En début de carrière, la rémunération se situe entre le SMIC et environ 2 100 € brut par mois (autour de 25 000 € brut annuels). Avec 3 à 5 ans d'expérience et la maîtrise de la programmation, de la mise en service et du SAV, on atteint 2 200 à 2 800 € brut, et jusqu'à 3 200 € et plus pour un profil confirmé, un chef d'équipe ou un spécialiste GTB. S'ajoutent fréquemment des primes de déplacement, paniers repas, véhicule de service et primes d'astreinte dans la sécurité électronique. À son compte, le revenu dépend du carnet de commandes et peut nettement dépasser ces montants.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
Le métier est accessible avec un bac professionnel : le bac pro CIEL (cybersécurité, informatique et réseaux, électronique), qui a remplacé le bac pro Systèmes numériques, et le bac pro MELEC (métiers de l'électricité et de ses environnements connectés) sont les deux voies les plus directes. L'alternance est très répandue et fortement appréciée des employeurs.
Un CAP Électricien permet d'entrer dans le métier comme aide-monteur puis de se former en interne ou via un titre professionnel (Technicien d'installation en domotique, Technicien en bâtiment communicant et connecté).
Pour aller plus loin ou viser des installations tertiaires complexes, le BTS FED option C « domotique et bâtiments communicants » est la référence, avec en alternative le BTS CIEL (option A informatique et réseaux ou option B électronique et réseaux). Une licence professionnelle en domotique, GTB ou efficacité énergétique complète le parcours pour les postes d'encadrement ou de bureau d'études.
Dans tous les cas, la formation continue est permanente : les fabricants (KNX, Somfy, Delta Dore, Hager, Legrand...) proposent leurs propres certifications produit, indispensables pour rester à jour.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
La journée démarre souvent au dépôt : on charge le fourgon avec le matériel (centrale d'alarme, caméras, thermostats connectés, box domotique, câbles, chemins de câbles) puis on part chez le client. Sur place, le monteur installateur d'équipements connectés commence par lire les plans et repérer les emplacements : où passer les gaines, où fixer les détecteurs, où placer le tableau de communication.
Vient ensuite la partie manuelle : percer, fixer, tirer les câbles, réaliser les raccordements en courants forts (l'alimentation électrique) et en courants faibles (réseau informatique, fibre, télécoms, bus domotique type KNX). Puis la partie « numérique » : configurer la box, paramétrer les adresses IP, appairer les objets sans fil (Zigbee, Z-Wave, Wi-Fi), programmer les scénarios (« quand je pars, l'alarme s'arme et le chauffage baisse »).
Avant de partir, il teste tout : chaque détecteur, chaque caméra, chaque commande. Il vérifie la liaison avec le centre de télésurveillance quand il s'agit d'une alarme. Enfin il forme le client, lui montre l'application mobile et lui donne des conseils d'utilisation. Beaucoup de professionnels assurent aussi le dépannage et la maintenance des installations qu'ils ont posées.
C'est un métier itinérant : on se déplace toute la journée, chez des particuliers, dans des bureaux, des commerces, des logements neufs ou en rénovation. Le permis B est donc quasi indispensable — le véhicule de service fait office de deuxième atelier. Les horaires suivent globalement ceux du chantier, mais ils peuvent être variables selon les rendez-vous clients, avec parfois des interventions en soirée ou des astreintes de dépannage dans la sécurité électronique.
L'effort physique est réel sans être extrême : on travaille debout, à genoux, dans des combles ou des faux plafonds, on monte sur des escabeaux ou des nacelles, on porte du matériel. La sécurité est encadrée : habilitation électrique obligatoire, formation au travail en hauteur, parfois CACES nacelle. On travaille seul ou en binôme, en coordination avec les électriciens, plaquistes et plombiers du chantier.
Côté ambiance, c'est un métier où l'on voit le résultat concret de son travail le soir même, et où le contact client compte autant que la technique : il faut savoir expliquer simplement une techno compliquée.
Avec quelques années d'expérience, on peut devenir chef d'équipe ou conducteur de travaux sur des chantiers tertiaires, ou se spécialiser : sécurité électronique et détection incendie, GTB (gestion technique du bâtiment) pour les immeubles et les entreprises, bornes de recharge de véhicules électriques, photovoltaïque et pilotage énergétique. Une poursuite d'études (BTS FED option C, BTS CIEL, licence pro domotique/GTB) ouvre les postes de technicien bureau d'études, de chargé d'affaires ou de technico-commercial chez un fabricant.
Beaucoup finissent par s'installer à leur compte comme artisan installateur, souvent en cumulant électricité générale et domotique. La cybersécurité des objets connectés et l'efficacité énergétique des bâtiments sont deux passerelles d'avenir pour ceux qui veulent continuer à monter en compétences.
Le marché est porteur : la France Travail recense environ 2 700 offres déposées sur ce métier sur douze mois, et la demande progresse avec la généralisation de la maison connectée, la rénovation énergétique, les bornes de recharge, le photovoltaïque et le déploiement de la fibre. Les entreprises d'installation électrique, les intégrateurs domotique, les sociétés de sécurité électronique et de télésurveillance, les fabricants et les bailleurs recrutent régulièrement. Les profils qui combinent électricité, réseaux informatiques et paramétrage logiciel sont particulièrement recherchés — c'est justement cette polyvalence qui manque sur le marché. L'alternance est un excellent tremplin : beaucoup d'apprentis sont embauchés dans l'entreprise qui les a formés.