Chef / Cheffe de cuisine

Cheffe de cuisine
À partir du CAP / BEP Emploi : Favorable
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Chef / Cheffe de cuisine
blackieshoot / Unsplash
Salaire net ~1 950 – 4 680 €/mois
Télétravail Non
Horaires Décalé

Aperçu rapide

Le chef ou la cheffe de cuisine est le patron de la brigade : il imagine la carte, choisit les produits, met au point les recettes et veille à ce que chaque assiette qui sort soit parfaite. C'est un métier de créativité et de goût, mais aussi de management : on dirige une équipe, on gère les stocks, les coûts et l'hygiène. On y arrive rarement du premier coup — il faut d'abord passer par la case commis, puis chef de partie, et se faire la main pendant plusieurs années.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 950 €
net / mois
≈ 1,4 SMIC
2 500 € brut
Expérimenté
4 680 €
net / mois
≈ 3,3 SMIC
6 000 € brut

En restaurant traditionnel, un chef ou une cheffe débute autour de 2 500 à 3 250 € brut par mois ; en brasserie ou hôtel-restaurant, la fourchette monte à 3 000-4 000 €. Dans un établissement gastronomique étoilé, les rémunérations vont de 3 250 € à plus de 8 000 € brut mensuels. Les minima de la convention collective HCR (IDCC 1979) pour un poste de chef se situent entre environ 2 795 et 4 265 € brut sur 35 h. À cela s'ajoutent souvent les avantages en nature (repas), les heures supplémentaires (base 39 h fréquente) et parfois des primes de résultat. En restauration collective, les salaires sont plus modestes mais les horaires nettement plus réguliers.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du CAP / BEP
Diplôme de référence : CAP Cuisine

Le métier est accessible dès le niveau CAP/BEP, mais toujours avec plusieurs années d'expérience en cuisine derrière soi (5 à 10 ans en général). Parcours le plus courant : CAP Cuisine (2 ans, souvent en apprentissage), puis Bac pro Cuisine ou BP Arts de la cuisine pour approfondir la technique. Le Bac techno STHR permet aussi d'entrer dans le secteur par la voie scolaire. Pour viser des postes d'encadrement, de chef gérant ou de direction de la restauration, le BTS Management en hôtellerie-restauration option B (management d'unité de production culinaire) est la référence, complété éventuellement par une licence pro ou une école hôtelière (Institut Lyfe/Paul Bocuse, Ferrandi, Vatel, écoles hôtelières régionales). En restauration collective publique (cantines scolaires, hôpitaux), l'accès aux postes se fait généralement par concours de la fonction publique. Les mentions complémentaires (cuisinier en desserts de restaurant, employé traiteur) et la spécialisation en pâtisserie sont des atouts appréciés.

Diplômes les plus adaptés

CAP
CAP Cuisine
Bac
Bac pro Cuisine
Bac
BP Arts de la cuisine
Bac+2
BTS Management en hôtellerie-restauration option B : management d'unité de production culinaire

Diplômes envisageables

Bac
Bac techno STHR (sciences et technologies de l'hôtellerie et de la restauration)
Autre
MC Cuisinier en desserts de restaurant
Autre
Titre professionnel Cuisinier / Commis de cuisine (formation adulte, AFPA)

Certifications et permis

Requis
Formation Hygiène alimentaire (HACCP) Formation de 14 h obligatoire dans tout établissement de restauration commerciale ; les titulaires d'un CAP/BEP cuisine ou justifiant de 3 ans d'expérience en sont dispensés.
Atout
Permis d'exploitation Formation de 20 h valable 10 ans, indispensable pour ouvrir son propre établissement servant de l'alcool.
Atout
Titre de Maître Restaurateur Titre officiel valorisant le fait maison et les produits frais, atout commercial fort pour un chef qui dirige son restaurant.
Atout
Meilleur Ouvrier de France (MOF) classe Cuisine-Gastronomie Concours d'excellence très sélectif qui ouvre les portes des plus belles maisons.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Maîtrise des techniques culinaires (cuissons, sauces, dressage)
Indispensable Conception de cartes et rédaction de fiches techniques
Indispensable Hygiène et sécurité alimentaire (HACCP, plan de maîtrise sanitaire)
Important Gestion des approvisionnements et des stocks
Important Calcul des coûts matière et de la marge (food cost)
Important Connaissance des produits, des saisons et des filières
Un plus Utilisation des logiciels de gestion de cuisine

Les qualités qui comptent

Important Rigueur et sens de l'organisation
Indispensable Management et animation d'une brigade
Indispensable Résistance au stress et au rythme du service
Important Créativité et sens du goût
Important Pédagogie et transmission auprès des apprentis

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

La journée d'un chef ou d'une cheffe de cuisine commence souvent bien avant le service. Tour de la cuisine, contrôle des températures des chambres froides, relevés d'hygiène, réception et vérification des livraisons : rien ne part en production sans son feu vert. Il ou elle répartit ensuite le travail entre les membres de la brigade (commis, chefs de partie, second de cuisine), lance les préparations et rappelle les points de vigilance du jour.

En dehors du service, le chef conçoit la carte : il choisit les recettes en fonction des saisons, du positionnement de l'établissement et du budget, teste de nouveaux plats et rédige les fiches techniques que l'équipe devra reproduire à l'identique. Il calcule les coûts matière, négocie avec les fournisseurs, passe les commandes et suit les stocks — souvent sur des logiciels dédiés. Pendant le coup de feu, il « passe » les plats : il contrôle la cuisson, l'assaisonnement et le dressage de chaque assiette avant qu'elle ne parte en salle.

Les conditions de travail

Le métier s'exerce debout, dans la chaleur et le bruit, avec un rythme intense au moment des services. Les horaires sont décalés et coupés : on travaille le midi, le soir, les week-ends et les jours fériés. La condition physique et la résistance au stress ne sont pas des options.

Le cadre change beaucoup selon le lieu. En restaurant traditionnel ou gastronomique, on travaille des produits bruts et frais, avec une exigence forte sur la créativité et le « fait maison ». En restauration collective (cantine scolaire, hôpital, maison de retraite, entreprise), les horaires sont plus réguliers — souvent sans service du soir — mais on cuisine en très grands volumes, avec des contraintes de coût, de nutrition et parfois des produits partiellement préparés. En hôtellerie ou en brasserie, on jongle avec plusieurs points de vente. Le chef porte aussi la responsabilité sanitaire de la cuisine : plan de maîtrise sanitaire, traçabilité, méthode HACCP.

Télétravail Non
Horaires Décalé
Effort physique Élevé
Environnement cuisine, restaurant, hôtel, école
Comment ça évolue ?

On n'entre pas dans ce métier par la grande porte : la trajectoire classique passe par commis de cuisine, puis chef de partie, puis second de cuisine, avec 5 à 10 ans d'expérience avant de prendre la tête d'une brigade. Ensuite, l'évolution passe par des établissements de plus en plus grands ou prestigieux : chef exécutif d'un groupe hôtelier, directeur ou directrice de la restauration, responsable de plusieurs sites en restauration collective.

Beaucoup de chefs finissent par ouvrir leur propre restaurant ou une activité de traiteur, avec la casquette de chef d'entreprise. D'autres voies existent : le conseil culinaire, le développement de recettes dans l'agroalimentaire, la formation en lycée hôtelier ou en CFA, les métiers du média (livres, télévision, réseaux sociaux) ou l'expatriation — la cuisine française s'exporte très bien. Les concours (Meilleur Ouvrier de France, Bocuse d'Or) et les distinctions (étoiles Michelin, titre de Maître Restaurateur) restent des accélérateurs de carrière puissants.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le secteur de l'hôtellerie-restauration reste massivement en tension : environ 200 000 postes ne trouvent pas preneur, et France Travail classe les chefs cuisiniers parmi les métiers les plus difficiles à pourvoir (plus de 70 % des projets de recrutement jugés difficiles). Résultat : un professionnel expérimenté trouve un poste très rapidement et peut négocier ses conditions. Les recrutements sont soutenus partout — restauration traditionnelle, collective, hôtellerie, zones touristiques et saisonnières. Le revers de la médaille explique aussi cette pénurie : horaires coupés, week-ends travaillés, pression du service et turnover élevé. Le secteur tente de corriger le tir (semaine de 4 jours, fermetures hebdomadaires supplémentaires, revalorisations salariales), ce qui rend le métier plus soutenable qu'il y a dix ans.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Chef / Cheffe d'atelier de cuisineChef cuisinier / Cheffe cuisinièreChef cuisinier-traiteur / Cheffe cuisinière-traiteuseDirecteur / Directrice de cuisineChef exécutif / Cheffe exécutiveChef de brigadeChef gérant / Cheffe gérante (restauration collective)Executive chef

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireChef d'entrepriseArtisanApprenti / Alternant