Technicien / Technicienne en traitement des eaux

Technicienne en traitement des eaux
À partir du Bac +2 Emploi : Favorable
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Technicien / Technicienne en traitement des eaux
Ivan Bandura / Unsplash
Salaire net ~1 482 – 2 340 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le technicien en traitement des eaux fait en sorte que l'eau du robinet soit potable et que les eaux usées repartent propres dans la rivière. Entre la salle de contrôle, les bassins de la station et le labo d'analyses, il surveille les installations, mesure la qualité de l'eau et ajuste les traitements. Un métier de terrain, très concret, au cœur des enjeux écologiques.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 482 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 900 € brut
Expérimenté
2 340 €
net / mois
≈ 1,6 SMIC
3 000 € brut

Un technicien débutant démarre autour de 1 800 à 2 000 € brut par mois (environ 1 900 € selon le CIDJ). D'après France Travail, 80 % des offres se situent entre 1 800 € et 2 670 € brut mensuels. Avec 5 à 10 ans d'expérience, on atteint 2 500 à 3 000 € brut, et davantage sur des postes de responsable d'exploitation ou dans l'industrie. Les astreintes, le travail en horaires postés et les primes (salissure, panier, 13ᵉ mois chez les grands opérateurs) ajoutent souvent 100 à 400 € par mois. Dans la fonction publique territoriale, la rémunération suit la grille des techniciens territoriaux, complétée par le régime indemnitaire.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +2
Diplôme de référence : BTS Métiers de l'eau

La voie la plus classique est un bac+2 spécialisé : BTS métiers de l'eau (le plus direct), BTSA gestion et maîtrise de l'eau (GEMEAU), ou BUT génie biologique / génie chimique-génie des procédés. Le DEUST technicien de l'environnement existe aussi dans certaines universités. En amont, un bac général (spécialités physique-chimie, SVT) ou un bac STL / STI2D / STAV prépare bien. Une entrée est possible dès le niveau bac avec le titre professionnel technicien de traitement des eaux (niveau 4, souvent en formation continue ou en reconversion), puis on progresse par l'expérience. Après un bac+2, une licence professionnelle (métiers de l'eau, gestion et traitement des eaux, protection de l'environnement) ou une école d'ingénieurs spécialisée (ENGEES, ENSIL-ENSCI, Polytech) permet d'aller vers des postes d'encadrement. L'alternance est très répandue et constitue la meilleure porte d'entrée : les opérateurs (Veolia, Suez, Saur) et les collectivités recrutent beaucoup d'apprentis.

Diplômes les plus adaptés

Bac+2
BTS Métiers de l'eau
Bac+2
BTSA Gestion et maîtrise de l'eau (GEMEAU)
Bac
Titre professionnel Technicien de traitement des eaux

Diplômes envisageables

Bac+3
BUT Génie biologique, parcours sciences de l'environnement et écotechnologies
Bac+3
Licence professionnelle Métiers de la protection et de la gestion de l'environnement (traitement des eaux)
Bac+3
BUT Génie chimique - génie des procédés

Certifications et permis

Requis
Permis B Indispensable pour se déplacer entre les installations et les points de prélèvement d'un secteur.
Requis
CATEC (Certificat d'Aptitude à Travailler en Espaces Confinés) Exigé pour intervenir dans les postes de relevage, cuves et ouvrages fermés du réseau d'assainissement.
Requis
Habilitation électrique (B1V / BR / BC) Nécessaire pour intervenir en sécurité sur les armoires et équipements électriques des installations.
Atout
AIPR (Autorisation d'Intervention à Proximité des Réseaux) Demandée dès qu'on travaille près de réseaux enterrés (eau, gaz, électricité).
Atout
CACES (nacelle R486, chariot R489, engins R482) Un atout apprécié pour la manutention et les interventions en hauteur sur les ouvrages.
Atout
Certificat de prélèvement d'eau (agrément COFRAC / préleveur) Utile pour réaliser des prélèvements réglementaires valables dans le cadre du contrôle sanitaire.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Analyse physico-chimique et bactériologique de l'eau
Indispensable Conduite et réglage des procédés de traitement (biologique, chimique, membranaire)
Indispensable Maintenance électromécanique et hydraulique des équipements
Important Lecture de schémas, supervision et automatismes (SCADA, télégestion)
Important Connaissance de la réglementation sanitaire et environnementale de l'eau
Important Rédaction de rapports d'exploitation et suivi des indicateurs

Les qualités qui comptent

Important Sens de l'observation
Indispensable Rigueur et sens de la sécurité
Indispensable Autonomie et capacité à diagnostiquer une panne seul
Important Réactivité en situation d'urgence (pollution, panne, astreinte)
Un plus Esprit d'équipe et communication avec les élus et les usagers

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Chaque jour, le technicien commence souvent par une tournée des installations : bassins, pompes, filtres, réacteurs biologiques, automates. Il relève les paramètres (débit, pH, oxygène, turbidité), repère un bruit anormal, un bassin qui mousse, une pompe qui chauffe. Il réalise ensuite des prélèvements d'eau (et de boues) qu'il analyse au laboratoire de la station : matières en suspension, azote, phosphore, bactéries. En fonction des résultats, il ajuste les traitements — dosage des réactifs, temps d'aération, gestion des boues — pour rester dans les normes.

L'autre grande partie du métier, c'est la maintenance : entretien préventif des équipements, petites réparations mécaniques, électriques ou hydrauliques, remplacement de pièces, appel aux prestataires pour les grosses interventions. Il consigne tout dans des rapports d'exploitation et des registres réglementaires, transmis à la collectivité, à l'agence de l'eau ou à l'ARS. Il participe aussi à l'amélioration des procédés : tester un nouveau réactif, optimiser la consommation d'énergie, réduire les odeurs, valoriser les boues en compost ou en biogaz.

Les conditions de travail

Le métier s'exerce dans des usines de production d'eau potable, des stations d'épuration, sur des réseaux d'assainissement, ou dans l'industrie (agroalimentaire, chimie, pharmacie, cosmétique) pour traiter les eaux de process. Le quotidien alterne entre extérieur (bassins, ouvrages, déplacements en véhicule de service sur un secteur géographique), atelier et salle de contrôle, et laboratoire. Il faut accepter l'humidité, les odeurs, le bruit des machines, et le travail par tous les temps.

Un service d'eau ne s'arrête jamais : les horaires peuvent être décalés, en 2x8 ou 3x8 sur les grosses installations, avec des astreintes le soir et le week-end (rémunérées par des primes). Le respect des consignes de sécurité est central : produits chimiques, risque biologique, espaces confinés, travail près de l'eau. Les employeurs sont les collectivités et syndicats des eaux (avec un statut de fonctionnaire territorial ou de contractuel), les grands opérateurs privés (Veolia, Suez, Saur), les industriels et les bureaux d'études.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement usine, extérieur, laboratoire, bureau
Comment ça évolue ?

Avec quelques années d'expérience, on devient chef de secteur ou responsable d'exploitation d'une ou plusieurs stations, avec une équipe à encadrer. D'autres se spécialisent : métrologie et instrumentation, automatisme et supervision, hygiène-sécurité-environnement, traitement des boues, eaux industrielles, ou analyses en laboratoire. Une licence professionnelle ou une école d'ingénieurs (via l'alternance ou la formation continue) ouvre des postes d'ingénieur procédés, de chargé d'études en bureau d'études ou de responsable de service eau et assainissement en collectivité. Les compétences acquises se transposent aussi facilement vers les déchets, l'énergie ou la qualité-environnement en industrie.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le secteur de l'eau recrute en continu et peine à trouver des candidats : plusieurs centaines d'offres sont ouvertes en permanence en France, dans les collectivités, chez les grands opérateurs privés (Veolia, Suez, Saur), dans l'industrie et les bureaux d'études. Trois facteurs soutiennent la demande : le renouvellement des générations (pyramide des âges vieillissante), le durcissement des normes environnementales (micropolluants, rejets, réutilisation des eaux usées traitées) et les investissements liés au changement climatique et à la modernisation des réseaux. Les emplois sont répartis sur tout le territoire, y compris en zone rurale, ce qui facilite la recherche d'un premier poste. L'alternance débouche très souvent sur une embauche.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Technicien / Technicienne de station d'épurationTechnicien / Technicienne d'exploitation de l'eauTechnicien / Technicienne de traitement d'eau potableTechnicien / Technicienne d'exploitation en assainissementTechnicien / Technicienne de production d'eau potableTechnicien / Technicienne en assainissement non collectif (SPANC)Technicien / Technicienne de laboratoire d'analyse des eauxPréleveur / Préleveuse d'eauOpérateur / Opératrice de station d'épurationTechnicien / Technicienne eau et environnement

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publiqueIntérimaireApprenti / Alternant