Chercheur animalier / Chercheuse animalière

Chercheuse animalière
À partir du Bac +6 et plus Emploi : Tendu
Voir une vidéo
Chercheur animalier / Chercheuse animalière
Keosombath Nou / Unsplash
Salaire net ~1 575 – 3 750 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le chercheur animalier étudie les animaux : leur comportement, leur physiologie, leur rôle dans les écosystèmes et l'impact des activités humaines sur eux. Entre observations sur le terrain (forêt, savane, océan, montagne) et analyses en laboratoire, il produit les connaissances qui servent ensuite à protéger les espèces. Un métier de passion, qui demande beaucoup de patience, de méthode… et un long parcours d'études.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 575 €
net / mois
≈ 1,1 SMIC
2 100 € brut
Expérimenté
3 750 €
net / mois
≈ 2,6 SMIC
5 000 € brut

Pendant la thèse, un doctorant contractuel perçoit environ 2 100 à 2 300 € brut par mois. À l'entrée dans la carrière, un chargé de recherche (CNRS, INRAE) ou un maître de conférences démarre autour de 2 350 à 2 600 € brut mensuel, primes RIPEC comprises (dont une indemnité statutaire d'environ 4 800 € brut par an). En milieu de carrière, un chercheur confirmé se situe entre 3 200 et 4 100 € brut. Un directeur de recherche ou un professeur des universités en fin de carrière peut dépasser 5 000 à 6 000 € brut. Dans le privé (pharmacie, agroalimentaire), un ingénieur en expérimentation animale démarre plutôt autour de 2 500 à 3 000 € brut, avec des évolutions plus rapides. Les missions de terrain à l'étranger donnent lieu à des indemnités spécifiques.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +6 et plus
Diplôme de référence : Master mention Éthologie

Le parcours de référence est universitaire et long : licence Sciences de la vie (souvent parcours « Biologie des organismes, écologie, éthologie, évolution ») puis master (bac+5) en éthologie, en biodiversité-écologie-évolution ou en biologie animale, et enfin doctorat (bac+8), indispensable pour accéder aux postes de chercheur ou d'enseignant-chercheur. Un ou deux post-doctorats (souvent à l'étranger) précèdent généralement le recrutement définitif.

D'autres voies mènent au même métier : école d'ingénieurs en agronomie ou en sciences du vivant (Institut Agro, AgroParisTech, ONIRIS), suivie d'une thèse ; ou école vétérinaire (diplôme d'État de docteur vétérinaire) complétée par un master recherche et un doctorat, pour la recherche vétérinaire et l'expérimentation animale.

À bac+5 sans doctorat, on peut exercer comme ingénieur d'études, ingénieur en expérimentation animale ou chargé d'études naturaliste — des fonctions proches, mais qui ne permettent pas de piloter ses propres programmes de recherche. Les masters d'éthologie sont peu nombreux en France (Rennes, Strasbourg, Paris Nanterre, Saint-Étienne notamment) et très sélectifs. L'anglais scientifique est incontournable dès le master.

Diplômes les plus adaptés

Bac+5
Master mention Éthologie
Bac+5
Master mention Biodiversité, écologie et évolution
Autre
Doctorat en sciences de la vie (éthologie, écologie, physiologie animale)

Diplômes envisageables

Bac+3
Licence mention Sciences de la vie (parcours biologie des organismes, écologie, éthologie, évolution)
Autre
Diplôme d'État de docteur vétérinaire (voie recherche)
Bac+5
Diplôme d'ingénieur en agronomie ou sciences du vivant (Institut Agro, AgroParisTech, ONIRIS)

Certifications et permis

Requis
Formation réglementaire à l'expérimentation animale — niveau « concepteur de projet » Obligatoire (directive européenne 2010/63/UE) pour concevoir des protocoles impliquant des animaux vivants ; accessible après au moins 4 ans d'études supérieures en biologie.
Requis
Permis B Indispensable pour rejoindre les sites d'étude et transporter le matériel de terrain.
Atout
Autorisation préfectorale de capture et de manipulation d'espèces protégées Dérogation nécessaire pour baguer, capturer ou marquer certaines espèces sauvages protégées.
Atout
Certificat de capacité pour l'entretien d'animaux d'espèces non domestiques Exigé pour encadrer la détention d'animaux sauvages en parc zoologique ou en animalerie de recherche.
Atout
Certification en analyse de données (R, Python, SIG) Non obligatoire mais très valorisée : la statistique et la data science sont devenues centrales en écologie.
Tu cherches une alternance ?

Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.

Voir les offres

Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Un plus Montage de projets et recherche de financements
Indispensable Protocoles d'observation et d'échantillonnage
Indispensable Analyse statistique des données (R, Python)
Indispensable Anglais scientifique (lecture, rédaction, communication)
Indispensable Identification des espèces et connaissance de la faune
Important Rédaction d'articles et de rapports scientifiques
Important Cartographie SIG et suivi télémétrique (GPS, pièges photo, bioacoustique)
Important Réglementation sur l'expérimentation animale et les espèces protégées

Les qualités qui comptent

Important Curiosité scientifique
Indispensable Patience et sens de l'observation
Indispensable Rigueur méthodologique
Important Autonomie et persévérance
Un plus Endurance et capacité d'adaptation aux conditions de terrain

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Contrairement à l'image d'Épinal du scientifique constamment en pleine nature, le chercheur animalier partage son temps entre trois univers. Sur le terrain, il installe des dispositifs d'observation (pièges photographiques, balises GPS, enregistreurs acoustiques), suit des individus ou des populations, prélève des échantillons et remplit des grilles d'observation selon un protocole strict — parfois pendant des semaines, sous la pluie ou avant le lever du soleil. En laboratoire, il analyse ces échantillons (génétique, hormones, régimes alimentaires) ou conduit des expériences en conditions contrôlées, ce qui suppose une autorisation réglementaire d'expérimentation animale. Enfin, une grande partie de son temps se passe devant un écran : traitement statistique des données avec R ou Python, cartographie SIG, rédaction d'articles scientifiques en anglais, montage de dossiers de financement.

Selon sa spécialité, il se concentre sur le comportement (éthologie), la classification et l'anatomie (zoologie), le fonctionnement de l'organisme (physiologie) ou les interactions entre espèces et milieux (écologie animale). Il peut aussi être ornithologue, herpétologue, primatologue ou spécialiste des mammifères marins.

Les conditions de travail

Les employeurs sont principalement publics : CNRS, INRAE, Muséum national d'Histoire naturelle, IRD, IFREMER, universités, Office français de la biodiversité, parcs nationaux et zoologiques. Le secteur privé recrute surtout des ingénieurs en expérimentation animale (laboratoires pharmaceutiques, agroalimentaire) et des bureaux d'études en biodiversité.

Les horaires sont variables : les missions de terrain imposent des rythmes calés sur ceux des animaux (aube, crépuscule, nuit pour les chauves-souris ou les amphibiens) et peuvent durer plusieurs semaines, parfois à l'étranger ou en milieu isolé. L'analyse de données et la rédaction, en revanche, se font au bureau et peuvent en partie se faire à distance. Le métier suppose une bonne condition physique pour les campagnes de terrain, mais reste sédentaire le reste du temps. Beaucoup de chercheurs enseignent également à l'université.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement extérieur, laboratoire, bureau, forêt
Comment ça évolue ?

Dans la recherche publique, la progression suit les grades : chargé de recherche ou maître de conférences après le doctorat et souvent un ou plusieurs post-doctorats, puis directeur de recherche ou professeur des universités. On peut ensuite diriger une équipe, un laboratoire ou une station de recherche.

Hors du parcours académique, les compétences acquises (analyse de données, protocoles, expertise espèces) ouvrent vers l'ingénierie écologique et les bureaux d'études, la gestion d'aires protégées, l'expertise réglementaire, la médiation scientifique et muséale, l'édition scientifique ou l'enseignement. La spécialisation en data science appliquée à l'écologie est aujourd'hui l'un des débouchés les plus porteurs.

Perspectives d'emploi

Tendu

Le métier attire énormément de vocations pour très peu de postes : les concours de chargé de recherche du CNRS ou de l'INRAE affichent des taux de sélection de l'ordre de quelques pour cent, et le nombre de postes ouverts dans la recherche publique stagne depuis des années. Le parcours passe presque toujours par plusieurs années de contrats précaires (doctorat, post-doctorats, CDD sur projets) avant une éventuelle titularisation, souvent autour de 30-35 ans. Les perspectives sont nettement meilleures si l'on élargit la cible : la transition écologique dynamise les recrutements dans les bureaux d'études biodiversité, les parcs nationaux et régionaux, l'Office français de la biodiversité, les conservatoires d'espaces naturels et les associations naturalistes. Les profils qui combinent expertise animale et compétences en data science, SIG ou modélisation sont les plus recherchés. Côté privé, l'expérimentation animale reste un débouché stable en pharmacie et en santé animale, même si les méthodes alternatives réduisent progressivement les volumes. La mobilité internationale est quasiment incontournable pour une carrière académique.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

ÉthologueÉthologisteZoologisteBiologiste animalier / Biologiste animalièreIngénieur / Ingénieure en expérimentation animalePhysiologisteVétérinaire de recherche scientifiqueOrnithologueHerpétologuePrimatologueChargé / Chargée de recherche en écologie animaleEnseignant-chercheur / Enseignante-chercheuse en biologie du comportement

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publique