Bobinier / Bobinière en électricité

Bobinière en électricité
À partir du CAP / BEP Emploi : Favorable
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Bobinier / Bobinière en électricité
Han Dora / Unsplash
Salaire net ~1 404 – 2 340 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le bobinier fabrique et répare le cœur des machines électriques : les enroulements de fil de cuivre qui font tourner les moteurs, les alternateurs et les transformateurs. Quand un moteur industriel tombe en panne, c'est lui qui le démonte, retire le vieux bobinage brûlé et en reconstruit un neuf, spire après spire. Un métier manuel, technique et assez rare — donc très recherché, surtout avec l'électrification de l'industrie et des véhicules.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 404 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 800 € brut
Expérimenté
2 340 €
net / mois
≈ 1,6 SMIC
3 000 € brut

Un bobinier débutant démarre généralement autour du SMIC ou légèrement au-dessus, soit environ 1 800 à 2 100 € brut par mois. Après quelques années et une vraie autonomie sur les machines, la rémunération monte à 2 200-2 600 € brut. Les bobiniers confirmés, notamment ceux qui maîtrisent les machines tournantes haute tension ou les gros alternateurs, peuvent dépasser 3 000 € brut mensuels — la rareté du savoir-faire se paie. S'ajoutent souvent des primes : astreinte, déplacement, heures supplémentaires, panier. Les grilles varient selon la convention collective de la métallurgie et la taille de l'entreprise.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du CAP / BEP
Diplôme de référence : CQP Électrobobinier (CQPM, branche métallurgie)

Le métier est accessible dès le CAP, et parfois même sans diplôme avec une formation interne — mais la voie la plus solide passe par un diplôme en électricité ou électrotechnique.

Parcours type après la 3e : CAP Électricien (2 ans) ou Bac pro MELEC (Métiers de l'électricité et de ses environnements connectés, 3 ans). Le bac pro MSPC (Maintenance des systèmes de production connectés) est aussi une bonne porte d'entrée côté maintenance industrielle.

La spécialisation bobinage ne s'acquiert quasiment jamais en formation initiale : il n'existe pas de CAP « bobinier ». Elle se fait par le CQP Électrobobinier (certification de la branche métallurgie, UIMM), préparé en alternance, en formation continue ou par VAE. Quelques centres seulement le proposent en France : GRETA CFA Lyon Métropole (lycée Edmond Labbé, Oullins), ICAM Nantes, GRETA Sud-Alsace (Mulhouse), Nidec Leroy-Somer (Angoulême).

Pour aller plus loin : BTS Électrotechnique ou BTS MS (Maintenance des systèmes) en alternance, pour évoluer vers l'encadrement, le bureau d'études ou le SAV.

Beaucoup de bobiniers se forment aussi en interne, en binôme avec un ancien : c'est un savoir-faire qui se transmet largement par compagnonnage, et il faut plusieurs années pour être vraiment autonome.

Diplômes les plus adaptés

CQP
CQP Électrobobinier (CQPM, branche métallurgie)
CAP
CAP Électricien
Bac
Bac pro Métiers de l'électricité et de ses environnements connectés (MELEC)

Diplômes envisageables

Bac
Bac pro Maintenance des systèmes de production connectés (MSPC)
Bac+2
BTS Électrotechnique
CQP
CQPM Électromécanicien industriel

Certifications et permis

Requis
Habilitation électrique (NF C 18-510, ex. B1V / BR / BC) Indispensable pour intervenir sur des équipements électriques, hors tension comme sous tension ; délivrée par l'employeur après formation.
Atout
CACES R484 (pont roulant) ou autorisation de conduite Très utile en atelier pour manutentionner les stators et carcasses de moteurs lourds.
Atout
CACES R489 (chariot élévateur) Atout pour la manutention des machines et bobines à l'atelier ou en réception.
Atout
Permis B Nécessaire pour les postes de maintenance itinérante avec interventions sur site client.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Techniques de bobinage (spires, gabarits, tour à bobiner)
Indispensable Lecture de schémas et plans électriques
Indispensable Mesures et contrôles électriques (isolement, continuité, inductance)
Indispensable Électrotechnique et électromécanique (moteurs, transformateurs, alternateurs)
Important Diagnostic de panne sur machine électrique
Important Démontage / remontage mécanique et manutention (palan, pont roulant)
Important Isolation, imprégnation et vernissage / étuvage
Important Application des règles de sécurité électrique (habilitation, EPI)

Les qualités qui comptent

Indispensable Minutie et précision du geste
Important Rigueur et sens de l'organisation
Un plus Autonomie
Indispensable Patience et persévérance
Important Esprit d'analyse et curiosité technique

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le bobinier travaille sur tout ce qui contient des bobines de fil conducteur : moteurs électriques, alternateurs, transformateurs, générateurs, électro-aimants. En fabrication, il lit un schéma ou une fiche technique, choisit la section du fil de cuivre et l'outillage adapté, puis réalise l'enroulement à la main sur un gabarit ou sur un tour à bobiner, en surveillant la tension du fil et le nombre exact de spires. Il isole ensuite le bobinage, l'imprègne de vernis et le passe à l'étuve (60 à 150 °C) pour le protéger de l'humidité et des vibrations.

En réparation — la partie la plus fréquente du métier — le scénario est différent : une machine arrive en panne à l'atelier. Le bobinier la démonte, diagnostique l'origine du défaut, brûle l'ancien bobinage dans un four pour éliminer l'isolant, extrait le cuivre, relève soigneusement les caractéristiques de l'ancien enroulement, puis reconstruit le bobinage à l'identique. Vient enfin le contrôle : mesure d'isolement, continuité électrique, inductance, équilibrage, essai à vide. La machine ne repart que si les valeurs sont conformes.

Les conditions de travail

Le travail se fait principalement en atelier, debout ou assis selon les phases, avec des déplacements possibles chez les clients pour des interventions sur site (usines, centrales, navires, éoliennes). L'ambiance peut être chaude près des étuves, un peu bruyante et odorante à cause des vernis et solvants : le port d'EPI (gants, lunettes, chaussures de sécurité) est systématique, et une habilitation électrique est demandée dès qu'on intervient sur des équipements sous tension.

Les horaires sont souvent standards en atelier de fabrication, mais deviennent variables en maintenance : certaines entreprises tournent en continu, et une panne bloquante peut imposer une intervention en soirée, le week-end ou en astreinte. Le métier demande de la précision (une spire mal comptée, et le moteur ne fonctionne pas), de la patience et une bonne dextérité manuelle. Il implique aussi de la manutention : les stators et carcasses de moteurs sont lourds, on travaille avec palans et ponts roulants.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement atelier, usine
Comment ça évolue ?

On entre souvent dans le métier avec un CAP ou un bac pro en électricité, puis on se spécialise sur le tas ou via un CQP Électrobobinier. Après quelques années, un bobinier peut se spécialiser sur les machines tournantes haute tension, les gros alternateurs ou les transformateurs de puissance — des créneaux très bien payés parce que peu de professionnels les maîtrisent.

Les évolutions classiques : chef d'équipe puis chef d'atelier de bobinage, responsable de maintenance, technicien itinérant SAV, ou encore technico-commercial chez un constructeur ou un réparateur de moteurs. Certains passent un BTS Électrotechnique en alternance pour évoluer vers le bureau d'études ou la conception. D'autres se mettent à leur compte : les ateliers de rebobinage indépendants ne manquent pas de clients. La transition énergétique (moteurs de véhicules électriques, éoliennes, électrification des procédés industriels) ouvre en plus de nouveaux débouchés à ceux qui savent déjà bobiner.

Perspectives d'emploi

Favorable

C'est un métier peu connu, peu enseigné en formation initiale… et donc en tension. Les ateliers de bobinage et de réparation de machines électriques peinent à recruter : beaucoup de professionnels partent à la retraite et la relève est mince. Les métiers d'ouvriers qualifiés de l'électricité et de l'électronique figurent régulièrement sur les listes de métiers en tension. Résultat : les employeurs assouplissent leurs critères, acceptent les profils issus de l'électrotechnique ou de la maintenance et cofinancent la spécialisation bobinage en interne ou via le CQP. Les recruteurs sont les ateliers de réparation de moteurs (souvent des PME régionales), les constructeurs de machines électriques (Nidec Leroy-Somer, ABB, WEG…), les services maintenance des grandes industries (chimie, agroalimentaire, papeterie, sidérurgie), l'énergie (EDF, éolien, hydraulique) et le ferroviaire. L'électrification croissante — véhicules électriques, éoliennes, procédés industriels décarbonés — renforce la demande sur ces compétences. Les offres sont réparties dans toute la France, avec une concentration dans les régions industrielles (Auvergne-Rhône-Alpes, Grand Est, Hauts-de-France, Pays de la Loire).

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Bobineur / Bobineuse en électricitéÉlectrobobinier / ÉlectrobobinièreBobinier / Bobinière de fabricationBobinier / Bobinière de maintenanceBobinier / Bobinière de transformateursBobinier / Bobinière de machines tournantes électriquesBobinier / Bobinière de machines statiques électriquesBobinier électromécanicien / Bobinière électromécanicienneBobinier électricien / Bobinière électricienneRebobineur / Rebobineuse en électricitéTechnicien / Technicienne d'atelier de bobinage en électricitéAssistant bobinier / Assistante bobinière en électricitéRéparateur électrotechnicien bobinier / Réparatrice électrotechnicienne bobinière

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéArtisanIntérimaireApprenti / Alternant