Technicien / Technicienne de maintenance en matériel biomédical

Technicienne de maintenance en matériel biomédical
À partir du Bac +2 Emploi : Favorable
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Technicien / Technicienne de maintenance en matériel biomédical
Jair Lázaro / Unsplash
Salaire net ~1 482 – 2 808 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Scanner, respirateur, moniteur de surveillance, pompe à perfusion : sans matériel qui fonctionne, l'hôpital s'arrête. Le technicien de maintenance en matériel biomédical installe, règle, contrôle et répare ces appareils qui aident à soigner. Un métier de dépanneur high-tech, où chaque panne résolue compte vraiment pour les patients.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 482 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 900 € brut
Expérimenté
2 808 €
net / mois
≈ 2,0 SMIC
3 600 € brut

En début de carrière, comptez environ 1 750 à 2 100 € brut par mois. À l'hôpital public, un technicien hospitalier débutant démarre autour de 1 800-1 950 € brut, progresse à l'ancienneté selon la grille de la fonction publique hospitalière et atteint 2 300 à 3 000 € en fin de carrière (grade de technicien supérieur hospitalier), primes et astreintes comprises. Les astreintes et interventions en horaires décalés peuvent augmenter la rémunération de 5 à 15 %. Le privé paie sensiblement mieux : chez les fabricants et distributeurs de dispositifs médicaux, on trouve 28 000 à 35 000 € brut annuels en début de carrière et 35 000 à 50 000 € pour un profil confirmé ou spécialisé (imagerie, bloc, dialyse), souvent avec voiture de fonction, primes et indemnités de déplacement.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +2
Diplôme de référence : Licence professionnelle Maintenance et technologie : technologie médicale et biomédicale

Le socle est un diplôme technique Bac+2 en électronique, électrotechnique, maintenance ou mesures physiques : BTS CIEL option B (électronique et réseaux, ex-BTS Systèmes numériques), BTS Électrotechnique, BTS Maintenance des systèmes, BUT Génie électrique et informatique industrielle (GEII) ou BUT Mesures physiques. Beaucoup d'employeurs recrutent directement à ce niveau et forment ensuite en interne sur les équipements.

La voie la plus directe reste la spécialisation biomédicale en un an après le Bac+2 : la licence professionnelle « Maintenance et technologie : technologie médicale et biomédicale » (souvent appelée « maintenance de matériel biomédical »), proposée en alternance dans plusieurs universités (Paris Cité, Toulouse III, Savoie Mont Blanc, Créteil...). L'alternance est un vrai atout : elle règle la question de l'expérience, très demandée à l'embauche. Il existe aussi la certification ABIH (Assistant biomédical en ingénierie hospitalière) de l'UTC, historiquement TSIBH, accessible en formation continue pour les professionnels déjà en poste.

En amont, un bac technologique STI2D (option SIN ou ITEC) ou un bac général avec les spécialités maths / physique-chimie / sciences de l'ingénieur prépare bien. Un bac pro CIEL ou MELEC permet aussi d'accéder au BTS. Pour aller plus loin : master ou école d'ingénieurs en génie biomédical (ISBS-UPEC, UTC, Polytech) pour viser le poste d'ingénieur biomédical.

Diplômes les plus adaptés

Bac+3
Licence professionnelle Maintenance et technologie : technologie médicale et biomédicale
Bac+2
BTS Cybersécurité, informatique et réseaux, électronique (CIEL) option B électronique et réseaux
Bac+3
BUT Génie électrique et informatique industrielle (GEII) parcours électronique et systèmes embarqués
Bac+2
ABIH — Assistant biomédical en ingénierie hospitalière (UTC, ex-TSIBH)

Diplômes envisageables

Bac+2
BTS Maintenance des systèmes option A systèmes de production
Bac+2
BTS Électrotechnique
Bac+3
BUT Mesures physiques
Bac
Bac pro Cybersécurité, informatique et réseaux, électronique (CIEL) — étape vers le BTS

Certifications et permis

Requis
Permis B Indispensable pour les postes itinérants chez les fabricants et distributeurs, et pour les interventions sur sites extra-hospitaliers.
Requis
Habilitation électrique (BR / B1V, basse tension) Exigée pour intervenir en sécurité sur les équipements sous tension ; généralement délivrée ou renouvelée par l'employeur.
Atout
Formation à la radioprotection des travailleurs Obligatoire pour intervenir sur les équipements d'imagerie (radiologie, scanner) ; souvent intégrée à la licence pro biomédicale.
Atout
Formations constructeur (Siemens, GE HealthCare, Philips, Dräger, Fresenius...) Certifications produit délivrées par les fabricants, indispensables pour intervenir sur certains équipements haut de gamme sous garantie.
Atout
Formation aux gaz médicaux Utile pour les interventions sur respirateurs, réseaux de fluides médicaux et matériel d'anesthésie.
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Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.

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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Important Utilisation d'une GMAO et traçabilité des interventions
Indispensable Diagnostic de panne électronique et électrotechnique
Indispensable Maintenance préventive et curative de dispositifs médicaux
Indispensable Métrologie et contrôle qualité des équipements
Important Lecture de schémas et de documentation technique en anglais
Important Informatique et réseaux (équipements connectés, mises à jour logicielles)
Important Réglementation des dispositifs médicaux et matériovigilance

Les qualités qui comptent

Indispensable Rigueur et respect des procédures
Important Autonomie et organisation
Indispensable Sang-froid face à l'urgence
Important Curiosité technologique et goût pour la formation continue
Important Pédagogie pour former les soignants

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le technicien ou la technicienne biomédical(e) s'occupe de tous les appareils qui servent à diagnostiquer et à soigner : moniteurs de surveillance, respirateurs, pompes à perfusion, défibrillateurs, générateurs de dialyse, échographes, parfois scanners et IRM. Une grande partie du travail est de la maintenance préventive : vérifier, nettoyer, calibrer et tester les équipements selon un planning, pour éviter la panne avant qu'elle n'arrive.

L'autre partie, c'est la maintenance corrective : quand un appareil tombe en panne dans un service, il faut arriver vite, poser un diagnostic (électronique ? logiciel ? capteur ? mauvaise utilisation ?), réparer ou remplacer la pièce, et remettre en service. S'y ajoutent l'installation et la mise en service des nouveaux équipements, la mise à jour des logiciels, la formation des soignants à l'utilisation du matériel, la gestion du stock de pièces détachées, et la traçabilité : chaque intervention est documentée dans un logiciel de gestion de maintenance (GMAO), car ces appareils sont soumis à la réglementation et à la matériovigilance (signalement des incidents liés aux dispositifs médicaux).

Les conditions de travail

Deux grands environnements. À l'hôpital ou en clinique, on travaille dans un atelier biomédical intégré, en allant tous les jours dans les services (bloc, réanimation, urgences, imagerie, dialyse). Horaires plutôt de journée, mais avec des astreintes : un respirateur qui lâche à 3 h du matin ne peut pas attendre. Chez un fabricant ou un distributeur (Siemens Healthineers, GE HealthCare, Philips, Dräger, Fresenius, B. Braun...), on est souvent technicien itinérant : on couvre une région, on roule beaucoup, voiture de service fournie, et on intervient chez les clients (hôpitaux, cliniques, laboratoires, cabinets).

Le métier demande de la minutie et un vrai sens des responsabilités : une erreur de réglage sur un appareil de soin peut avoir des conséquences graves. L'effort physique reste modéré (manipulation d'équipements, déplacements dans l'établissement, parfois postures inconfortables), mais le contact avec l'environnement de soin — patients, urgences, hygiène stricte, parfois rayonnements — fait partie du quotidien. Le télétravail est marginal : le matériel se répare sur place, même si la télémaintenance et le diagnostic à distance se développent.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement hôpital, atelier, véhicule, laboratoire
Comment ça évolue ?

Avec l'expérience, on se spécialise sur une famille d'équipements à forte valeur : imagerie médicale (scanner, IRM), dialyse, bloc opératoire, robotique chirurgicale, laboratoire d'analyses — des spécialités mieux payées et très recherchées. On peut aussi devenir référent technique, responsable d'atelier biomédical, ou évoluer vers l'encadrement (responsable maintenance).

En poursuivant les études (licence pro puis master ou école d'ingénieurs), on accède au poste d'ingénieur biomédical, qui pilote le parc d'équipements, les achats et les investissements d'un établissement. Autres passerelles fréquentes : formateur produit chez un fabricant, technico-commercial ou ingénieur d'application (démonstration et accompagnement des clients), qualité/réglementaire dans l'industrie du dispositif médical.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le marché est porteur et les profils formés restent rares. La demande est tirée par le vieillissement de la population, la technicité croissante des équipements de soin (imagerie, robotique chirurgicale, dispositifs connectés) et le renouvellement régulier des parcs d'équipements hospitaliers. Les employeurs sont de trois types : les établissements de santé publics et privés (ateliers biomédicaux), les fabricants et distributeurs de dispositifs médicaux, et les prestataires de santé à domicile. L'alternance débouche très souvent sur une embauche : 71 % des apprentis d'une licence professionnelle du domaine décrochent un CDD ou un CDI dans les six mois suivant le diplôme (promotion 2024-25). Les recruteurs signalent une difficulté récurrente à trouver des techniciens à la fois compétents en électronique/informatique et à l'aise dans l'environnement hospitalier — un point favorable pour qui se forme aujourd'hui.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Technicien biomédical / Technicienne biomédicaleÉlectronicien / Électronicienne de maintenance en matériel biomédicalTechnicien / Technicienne de maintenance en matériel médicalTechnicien / Technicienne service après-vente de laboratoire d'analyses médicalesTechnicien / Technicienne de maintenance des équipements biomédicauxTechnicien supérieur biomédical / Technicienne supérieure biomédicaleTechnicien / Technicienne SAV dispositifs médicauxTechnicien / Technicienne biomédical(e) itinérant(e)

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publiqueApprenti / Alternant