Chargé / Chargée de mission RSE - Responsabilité Sociétale de l'Entreprise

Chargée de mission RSE
À partir du Bac +5 Emploi : Favorable
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Chargé / Chargée de mission RSE - Responsabilité Sociétale de l'Entreprise
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Salaire net ~1 725 – 3 750 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)

Aperçu rapide

Le chargé de mission RSE aide une entreprise à devenir plus responsable : réduire ses émissions de CO2, mieux gérer ses déchets, favoriser la diversité et l'inclusion. Concrètement, il pilote des projets, mesure les résultats avec des indicateurs et embarque les équipes dans le changement. Un métier de terrain et de conviction, en pleine expansion depuis que les entreprises doivent publier leur impact environnemental et social.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 725 €
net / mois
≈ 1,2 SMIC
2 300 € brut
Expérimenté
3 750 €
net / mois
≈ 2,6 SMIC
5 000 € brut

En début de carrière, un chargé de mission RSE gagne le plus souvent entre 2 300 et 2 800 € brut par mois (soit 28 000 à 34 000 € brut annuels), un peu plus en cabinet de conseil ou en Île-de-France. Après 3 à 7 ans d'expérience, la fourchette monte à 2 800-3 700 € brut mensuels, et un profil senior ou un responsable RSE dépasse 4 000 à 5 000 €. L'Apec relève un salaire moyen affiché dans les offres d'environ 43 700 € brut annuels (≈ 3 600 € brut/mois), mais ce chiffre agrège des postes de chargé de mission confirmés et des postes de responsable — il ne correspond pas à un premier emploi. Les salaires franciliens sont en moyenne 10 à 15 % supérieurs à la moyenne nationale, et les grands groupes et cabinets de conseil paient mieux que les PME et le monde associatif.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +5
Diplôme de référence : Master mention gestion de l'environnement

Le niveau attendu est un bac+5 dans la grande majorité des offres (environ 80 %). Trois grandes voies mènent au métier : l'université (master gestion de l'environnement, master environnement-développement durable et aménagement, master management de la RSE), l'école de commerce (programme grande école avec spécialisation développement durable / RSE, MSc management durable), et l'école d'ingénieurs (spécialité environnement, énergie, génie des procédés) complétée par une formation RSE. Un bac+3 (licence pro management durable des organisations, licence pro QSE-RSE, bachelor développement durable) permet de débuter sur des fonctions d'assistant ou de chargé de mission junior, surtout en PME ou en association. L'alternance est une voie royale : elle est très répandue en master RSE et débouche souvent sur une embauche. Des mastères spécialisés (bac+6), comme le MS Management global de la RSE et du développement durable de Mines Paris-PSL, permettent aussi une reconversion depuis un autre métier (ingénieur, RH, communication, achats).

Diplômes les plus adaptés

Bac+5
Master mention gestion de l'environnement
Bac+5
Manager de la responsabilité sociétale des entreprises et du développement durable (titre RNCP niveau 7)
Bac+5
Manager du développement durable (titre RNCP niveau 7)
Bac+5
Diplôme d'école de commerce (programme grande école) avec spécialisation RSE / développement durable

Diplômes envisageables

Bac+5
Diplôme d'ingénieur spécialité environnement, énergie ou génie des procédés
Bac+3
Licence pro mention management et gestion des organisations (parcours management durable / QSE-RSE)
Autre
Mastère spécialisé Management global de la RSE et du développement durable (RSEDD) - Mines Paris-PSL

Certifications et permis

Atout
Formation Bilan Carbone® (Association pour la transition Bas Carbone / méthode ADEME) Très recherchée : elle permet de calculer les émissions de gaz à effet de serre d'une organisation et de bâtir un plan de réduction.
Atout
Formation CSRD / ESRS (reporting de durabilité) Atout majeur depuis l'entrée en vigueur de la directive européenne qui impose aux entreprises de publier des données de durabilité normalisées.
Atout
Formation à la norme ISO 26000 (responsabilité sociétale) Cadre de référence international de la RSE, souvent cité dans les offres d'emploi et utile pour structurer une démarche.
Atout
Animation d'ateliers de sensibilisation (Fresque du Climat, Fresque du Numérique...) Licence d'animateur rapide à obtenir, très utile pour la partie sensibilisation des collaborateurs.
Atout
Permis B Utile pour les déplacements sur les sites de production, entrepôts ou fournisseurs.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Gestion de projet (planning, budget, pilotage d'indicateurs)
Indispensable Connaissance des cadres RSE (ISO 26000, ODD, CSRD/ESRS, GRI)
Indispensable Réalisation d'un bilan carbone et calcul d'empreinte environnementale
Important Reporting extra-financier et analyse de données (tableurs, tableaux de bord)
Important Veille réglementaire et juridique environnementale et sociale
Important Animation d'ateliers et conception de supports de sensibilisation
Un plus Anglais professionnel (normes et reporting internationaux)

Les qualités qui comptent

Important Rigueur et esprit de synthèse
Un plus Autonomie et prise d'initiative
Indispensable Force de conviction et diplomatie
Indispensable Pédagogie et sens de l'écoute
Important Curiosité et adaptabilité face à une réglementation mouvante

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le chargé de mission RSE traduit les grandes intentions d'une entreprise (« devenir neutre en carbone », « mieux acheter », « recruter plus inclusif ») en projets concrets. Une journée type mélange réunions avec les services (achats, RH, production, communication), collecte de données auprès des sites, mise à jour d'un tableau de bord d'indicateurs et rédaction de supports de sensibilisation.

Il réalise ou pilote des diagnostics : bilan carbone, cartographie des déchets, analyse de matérialité (identifier les enjeux les plus importants pour l'entreprise et ses parties prenantes). Il assure aussi une veille réglementaire permanente — les règles européennes évoluent vite, notamment avec la directive CSRD sur le reporting de durabilité — et prépare les éléments du rapport extra-financier de l'entreprise.

Une grande partie du travail est de la pédagogie et de la conviction : animer des ateliers (Fresque du Climat, formations internes), présenter les résultats à la direction, répondre aux questions des salariés, valoriser les actions réussies auprès des clients ou sur les réseaux sociaux.

Les conditions de travail

Le métier s'exerce essentiellement au bureau, en mode projet, avec des horaires de cadre plutôt classiques (35 à 39 h). Le télétravail partiel est courant (souvent 1 à 3 jours par semaine), mais des déplacements sont fréquents : visites de sites industriels, d'entrepôts ou de fournisseurs, participation à des salons et réseaux professionnels.

Les employeurs sont variés : grandes entreprises et ETI (où le poste est souvent rattaché à la direction générale, aux RH ou à la communication), PME engagées, cabinets de conseil spécialisés, collectivités territoriales, associations et ONG. Dans une PME, on est souvent seul sur le sujet et très polyvalent ; dans un grand groupe, on est intégré à une équipe RSE structurée.

La principale difficulté du métier est l'effort de conviction : il faut faire bouger des habitudes sans toujours avoir d'autorité hiérarchique, et arbitrer entre ambition écologique et contraintes économiques. Cela demande de la patience et beaucoup de diplomatie.

Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)
Effort physique Faible
Environnement bureau, usine, domicile
Comment ça évolue ?

Après quelques années, on peut devenir responsable ou directeur RSE / directeur du développement durable, avec le pilotage d'une équipe et d'un budget. D'autres se spécialisent : expert climat et bilan carbone, spécialiste du reporting extra-financier (CSRD/ESRS), achats responsables, économie circulaire, diversité et inclusion, ou Green IT.

Le passage au conseil (cabinet spécialisé, Big Four) est fréquent, tout comme l'inverse : beaucoup de chargés de mission RSE démarrent en cabinet avant de rejoindre une entreprise. Enfin, certains se mettent à leur compte comme consultants indépendants ou rejoignent une ONG, une fondation ou une entreprise à mission.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le marché est porteur et structurellement en croissance. La réglementation européenne (directive CSRD sur le reporting de durabilité, devoir de vigilance, taxonomie verte) oblige un nombre croissant d'entreprises à mesurer et publier leur impact, ce qui crée des besoins directs en compétences RSE — de nombreuses offres mentionnent explicitement la CSRD. On compte en permanence plusieurs centaines d'offres actives en France, majoritairement en CDI et concentrées en Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et Occitanie. Attention toutefois : c'est un métier très demandé par les jeunes diplômés, donc la concurrence à l'entrée est réelle. Les profils qui sortent du lot sont ceux qui combinent une expertise « dure » (bilan carbone, analyse de cycle de vie, reporting chiffré, achats, finance) avec la fibre RSE — la seule motivation écologique ne suffit pas. L'alternance et les stages longs restent la meilleure porte d'entrée.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Chargé / Chargée de mission développement durableChargé / Chargée de mission développement durable et RSE - responsabilité sociétale de l'entrepriseChargé / Chargée de projet développement durableChargé / Chargée de projet RSEChef / Cheffe de projet RSEChargé / Chargée de mission QSE-RSEChargé / Chargée de mission impactSustainability officerESG officerConsultant / Consultante RSE

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéContractuel de la fonction publiqueIndépendant / Auto-entrepreneurApprenti / Alternant