre professionnel conducteur du transport routier de marchandises (sur porteur ou sur tous véhicules), le CAP conducteur livreur de marchandises / conducteur routier de marchandises, ou le Bac pro conducteur routier de marchandises, préparés en lycée professionnel, en apprentissage ou en formation continue (AFTRAL, Promotrans, ECF, CESR City'Pro...). Les convois exceptionnels et le rôle de voiture pilote (FIP) exigent une formation complémentaire spécifique. Pour le convoyage de bateaux, il faut un brevet maritime professionnel, à commencer par le Capitaine 200 voile.

Diplômes les plus adaptés

Autre
Titre professionnel conducteur du transport routier de marchandises sur tous véhicules
CAP
CAP conducteur livreur de marchandises
CAP
CAP conducteur routier de marchandises option livraisons longue distance

Diplômes envisageables

Autre
Titre professionnel conducteur du transport routier de marchandises sur porteur
Bac
Bac pro conducteur routier de marchandises
CAP
CAP conducteur routier de marchandises option livraisons de proximité

Certifications et permis

Requis
Permis B (souvent 3 ans d'ancienneté et 21 ans minimum) Condition d'entrée quasi systématique pour convoyer des véhicules légers, imposée par les assurances des sociétés de convoyage.
Requis
Permis C / CE (poids lourds et ensembles articulés) Indispensable dès que l'on convoie un poids lourd, un car, un porte-engins ou un matériel agricole sur route.
Requis
FIMO puis FCO marchandises (carte de qualification de conducteur) Formation initiale obligatoire de 140 heures pour conduire un véhicule lourd à titre professionnel, à recycler tous les 5 ans via la FCO.
Atout
Permis BE ou remorque Utile pour tracter une remorque, un plateau ou un bateau derrière un véhicule léger.
Atout
Formation convoi exceptionnel (conducteur ou voiture pilote FIP) Certificat délivré par des organismes agréés, exigé par les entreprises pour encadrer ou conduire un convoi hors gabarit.
Atout
CACES R482 (engins de chantier) Atout majeur pour charger, décharger et manœuvrer les engins de travaux publics que l'on convoie.
Atout
Certificat de capacité Capitaine 200 voile Premier brevet maritime professionnel, requis pour le convoyage de bateaux de plaisance de moins de 25 mètres.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Conduite de véhicules variés (VL, poids lourds, cars, engins)
Indispensable Contrôle et état des lieux du véhicule (constat de départ et d'arrivée, photos)
Indispensable Préparation d'itinéraire et réglementation du transport (gabarits, temps de conduite et de repos)
Important Arrimage, sanglage et sécurisation des charges
Important Entretien courant et mécanique de base (niveaux, pneus, éclairage, dépannage simple)
Important Gestion des documents de transport (lettre de voiture, PV de livraison, carte grise)
Un plus Utilisation des applications de mission, GPS et plateformes de convoyage

Les qualités qui comptent

Important Ponctualité et fiabilité
Indispensable Autonomie et organisation
Indispensable Rigueur et sens des responsabilités (on conduit le bien d'un autre)
Important Sens du contact et présentation professionnelle face au client
Un plus Sang-froid face aux imprévus (panne, retard, météo, litige)

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Chaque journée commence par une prise en charge. Le convoyeur récupère le véhicule ou l'engin chez un constructeur, un concessionnaire, un loueur, un garage ou un particulier, et vérifie qu'il correspond bien à la commande : modèle, numéro de série, options, kilométrage. Il réalise un état des lieux détaillé (photos, constat de départ) pour se protéger en cas de litige sur une rayure ou un impact. Il contrôle ensuite les niveaux, la pression des pneus, l'éclairage et le carburant — cette maintenance de base fait partie du job.

Vient le trajet lui-même : itinéraire souvent imposé, respect des délais, des limitations et, pour les poids lourds, des temps de conduite et de repos. Le convoyeur reste en contact avec le coordinateur de transport et prévient en cas de retard, de panne ou d'incident. À l'arrivée, il fait signer les documents de livraison (lettre de voiture, procès-verbal de réception), refait un état des lieux contradictoire avec le client, puis organise son retour : train, covoiturage, ou enchaînement direct sur une nouvelle mission dans la même région. Selon les entreprises, il peut aussi laver le véhicule, faire le plein ou expliquer rapidement son fonctionnement au client.

Les conditions de travail

Le bureau, c'est le siège conducteur. Les horaires sont variables : départ très tôt pour livrer avant l'ouverture d'une concession, longue étape sur autoroute, parfois découchage quand la mission dépasse la journée. Le métier alterne des périodes très chargées et des creux, surtout pour les indépendants qui trouvent leurs missions sur des plateformes de convoyage. L'effort physique reste modéré (position assise prolongée, manutention légère, arrimage), mais la vigilance et la fatigue nerveuse sont réelles.

Les profils sont très variés : convoyage de voitures particulières (le plus accessible, permis B suffisant, généralement 21 ans minimum et 3 ans de permis, aucun point retiré), convoyage de poids lourds, de cars ou d'engins de chantier (permis C/CE et FIMO obligatoires), convois exceptionnels avec voiture pilote, ou encore convoyage de bateaux de plaisance par un skipper professionnel. Les employeurs sont des sociétés de convoyage, des transporteurs, des constructeurs, des loueurs, des concessions et des sociétés de gestion de flotte.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement véhicule, extérieur, atelier, mer
Comment ça évolue ?

Avec de l'expérience, on se spécialise : véhicules de luxe et de collection, engins de chantier et matériels agricoles, convois exceptionnels (formation dédiée et vraie technicité), ou transport international. On peut aussi passer du côté organisation en devenant coordinateur de convoyage, exploitant transport ou responsable de flotte. Beaucoup de convoyeurs créent leur micro-entreprise puis développent leur propre société de convoyage avec plusieurs conducteurs. Les passerelles restent nombreuses vers les autres métiers de la conduite : conducteur routier de marchandises, chauffeur VTC, chauffeur de direction, conducteur de bus ou d'autocar.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le convoyage profite de plusieurs moteurs : essor de la vente de voitures d'occasion en ligne, mandataires auto, développement des flottes d'entreprise et de la location longue durée, retours de véhicules de leasing. On compte plusieurs milliers d'offres publiées chaque année en France, dont beaucoup en CDD, intérim ou prestation indépendante plutôt qu'en CDI. Les régions les plus actives sont l'Île-de-France, l'Auvergne-Rhône-Alpes et la Nouvelle-Aquitaine. Côté véhicules lourds, la pénurie chronique de conducteurs routiers rend l'insertion rapide dès que l'on possède le permis C/CE et la FIMO. Le revers de la médaille : sur le convoyage de voitures légères, la concurrence entre auto-entrepreneurs est forte sur les plateformes, et les tarifs à la mission peuvent être tirés vers le bas.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Conducteur convoyeur / Conductrice convoyeuse de véhiculeConvoyeur / Convoyeuse de bateauxConvoyeur automobileChauffeur convoyeur / Chauffeuse convoyeuseJockey automobileConvoyeur de poids lourdsConvoyeur d'enginsSkipper convoyeur

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIndépendant / Auto-entrepreneurChef d'entrepriseIntérimaire