Chargé / Chargée de production de spectacles

Chargée de production de spectacles
À partir du Bac +3 Emploi : Tendu
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Chargé / Chargée de production de spectacles
Jessie McCall / Unsplash
Salaire net ~1 482 – 2 574 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

Un concert, une pièce de théâtre ou un festival ne tiennent pas debout tout seuls : quelqu'un doit trouver l'argent, signer les contrats, réserver les salles, organiser les répétitions et les transports de toute l'équipe. C'est le métier du chargé de production de spectacles, le chef d'orchestre de l'ombre qui transforme une idée artistique en spectacle réellement joué devant du public. Un poste idéal si tu adores la culture mais que tu te vois plutôt en coulisses, à organiser, négocier et résoudre des problèmes, que sur scène.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 482 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 900 € brut
Expérimenté
2 574 €
net / mois
≈ 1,8 SMIC
3 300 € brut

Selon France Travail, 80 % des postes de chargé de production de spectacles se situent entre environ 1 800 € et 3 060 € brut par mois. En début de carrière, on démarre souvent autour de 1 900 à 2 300 € brut, parfois au minimum conventionnel de la branche. Avec 5 à 10 ans d'expérience, on atteint 2 500 à 3 300 € brut, et un directeur de production ou un administrateur de grosse structure peut dépasser 3 500 à 4 000 € brut. Les écarts sont importants selon le type d'employeur : le spectacle privé et musical (tourneurs, gros festivals) paie mieux que les petites compagnies subventionnées ou le milieu associatif. Attention : les périodes de non-emploi entre deux contrats sont fréquentes en début de parcours et pèsent sur le revenu annuel réel.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +3
Diplôme de référence : Master mention Direction de projets ou établissements culturels

Il n'existe pas un diplôme unique : le métier s'atteint par plusieurs chemins, mais un niveau bac+3 minimum est aujourd'hui la norme, et bac+5 pour les postes à responsabilité. Les parcours les plus fréquents : une licence Arts du spectacle ou une licence en gestion / droit / AES, suivie d'un master spécialisé (mention Direction de projets ou établissements culturels, management du spectacle vivant, gestion de projets culturels). Les écoles spécialisées sont aussi très reconnues : l'ENSATT à Lyon (diplôme Arts et techniques du théâtre, parcours administration du spectacle vivant, niveau bac+5, accessible sur concours après bac+2), l'IESA, l'ICART, le CFPTS. Les DEUST « métiers du théâtre » et les licences professionnelles permettent d'entrer plus vite dans le métier, souvent comme assistant. Point essentiel : dans ce secteur, l'expérience de terrain compte autant que le diplôme — stages, alternance, bénévolat en festival, régie d'un théâtre associatif, engagement dans une association étudiante. C'est là que se construit le réseau, qui est déterminant pour trouver ses premiers postes.

Diplômes les plus adaptés

Bac+5
Master mention Direction de projets ou établissements culturels
Bac+5
Diplôme Arts et techniques du théâtre (ATT) de l'ENSATT, parcours Administration du spectacle vivant
Bac+3
Licence mention Arts du spectacle
Bac+2
Titre professionnel Chargé de production de projets artistiques (IESA Art&Culture)

Diplômes envisageables

Bac+2
DEUST Formation de base aux métiers du théâtre
Bac+3
Licence Administration économique et sociale (AES) ou Licence Gestion, avant spécialisation culturelle en master
Bac
Bac général (spécialités HLP, SES ou arts) ou bac STMG

Certifications et permis

Atout
Récépissé de déclaration d'entrepreneur de spectacles vivants (ex-licence) Obligatoire pour la structure qui produit ou diffuse des spectacles : indispensable si tu montes ta propre compagnie ou société de production, valable 5 ans et à déclarer auprès du ministère de la Culture.
Atout
Permis B Très utile pour les déplacements en tournée, les repérages de salles et la logistique de festival.
Atout
Formation à la sécurité des spectacles (obligations de l'exploitant de lieu) Exigée pour la licence de catégorie 1 (exploitation de lieu) ; un atout si tu gères des lieux ou de gros événements.
Atout
Maîtrise d'un logiciel de paie du spectacle (sPAIEctacle, Ceyclope…) Certification non obligatoire mais très demandée dans les offres pour la gestion des contrats d'intermittents.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Élaboration et suivi d'un budget de production
Indispensable Droit social et contrats du spectacle (CDD d'usage, cession, coproduction)
Indispensable Planification et coordination logistique (plannings, transports, hébergements)
Important Recherche de financements : subventions, mécénat, coproductions
Important Maîtrise du tableur et des logiciels de paie du spectacle (sPAIEctacle…)
Important Connaissance du paysage culturel : réseaux de diffusion, festivals, institutions
Un plus Anglais professionnel (tournées et projets internationaux)

Les qualités qui comptent

Indispensable Organisation et rigueur
Important Polyvalence et adaptabilité
Important Sens de la négociation
Important Gestion du stress et des imprévus
Indispensable Sens du relationnel et diplomatie avec les artistes et les partenaires

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le chargé de production de spectacles est le pivot entre les artistes, les techniciens et les lieux qui accueillent le spectacle. Sa première mission, c'est le budget : il chiffre tout (cachets des artistes, salaires des techniciens, décors, costumes, location de matériel, transports, hébergements, assurances, communication), monte un budget prévisionnel, cherche des financements (subventions, coproductions, mécénat, préachats) puis suit les dépenses réelles euro par euro tout au long du projet.

Ensuite vient l'administratif et le juridique, une grosse part du quotidien : rédiger les contrats de travail des artistes et techniciens (souvent en CDD d'usage), les contrats de cession qui permettent de vendre le spectacle à un théâtre ou un festival, les contrats de coproduction et de coréalisation, faire les déclarations obligatoires (URSSAF, congés spectacles, SACEM, GUSO), gérer les autorisations et les assurances. Enfin, il y a la logistique et la coordination : établir le planning des répétitions et des résidences, réserver les salles et le matériel, organiser les voyages, les hôtels et les repas de la tournée, préparer les fiches techniques avec les régisseurs, accueillir les équipes le jour J.

Sur une journée type, il alterne donc entre son ordinateur (tableurs, mails, contrats, dossiers de subvention), des appels et des négociations avec des programmateurs ou des prestataires, et des points avec l'équipe artistique. Dans les petites compagnies, il fait tout ; dans les grosses structures, il travaille sous la responsabilité d'un directeur de production ou d'un administrateur.

Les conditions de travail

Le métier s'exerce principalement au bureau — dans une compagnie, une salle de spectacle, un festival, une boîte de production, une collectivité — mais il implique aussi d'être régulièrement sur le terrain : en salle pendant les montages et les répétitions, sur le site d'un festival, en tournée avec l'équipe. Les horaires sont très variables : plutôt classiques en période creuse, ils s'allongent nettement à l'approche d'une première, d'une tournée ou d'un festival, avec des soirées, des week-ends et des déplacements. Une partie du travail administratif peut se faire en télétravail, mais la présence sur place reste indispensable dès qu'il y a du monde à coordonner.

L'effort physique est faible, mais la charge mentale est réelle : il faut jongler avec plusieurs projets, gérer les imprévus (un artiste malade, une salle qui annule, un budget qui dérape) et supporter la pression du calendrier. Les contrats sont souvent des CDD, des CDD d'usage ou des missions au projet, en particulier en début de carrière, et beaucoup de professionnels cumulent plusieurs employeurs ou travaillent en indépendant (notamment les chargés de diffusion).

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Faible
Environnement bureau, scène, extérieur
Comment ça évolue ?

On commence généralement comme assistant de production ou stagiaire, puis on devient chargé de production, avant d'évoluer vers directeur de production, administrateur de compagnie ou de lieu, voire directeur d'une structure culturelle. On peut aussi se spécialiser : chargé de diffusion (vendre les spectacles aux programmateurs), tour manager (accompagner les tournées), producteur indépendant, ou créer sa propre compagnie ou société de production — ce qui suppose d'obtenir le récépissé de déclaration d'entrepreneur de spectacles. Les compétences acquises (gestion de projet, budget, droit du travail, négociation) permettent aussi de rebondir vers la production audiovisuelle et cinéma, l'événementiel d'entreprise, la communication culturelle ou les métiers de l'action culturelle en collectivité.

Perspectives d'emploi

Tendu

Le marché existe et reste actif : environ 1 500 offres ont été diffusées sur France Travail en un an pour ce métier, auxquelles s'ajoutent les plateformes spécialisées (ProfilCulture, Le Piston, Grand Bureau) où passe une grande partie des recrutements. Mais la concurrence est forte : les formations en gestion culturelle produisent beaucoup de diplômés pour un nombre de postes limité, et l'entrée dans le métier se fait presque toujours par le stage, l'alternance ou le CDD d'usage, avec une part importante de contrats courts. Les tensions budgétaires du secteur culturel (baisse ou gel de subventions publiques, hausse des coûts de production) pèsent sur les créations de postes, tout en valorisant paradoxalement les profils capables d'aller chercher des financements privés, du mécénat ou des coproductions. Les profils recherchés maîtrisent le droit social du spectacle, les outils de gestion et savent gérer plusieurs projets en parallèle. Les débouchés sont concentrés en Île-de-France et dans les grandes métropoles (Lyon, Nantes, Bordeaux, Marseille, Lille), ainsi qu'autour des grands festivals.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Administrateur / Administratrice de production de spectaclesAssistant / Assistante de production spectacleAttaché / Attachée de production de spectaclesChargé / Chargée de diffusion de spectaclesCoordinateur / Coordinatrice artistiqueDirecteur / Directrice de production de spectaclesEntrepreneur / Entrepreneuse de spectaclesProducteur / Productrice de musiqueProducteur / Productrice de spectaclesProducteur / Productrice de tournéesSecrétaire de production de spectaclesChargé de production spectacle vivantAdministrateur de compagnieTour managerChargé de production événementiel culturel

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéContractuel de la fonction publiqueIndépendant / Auto-entrepreneurChef d'entrepriseApprenti / Alternant