Sylviculteur / Sylvicultrice

Sylvicultrice
À partir du CAP / BEP Emploi : Favorable
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Sylviculteur / Sylvicultrice
Ron Lach / Pexels
Salaire net ~1 404 – 2 340 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le sylviculteur, c'est le professionnel qui fait pousser et vivre la forêt sur le long terme : il plante, entretient, éclaircit et protège les arbres pour qu'ils soient en bonne santé pendant des dizaines d'années. Un métier de plein air, physique et très concret, où l'on manie tronçonneuse, débroussailleuse et parfois de gros engins. Avec le changement climatique et la relance de la filière bois, c'est aussi un métier d'avenir qui recrute partout en France.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 404 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 800 € brut
Expérimenté
2 340 €
net / mois
≈ 1,6 SMIC
3 000 € brut

Un ouvrier sylviculteur débutant démarre généralement au niveau du SMIC ou légèrement au-dessus, soit environ 1 800 € brut par mois (autour de 1 450 à 1 500 € net). Après quelques années et avec des compétences recherchées (conduite d'engins, bûcheronnage, encadrement), la rémunération monte vers 2 000 à 2 500 € brut. Un chef d'équipe ou un technicien forestier se situe plutôt entre 2 300 et 3 000 € brut, et un entrepreneur de travaux forestiers à son compte peut dépasser ces montants — mais avec des revenus variables selon les chantiers et les charges de son entreprise. Des primes de déplacement, de panier et parfois de rendement (paiement à la tâche pour la plantation) s'ajoutent souvent au salaire de base.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du CAP / BEP
Diplôme de référence : CAP agricole Travaux forestiers

La voie la plus directe est le CAP agricole Travaux forestiers (2 ans après la 3e, souvent en apprentissage), qui forme aux travaux de plantation, d'entretien et de bûcheronnage. Le BPA Travaux forestiers (spécialité travaux de sylviculture et bûcheronnage) est une alternative en formation continue ou en apprentissage. Pour encadrer une équipe ou créer son entreprise de travaux forestiers, on poursuit avec le BP Responsable de chantiers forestiers (niveau bac) ou le Bac pro Forêt. Le BTSA Gestion forestière (bac+2) ouvre aux postes de technicien forestier, d'agent patrimonial à l'ONF ou de technicien au CNPF ; il donne aussi accès à des licences professionnelles et, pour les plus motivés, à l'école d'ingénieurs AgroParisTech (cursus forestier de Nancy). Des certificats de spécialisation (arboriste-élagueur, conduite d'engins forestiers) complètent utilement le parcours. Le secteur recrute aussi en reconversion : les CFPPA forestiers (Meymac, Bazas, Le Nivot, Château-Salins...) proposent ces diplômes en formation d'adultes.

Diplômes les plus adaptés

CAP
CAP agricole Travaux forestiers
CAP
BPA Travaux forestiers (spécialité travaux de sylviculture et bûcheronnage)
Bac
BP Responsable de chantiers forestiers
Bac
Bac professionnel Forêt

Diplômes envisageables

Bac+2
BTSA Gestion forestière
Autre
Certificat de spécialisation Taille et soins des arbres (arboriste-élagueur)

Certifications et permis

Requis
Formation « Travail à la tronçonneuse » / abattage sécurisé Formation à la sécurité exigée par la quasi-totalité des employeurs avant de manier une tronçonneuse sur un chantier.
Requis
Permis B Indispensable pour rejoindre des chantiers isolés, rarement desservis par les transports en commun.
Atout
Permis remorque BE Très utile pour tracter le matériel de chantier ou une remorque de plants.
Atout
CACES R482 (engins de chantier, catégories forestières) Nécessaire pour conduire tracteur forestier, porteur ou abatteuse ; ouvre des postes mieux rémunérés.
Atout
Certiphyto (certificat individuel produits phytopharmaceutiques) Obligatoire seulement si l'on applique des traitements phytosanitaires, notamment en pépinière forestière.
Atout
SST (Sauveteur secouriste du travail) Très apprécié sur des chantiers isolés où les secours mettent du temps à arriver.
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Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.

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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Techniques sylvicoles (plantation, dépressage, éclaircie, élagage)
Indispensable Maniement et entretien de la tronçonneuse et de la débroussailleuse
Indispensable Règles de sécurité sur chantier forestier
Important Reconnaissance des essences d'arbres et diagnostic sanitaire
Un plus Conduite d'engins forestiers (tracteur, porteur, abatteuse)
Un plus Lecture de plan, boussole et GPS en forêt

Les qualités qui comptent

Indispensable Endurance physique et résistance aux intempéries
Important Autonomie sur le terrain
Indispensable Vigilance et sens du risque
Important Sens de l'observation et patience (raisonner sur des dizaines d'années)
Un plus Esprit d'équipe sur les chantiers

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le sylviculteur s'occupe de la forêt à toutes les étapes de sa vie. Il prépare les sols avant plantation, plante les jeunes arbres (parfois plusieurs centaines dans la journée), pose des protections contre les chevreuils et les cerfs, et dégage les plants de la végétation qui les étouffe. Quelques années plus tard, il réalise les travaux dits « sylvicoles » : dépressage, éclaircies, élagage, marquage des arbres à conserver ou à couper. Il peut aussi participer à l'abattage, entretenir les pistes et les fossés forestiers, ou lutter contre les incendies et les parasites (scolytes, chenilles processionnaires...).

Au quotidien, il travaille avec des outils qu'il faut savoir maîtriser et entretenir : tronçonneuse, débroussailleuse, sécateur de force, tarière, et parfois tracteur forestier ou porteur. Une bonne partie du métier consiste aussi à observer : repérer un arbre malade, juger si une parcelle a besoin d'être éclaircie, choisir les essences adaptées au sol et au climat local. Avec de l'expérience, il encadre une équipe, planifie les chantiers, chiffre des devis et discute avec les propriétaires forestiers.

Les conditions de travail

C'est un métier qui se pratique quasi exclusivement dehors, en forêt, souvent loin de tout, parfois en pente ou en montagne. Il faut accepter la pluie, le froid, la chaleur, les moustiques et les tiques. Les journées commencent tôt, surtout l'été, et le rythme est saisonnier : plantation en automne et en hiver, dégagements au printemps et en été. Le travail est physique (port de charges, gestes répétitifs, marche sur terrain accidenté) et comporte des risques réels : c'est l'un des secteurs où les accidents du travail sont les plus fréquents. Le port des équipements de protection (casque, pantalon anti-coupure, chaussures de sécurité, gants, lunettes) n'est pas négociable.

On travaille rarement seul : la plupart des chantiers se font en binôme ou en petite équipe, chez un entrepreneur de travaux forestiers (ETF), une coopérative forestière, une pépinière, une commune ou à l'Office national des forêts (ONF). Beaucoup de professionnels finissent par se mettre à leur compte.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Élevé
Environnement extérieur, forêt, montagne
Comment ça évolue ?

Après quelques années sur le terrain, on peut devenir chef d'équipe puis chef de chantier, ou se spécialiser : bûcheron, conducteur d'engins forestiers (abatteuse, porteur), arboriste-élagueur, ouvrier de pépinière forestière. Avec un BTSA Gestion forestière, on accède aux postes de technicien forestier, agent patrimonial à l'ONF ou technicien au CNPF, avec une part de gestion, de cartographie et de relation avec les propriétaires. Beaucoup créent leur entreprise de travaux forestiers. Les passerelles sont également nombreuses vers les métiers de l'environnement (gestion des milieux naturels, protection de la biodiversité) ou du commerce du bois.

Perspectives d'emploi

Favorable

La filière forêt-bois représente plus de 400 000 emplois en France et peine à recruter : environ deux tiers des employeurs déclarent des difficultés d'embauche, principalement par manque de candidats formés et de visibilité du métier. La demande est soutenue par plusieurs facteurs durables : les plans de renouvellement forestier face au changement climatique (dépérissements, scolytes, incendies), l'objectif national d'augmentation de la récolte de bois, et l'essor de la construction bois et du bois-énergie. France Travail classe la sylviculture parmi les emplois stratégiques de la transition écologique. Concrètement, un jeune diplômé d'un CAPa Travaux forestiers ou d'un BP trouve du travail rapidement, en particulier dans les régions très boisées (Nouvelle-Aquitaine, Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie). Attention toutefois : une partie des postes est saisonnière ou proposée en CDD/intérim en début de carrière, et la pénibilité entraîne un turnover important.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Agent / Agente de reboisementOuvrier sylvicole / Ouvrière sylvicoleOuvrier forestier / Ouvrière forestièreEntrepreneur / Entrepreneuse de travaux forestiersExploitant forestier / Exploitante forestièrePopuliculteur / PopulicultriceReboiseur / ReboiseuseReboiseur / Reboiseuse sylviculteurRégisseur / Régisseuse d'exploitation forestièreChef / Cheffe de chantier forestierAgent / Agente technique forestier

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireIndépendant / Auto-entrepreneurChef d'entrepriseIntérimaireApprenti / Alternant