Climatologue

À partir du Bac +5 Emploi : Tendu
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Climatologue
NOAA / Unsplash
Salaire net ~1 575 – 4 125 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le climatologue enquête sur le climat de la Terre : il mesure, compare et modélise les températures, les pluies, la fonte des glaces ou les courants marins sur des dizaines, voire des milliers d'années. Son but ? Comprendre comment le climat change et prévoir ce qui nous attend, région par région. C'est un métier de scientifique passionné, à la fois derrière un supercalculateur et parfois sur le terrain, du glacier polaire au navire océanographique.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 575 €
net / mois
≈ 1,1 SMIC
2 100 € brut
Expérimenté
4 125 €
net / mois
≈ 2,9 SMIC
5 500 € brut

Un climatologue débutant titulaire d'un master ou d'un diplôme d'ingénieur gagne environ 2 000 à 2 500 € brut par mois. Avec un doctorat, l'entrée en recherche publique se situe autour de 2 300 à 2 900 € brut (chargé de recherche CNRS, ingénieur de recherche, ITM à Météo-France), soit environ 28 000 à 35 000 € brut annuels. En milieu de carrière, la fourchette monte à 3 000-4 500 € brut. Les chercheurs confirmés titulaires d'une HDR ou directeurs de recherche atteignent 55 000 à 70 000 € brut annuels, soit environ 4 600 à 5 800 € brut par mois. Le secteur privé (assurance, énergie, conseil en risques climatiques) rémunère généralement mieux que la recherche publique à niveau d'expérience équivalent, mais offre moins de liberté sur les sujets étudiés. Attention aussi aux premières années : les contrats de doctorat (environ 2 200 € brut) et les post-doctorats sont des CDD.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +5
Diplôme de référence : Master mention sciences de l'océan, de l'atmosphère et du climat

Le parcours type démarre après un bac général avec les spécialités mathématiques + physique-chimie (ou SVT / NSI). Vient ensuite une licence scientifique — physique, mathématiques, sciences de la Terre, ou une licence sciences et technologies — puis un master spécialisé : master Sciences de l'océan, de l'atmosphère et du climat (Sorbonne Université, Toulouse III, Lyon 1), master Sciences de la Terre et des planètes, environnement, ou master de physique/géophysique. La voie ingénieur est une alternative solide : le diplôme d'ingénieur de l'École nationale de la météorologie (ENM) à Toulouse, école intégrée à Météo-France, accessible sur concours (Mines-Télécom après prépa, ou concours spécial pour les titulaires d'un master), forme aux sciences de l'atmosphère et du climat. Les écoles d'ingénieurs généralistes (Polytechnique, ENS, Centrale, INP) mènent aussi au métier via un master recherche.

À noter : le bac+5 est le niveau d'entrée minimal, mais pour un poste de chercheur en climatologie, le doctorat (bac+8) est en pratique obligatoire, généralement suivi d'un ou plusieurs post-doctorats. Un bac+5 (master ou ingénieur ENM) suffit en revanche pour des postes d'ingénieur d'études, de climatologue opérationnel à Météo-France ou de chargé d'études en bureau d'études climat. Chez Météo-France, le recrutement se fait par concours de la fonction publique : technicien supérieur de la météorologie (cat. B), ingénieur des travaux de la météorologie (cat. A), ou IPEF (cat. A+).

Diplômes les plus adaptés

Bac+5
Master mention sciences de l'océan, de l'atmosphère et du climat
Bac+5
Diplôme d'ingénieur de l'École nationale de la météorologie (ENM)
Autre
Doctorat en sciences du climat (climatologie, océanographie, physique de l'atmosphère)

Diplômes envisageables

Bac+5
Master mention sciences de la Terre et des planètes, environnement
Bac+3
Licence mention physique
Bac+3
Licence mention sciences de la Terre

Certifications et permis

Atout
Aptitude médicale aux missions polaires ou embarquées Visite médicale renforcée exigée pour participer aux campagnes en Antarctique, en Arctique ou à bord de navires océanographiques.
Atout
Certification d'anglais scientifique (TOEIC, IELTS, Cambridge) Souvent demandée à l'entrée en master ou en école d'ingénieurs, et utile pour candidater à l'international.
Atout
Permis B Utile pour se rendre sur les sites de mesure et les stations instrumentées isolées.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Modélisation numérique du climat
Indispensable Statistiques et analyse de grands jeux de données
Indispensable Programmation scientifique (Python, Fortran, R)
Indispensable Physique de l'atmosphère et des océans
Important Anglais scientifique (lecture, rédaction, oral)
Un plus Télédétection et traitement de données satellitaires

Les qualités qui comptent

Indispensable Curiosité scientifique
Indispensable Rigueur et esprit critique
Important Patience et persévérance (les résultats prennent du temps)
Important Vulgarisation et pédagogie
Important Capacité à collaborer avec des équipes internationales

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Contrairement au météorologue qui prévoit le temps qu'il fera demain, le ou la climatologue travaille sur le temps long : des décennies, des siècles, parfois des centaines de milliers d'années. Sa matière première, ce sont les données : températures de l'air et des océans, précipitations, épaisseur de la banquise, pression atmosphérique, carottes de glace, mesures satellites, relevés de stations météo. Il ou elle nettoie ces données, les analyse statistiquement, puis les injecte dans des modèles numériques du climat qui tournent sur des supercalculateurs.

Une bonne partie du travail se passe donc devant un écran, à programmer (Python, Fortran, R), à comparer des simulations et à traquer les biais. L'autre partie est très collective : réunions de projet, échanges avec des équipes étrangères, participation à des campagnes de mesure sur le terrain. Enfin, un climatologue écrit beaucoup : articles scientifiques en anglais, rapports pour des collectivités ou des entreprises, contributions à des expertises collectives comme celles du GIEC. De plus en plus, il ou elle prend aussi la parole en public, devant des élus, des médias ou des scolaires, pour expliquer ce que disent les projections climatiques.

Les conditions de travail

Le climatologue exerce le plus souvent dans un laboratoire de recherche public (CNRS, Météo-France/CNRM, CEA, IRD, IFREMER, laboratoires de l'IPSL), à l'université, ou dans un organisme public. Un nombre croissant de postes existe aussi côté privé et opérationnel : bureaux d'études en adaptation au changement climatique, assurance et réassurance, énergie, agriculture, collectivités territoriales.

Le rythme est globalement celui d'un cadre scientifique (horaires de bureau), mais il devient variable pendant les campagnes de terrain ou les périodes de rendu de projet. Ces missions peuvent conduire dans des environnements extrêmes — zones polaires, haute montagne, océan, zones tropicales — avec parfois des relevés à assurer jour et nuit, en roulement avec l'équipe. Le télétravail est possible une partie du temps, puisque l'analyse de données et la modélisation se font à distance, mais l'accès aux calculateurs, aux instruments et la vie d'équipe imposent une présence régulière. L'anglais est incontournable : c'est la langue des publications, des congrès et des collaborations internationales.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Faible
Environnement bureau, laboratoire, extérieur, mer
Comment ça évolue ?

La voie classique en recherche publique passe par le doctorat, puis un ou deux post-doctorats (souvent à l'étranger), avant un poste permanent de chargé de recherche, puis directeur de recherche ou responsable d'équipe après l'habilitation à diriger des recherches (HDR). On peut aussi se spécialiser : paléoclimatologie, climat urbain, cryosphère, océanographie physique, modélisation régionale, attribution des événements extrêmes.

Hors recherche pure, les débouchés s'élargissent nettement : ingénieur d'études climat, expert en risques climatiques dans l'assurance, consultant en adaptation et stratégie bas-carbone, chargé de mission climat dans une collectivité, data scientist environnement, ou encore enseignement et médiation scientifique. Le passage vers des organisations internationales (OMM, Copernicus, Met Office, ECMWF, agences de l'ONU) est également une évolution fréquente pour ceux qui aiment l'international.

Perspectives d'emploi

Tendu

Le climat est un sujet de société majeur, mais les postes de climatologue « pur chercheur » restent peu nombreux et très convoités : les recrutements permanents au CNRS, à Météo-France, au CEA ou à l'IRD se comptent en dizaines de postes par an, avec une forte sélection et souvent plusieurs années de CDD (doctorat puis post-docs) avant la titularisation. La mobilité géographique, y compris à l'international, est presque une condition d'entrée. En revanche, les débouchés liés à l'**adaptation au changement climatique** progressent nettement en dehors des laboratoires : bureaux d'études, assurance et réassurance, énergie, agriculture, aménagement urbain, collectivités territoriales et grands groupes recrutent des profils capables d'exploiter des projections climatiques. Les principaux employeurs publics sont Météo-France (et son centre de recherche, le CNRM), le CNRS, les laboratoires de l'IPSL, le CEA (LSCE), l'IRD, l'IFREMER, l'ADEME et les universités.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Chercheur en climatologieChercheuse en climatologieIngénieur climatologueIngénieure climatologueScientifique du climatModélisateur du climatIngénieur météorologue-climatologuePaléoclimatologueChargé d'études climatiques

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publique