Chef / Cheffe d'atelier de bobinage électrique

Cheffe d'atelier de bobinage électrique
À partir du Bac +2 Emploi : Favorable
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Chef / Cheffe d'atelier de bobinage électrique
ThisisEngineering / Unsplash
Salaire net ~1 794 – 2 964 €/mois
Télétravail Non
Horaires Standard (9h-17h)

Aperçu rapide

Le chef d'atelier de bobinage électrique dirige l'équipe qui fabrique et répare le cœur des moteurs, alternateurs et transformateurs : les bobinages en fil de cuivre. Entre l'établi et le bureau, il organise le travail, contrôle la qualité des enroulements, forme les jeunes bobiniers et fait tourner l'atelier dans les délais. Un métier rare, très manuel à la base, qui devient stratégique avec l'électrification de l'industrie et des transports.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 794 €
net / mois
≈ 1,3 SMIC
2 300 € brut
Expérimenté
2 964 €
net / mois
≈ 2,1 SMIC
3 800 € brut

Un chef d'atelier de bobinage démarre généralement autour de 2 300 à 2 600 € brut par mois, soit nettement au-dessus du bobinier débutant (souvent proche du SMIC, puis 2 000-2 200 € brut avec l'expérience). Avec de l'ancienneté, la responsabilité d'un atelier important ou une spécialité haute tension, la rémunération monte vers 3 200-3 800 € brut, et peut dépasser 4 000 € dans les grosses structures industrielles (moyenne constatée des chefs d'atelier tous secteurs : environ 4 100 € brut). S'y ajoutent souvent primes d'astreinte, d'objectifs et intéressement, courants dans la métallurgie.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +2
Diplôme de référence : Bac pro Métiers de l'électricité et de ses environnements connectés (MELEC)

Deux chemins mènent à ce poste. Le plus courant est la promotion interne : on commence bobinier avec un CAP Électricien ou un Bac pro MELEC, on se spécialise via un CQP Électrobobinier (certification de la métallurgie, accessible en formation continue ou par VAE), puis on encadre après 5 à 10 ans d'atelier. Le second passe par un BTS Électrotechnique ou un BTS Maintenance des systèmes, complété par une licence professionnelle en électricité/maintenance industrielle pour la partie management. Dans tous les cas, l'expérience concrète du bobinage est incontournable : on ne dirige pas un atelier de bobinage sans avoir soi-même enroulé du cuivre. L'alternance est la voie royale, notamment via les pôles formation de l'UIMM et les GRETA-CFA, car les entreprises du secteur (souvent des PME adhérentes du SIRMELEC) forment elles-mêmes leurs futurs encadrants.

Diplômes les plus adaptés

Bac
Bac pro Métiers de l'électricité et de ses environnements connectés (MELEC)
Bac+2
BTS Électrotechnique
CQP
CQP Électrobobinier (CQPM - métallurgie)

Diplômes envisageables

CQP
CQP Électrobobinier(ère) fabricant (CQPM)
CAP
CAP Électricien
Bac+2
BTS Maintenance des systèmes option A systèmes de production
Bac+3
Licence professionnelle Métiers de l'électricité et de l'énergie / Génie électrique et informatique industrielle

Certifications et permis

Requis
Habilitation électrique (B2V, BR, BC, voire H1V/H2V) Obligatoire pour intervenir et faire intervenir sur des équipements électriques, y compris en haute tension pour les gros moteurs et transformateurs.
Atout
CACES R484 (pont roulant) Très utile pour manipuler en sécurité les moteurs et stators de plusieurs centaines de kilos dans l'atelier.
Atout
CACES R489 (chariot élévateur) Apprécié pour la manutention des machines et des bobines de cuivre à la réception et à l'expédition.
Atout
SST (Sauveteur Secouriste du Travail) Souvent demandé aux encadrants d'atelier, notamment pour le risque électrique.
Atout
Permis B Nécessaire pour les interventions et expertises sur les sites clients.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Techniques de bobinage de machines tournantes (moteurs, alternateurs, transformateurs)
Indispensable Lecture de schémas électriques et de relevés de bobinage
Indispensable Mesures et essais électriques (isolement, continuité, résistance, essais à vide)
Indispensable Organisation et planification de la production d'atelier
Important Diagnostic de panne électromécanique
Important Normes de sécurité électrique et habilitations
Important Gestion des stocks et des approvisionnements (cuivre, isolants, vernis)

Les qualités qui comptent

Indispensable Rigueur et précision
Important Réactivité face aux urgences
Un plus Patience et minutie
Indispensable Leadership et sens des responsabilités
Important Pédagogie et transmission du savoir-faire

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Chaque matin, le chef ou la cheffe d'atelier de bobinage répartit les machines à réparer entre les membres de l'équipe : un moteur d'usine grillé, un alternateur d'éolienne, un transformateur de site industriel. Il planifie les urgences (une machine arrêtée, c'est une ligne de production à l'arrêt chez le client), estime les temps de travail et suit l'avancement des dossiers.

Il reste un technicien avant tout : il lit les schémas et les relevés de bobinage, valide le choix des fils de cuivre, des isolants et des vernis, vérifie les opérations d'étuvage et d'imprégnation, puis contrôle les essais électriques finaux (isolement, continuité, résistance, essais à vide). Quand une panne résiste, c'est lui qu'on appelle pour diagnostiquer.

L'autre moitié du métier est humaine et administrative : former les apprentis et les nouveaux bobiniers — un savoir-faire qui se transmet surtout par compagnonnage —, faire respecter les consignes de sécurité électrique, gérer les stocks de cuivre et de consommables, passer les commandes, chiffrer des devis et dialoguer avec les clients industriels.

Les conditions de travail

Le métier s'exerce dans un atelier de réparation électrique ou dans l'atelier maintenance d'une usine, avec un coin bureau pour la planification. L'environnement est bruyant et chargé : moteurs de plusieurs centaines de kilos manipulés au pont roulant, fours d'étuvage, odeurs de vernis. Les équipements de protection individuelle sont obligatoires et l'habilitation électrique est indispensable.

Les horaires sont généralement classiques (journée, du lundi au vendredi), mais les dépannages urgents peuvent imposer des rallonges, des astreintes ou des interventions le week-end chez un client. Des déplacements sur site industriel sont fréquents. Le télétravail est exclu : la matière et l'équipe sont dans l'atelier. L'effort physique est modéré : on est debout, on manipule des pièces lourdes (avec des moyens de levage), on alterne poste de travail et bureau.

Télétravail Non
Horaires Standard (9h-17h)
Effort physique Modéré
Environnement atelier, usine, bureau
Comment ça évolue ?

On arrive presque toujours à ce poste par l'expérience : bobinier ou électromécanicien pendant plusieurs années, puis promotion vers l'encadrement, souvent accompagnée d'un BTS en alternance ou d'un CQP. Ensuite, les portes s'ouvrent vers responsable de production, responsable maintenance, responsable technique ou chargé d'affaires en réparation électrique.

Deux autres pistes sont fréquentes dans ce secteur composé de nombreuses PME : devenir formateur (les organismes et les entreprises cherchent des experts capables de transmettre le bobinage), ou reprendre / créer son propre atelier de réparation de machines tournantes. La spécialisation haute tension, les machines de grande puissance ou les moteurs de traction (ferroviaire, éolien, automobile électrique) sont des voies très valorisées.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le bobinage électrique est un métier en tension : la filière vieillit, peu de jeunes s'y forment, alors que la demande explose avec l'électrification de l'industrie, du ferroviaire, de l'éolien et de l'automobile. Les entreprises de réparation de machines tournantes (souvent des PME regroupées au sein du SIRMELEC) peinent à recruter des bobiniers qualifiés, et donc à faire émerger les futurs encadrants. Attention toutefois : le poste de chef d'atelier de bobinage lui-même reste rare en volume — on en trouve très peu en annonce directe, car il se pourvoit majoritairement par promotion interne. Le meilleur plan est donc d'entrer comme bobinier ou électromécanicien : l'embauche y est quasi assurée, et l'évolution vers l'encadrement rapide dans des structures à taille humaine.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Chef / Cheffe d'équipe d'atelier de bobinage en électricitéResponsable d'atelier de bobinageChef d'atelier électrobobinageChef d'atelier de réparation de moteurs électriquesSuperviseur / Superviseuse de bobinageContremaître d'atelier de bobinageResponsable d'atelier électromécanique

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéChef d'entrepriseArtisan