Conducteur / Conductrice de travaux de milieux naturels

Conductrice de travaux de milieux naturels
À partir du Bac +3 Emploi : Favorable
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Conducteur / Conductrice de travaux de milieux naturels
Richard Biros / Unsplash
Salaire net ~1 716 – 3 276 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

Restaurer une rivière, recréer une zone humide, replanter une haie ou aider une espèce protégée à retrouver son habitat : voilà des chantiers pas comme les autres. Le conducteur de travaux de milieux naturels est celui qui les organise de A à Z — il chiffre le projet, planifie les équipes et les engins, et veille à ce que chaque coup de pelle respecte la biodiversité du site. Un métier de terrain et de coordination, au cœur d'une filière, le génie écologique, qui recrute fort.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 716 €
net / mois
≈ 1,2 SMIC
2 200 € brut
Expérimenté
3 276 €
net / mois
≈ 2,3 SMIC
4 200 € brut

Un conducteur de travaux débutant en génie écologique démarre en général autour de 2 200 à 2 700 € brut par mois (soit environ 28 000 à 33 000 € brut/an), un niveau proche de celui du BTP pour les profils bac+3. Avec 5 ans d'expérience et la gestion d'un portefeuille de chantiers, on atteint couramment 3 200 à 4 200 € brut par mois. Les entreprises de génie écologique, souvent des PME, rémunèrent un peu en dessous des grands groupes de travaux publics, mais le poste s'accompagne presque toujours d'un véhicule de service, de primes de déplacement et parfois d'une part variable liée aux affaires signées.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +3
Diplôme de référence : Licence professionnelle Métiers de la protection et de la gestion de l'environnement

La voie la plus courante passe par un BTSA (Gestion et protection de la nature, Aménagements paysagers, Gestion forestière) complété par une licence professionnelle spécialisée en génie écologique, restauration des milieux aquatiques ou gestion de l'environnement. Un master ou un diplôme d'ingénieur en écologie / aménagement du territoire permet aussi d'y accéder, souvent avec une orientation plus « chargé d'affaires ». L'UPGE, l'union professionnelle de la filière, indique un accès au niveau licence pro ou bac+5.

L'alternance est très appréciée : elle apporte l'expérience chantier indispensable pour encadrer des équipes. Une autre voie, plus progressive, part d'un bac pro ou d'un CAP dans le paysage, la forêt ou les TP, se poursuit par un CS Travaux mécanisés de génie écologique, puis par une promotion interne (ouvrier → chef d'équipe → chef de chantier → conducteur de travaux). Une double compétence écologie + conduite de chantier est ce que recherchent le plus les employeurs.

Diplômes les plus adaptés

Bac+3
Licence professionnelle Métiers de la protection et de la gestion de l'environnement
Bac+2
BTSA Gestion et protection de la nature (GPN)
Autre
CS Travaux mécanisés de génie écologique (TMGE)

Diplômes envisageables

Bac+2
BTSA Aménagements paysagers
Bac+2
BTSA Gestion forestière
Bac+5
Master Biodiversité, écologie et évolution / Gestion de l'environnement (parcours génie écologique)
Bac
Bac pro Aménagements paysagers

Certifications et permis

Requis
Permis B Indispensable : les chantiers sont dispersés et les déplacements quotidiens.
Requis
AIPR encadrant (Autorisation d'intervention à proximité des réseaux) Exigée pour encadrer des travaux susceptibles d'approcher des réseaux enterrés.
Atout
CACES R482 (engins de chantier, catégories A/B1/C1) Atout fort pour comprendre et superviser les interventions mécanisées (pelle, mini-pelle amphibie).
Atout
SST (Sauveteur secouriste du travail) Très demandée pour l'encadrement d'équipes sur des sites isolés.
Atout
Permis remorque (BE) et permis fluvial / bateau Utiles pour le transport de matériel et les interventions en rivière ou sur plan d'eau.
Atout
Certiphyto (décideur en travaux et services) Nécessaire dans les rares situations où un traitement phytosanitaire encadré est prévu (gestion d'espèces envahissantes).
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Techniques de génie écologique et de génie végétal
Indispensable Planification et organisation de chantier
Indispensable Chiffrage, réponse aux appels d'offres et suivi budgétaire
Indispensable Connaissance des milieux naturels et des espèces (écologie appliquée)
Important Réglementation environnementale (loi sur l'eau, espèces protégées, séquence ERC)
Important Lecture de plans et suivi topographique
Important Règles d'hygiène et sécurité sur chantier
Un plus Conduite d'engins et connaissance du matériel de chantier

Les qualités qui comptent

Indispensable Sens de l'organisation et gestion des priorités
Important Rigueur et sens des responsabilités
Indispensable Leadership et encadrement d'équipes de terrain
Important Capacité d'adaptation face aux imprévus (météo, terrain, aléas écologiques)
Important Pédagogie et diplomatie avec les partenaires (élus, riverains, maîtres d'ouvrage)

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le conducteur de travaux de milieux naturels (ou de génie écologique) pilote des chantiers dont l'objectif n'est pas de construire, mais de réparer la nature : reméandrage d'un cours d'eau, effacement d'un seuil pour laisser passer les poissons, restauration d'une mare ou d'une tourbière, lutte contre les espèces exotiques envahissantes, génie végétal pour stabiliser une berge, replantation de haies ou de milieux dunaires.

Sa journée se partage entre le bureau et le terrain. Au bureau, il répond aux appels d'offres et chiffre les interventions, commande le matériel et les végétaux, planifie les équipes selon leurs compétences et les périodes autorisées (on ne coupe pas une haie en pleine nidification !), gère les autorisations administratives et le suivi financier jusqu'à la facturation. Sur le terrain, il lance les chantiers, contrôle l'avancement, ajuste les techniques quand le sol ou la météo l'imposent, veille à la sécurité des équipes et au respect strict des contraintes écologiques et réglementaires.

Les conditions de travail

Il travaille pour une entreprise de travaux de génie écologique, une entreprise du paysage ou de TP ayant une branche « milieux naturels », parfois pour un syndicat de rivière ou un conservatoire d'espaces naturels. Les déplacements sont constants : le véhicule de service est un vrai deuxième bureau, et les chantiers peuvent être éloignés, avec des découchés selon les entreprises.

Les horaires suivent le rythme des chantiers : démarrages tôt, journées qui s'allongent quand une fenêtre météo se referme, saisonnalité marquée par les calendriers écologiques (période de basses eaux pour intervenir en rivière, hors période de reproduction pour la faune). L'effort physique reste modéré — on marche, on grimpe sur des berges, on porte des EPI et des cuissardes — mais le vrai défi est la gestion simultanée de plusieurs chantiers. Le télétravail est possible pour la partie administrative et les réponses aux appels d'offres, jamais pour le suivi de chantier.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement chantier, extérieur, bureau, véhicule
Comment ça évolue ?

Beaucoup arrivent à ce poste après quelques années comme chef d'équipe ou chef de chantier en génie écologique ou en aménagement paysager. Ensuite, on peut se spécialiser (milieux aquatiques, littoral, zones humides, génie végétal), prendre en charge un portefeuille d'affaires plus important comme chargé d'affaires ou responsable d'agence, ou évoluer vers la maîtrise d'œuvre et l'ingénierie écologique en complétant sa formation. D'autres passent côté maître d'ouvrage — syndicat de bassin, collectivité, conservatoire — ou créent leur propre entreprise de travaux, un choix fréquent dans une filière encore composée de nombreuses PME.

Perspectives d'emploi

Favorable

La filière du génie écologique est jeune, en pleine structuration, et recrute nettement plus qu'elle ne trouve de candidats. Les estimations de la filière font état de plusieurs dizaines de milliers d'emplois et d'un besoin de l'ordre de 7 000 recrutements par an d'ici 2030, sur l'ensemble des métiers (ouvriers, conducteurs d'engins, chargés d'études, ingénieurs écologues, conducteurs de travaux). La demande est portée par la réglementation environnementale (séquence Éviter-Réduire-Compenser, directive-cadre sur l'eau, restauration de la continuité écologique, adaptation au changement climatique) et par les plans de restauration de la nature. Les profils combinant compétences écologiques et culture chantier sont particulièrement rares — donc très recherchés. Les régions les plus actives sont l'Île-de-France, l'Auvergne-Rhône-Alpes, l'Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Conducteur / Conductrice de travaux de génie écologiqueConducteur / Conductrice d'opération de génie écologiqueCoordinateur / Coordinatrice de chantier de génie écologiqueResponsable de chantier de génie écologiqueConducteur de travaux rivières et milieux aquatiquesConducteur de travaux restauration écologiqueChargé d'affaires génie écologique

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéContractuel de la fonction publiqueChef d'entrepriseApprenti / Alternant