Stomatologue

À partir du Bac +6 et plus Emploi : Favorable
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Stomatologue
Jonathan Borba / Unsplash
Salaire net ~3 375 – 11 250 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le stomatologue est le médecin spécialiste de la bouche, des mâchoires et du visage. Dents de sagesse compliquées, kystes, tumeurs, fractures de la mâchoire, implants, malformations : il diagnostique, opère et suit ses patients, du fauteuil de consultation jusqu'au bloc opératoire. Un métier qui mélange médecine, chirurgie de précision et contact humain — mais qui demande une dizaine d'années d'études après le bac.

Combien ça paye ?

Début de carrière
3 375 €
net / mois
≈ 2,4 SMIC
4 500 € brut
Expérimenté
11 250 €
net / mois
≈ 7,9 SMIC
15 000 € brut

Pendant l'internat, l'interne est rémunéré (environ 1 500 à 2 800 € brut/mois selon l'ancienneté), puis le docteur junior davantage. En début d'exercice comme spécialiste, on démarre autour de 4 500 € brut/mois. À l'hôpital public, un praticien hospitalier en fin de carrière atteint environ 9 000 à 10 000 € brut/mois (grille statutaire), auxquels s'ajoutent gardes et astreintes. En libéral, les revenus sont beaucoup plus dispersés : 8 000 à 15 000 € brut/mois sont courants, avec des pointes bien au-delà pour les praticiens à forte activité d'implantologie ou en secteur 2 — mais il faut retirer environ 60 % de charges (local, matériel, assistante, cotisations, assurances). Beaucoup exercent en activité mixte (hôpital + cabinet).

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +6 et plus
Diplôme de référence : Diplôme d'État de docteur en médecine

Comptez 10 à 12 ans d'études après le bac. Deux voies mènent à ce métier.

Voie médecine (chirurgien maxillo-facial et stomatologue) : PASS ou L.AS après le bac (bac général avec spécialités scientifiques fortement conseillé), puis les 6 années du 1er et 2e cycle des études médicales, l'examen national (EDN/ECOS) en fin de 6e année, et enfin l'internat : le DES de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie dure 6 ans (12 semestres, arrêté du 21 avril 2017), dont des semestres en chirurgie orale, en chirurgie maxillo-faciale et en spécialisation libre. Le tout est validé par le diplôme d'État de docteur en médecine (thèse) — soit environ 12 ans après le bac.

Voie odontologie (chirurgie orale) : PASS ou L.AS, puis les études d'odontologie jusqu'au diplôme d'État de docteur en chirurgie dentaire (6 ans), suivies de l'internat en odontologie donnant accès au DES de chirurgie orale (4 ans) — soit environ 10 ans après le bac. Ce DES est le seul commun aux deux filières : il est ouvert aux médecins comme aux chirurgiens-dentistes.

Des DU et DIU complètent souvent la formation (implantologie, chirurgie pré-implantaire, pathologie de la muqueuse buccale, chirurgie orthognathique, cancérologie cervico-faciale). L'inscription à l'Ordre (des médecins ou des chirurgiens-dentistes) est obligatoire pour exercer.

Diplômes les plus adaptés

Autre
Diplôme d'État de docteur en médecine
Autre
DES de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie (internat de médecine, 6 ans)
Autre
DES de chirurgie orale (internat, 4 ans — ouvert aux médecins et aux chirurgiens-dentistes)

Diplômes envisageables

Autre
Diplôme d'État de docteur en chirurgie dentaire
Autre
DU / DIU d'implantologie orale et de chirurgie pré-implantaire

Certifications et permis

Requis
Inscription à l'Ordre des médecins (ou à l'Ordre des chirurgiens-dentistes) Obligatoire pour exercer légalement en France, avec inscription du titre de spécialiste au tableau.
Requis
AFGSU niveau 2 (gestes et soins d'urgence) Attestation validée pendant les études de santé et régulièrement recyclée.
Requis
DPC — développement professionnel continu Obligation légale de formation continue tous les 3 ans pour tous les professionnels de santé.
Requis
Radioprotection des patients Formation obligatoire et renouvelable pour utiliser les appareils de radiologie (panoramique, cone beam).
Atout
DU de chirurgie orthognathique ou de cancérologie cervico-faciale Surspécialisation valorisée pour accéder aux plateaux techniques hospitaliers de pointe.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Un plus Gestion d'un cabinet (comptabilité, équipe, matériel)
Indispensable Anatomie de la face, des mâchoires et de la cavité buccale
Indispensable Gestes de chirurgie orale (extractions complexes, kystes, greffes osseuses)
Indispensable Diagnostic et lecture d'imagerie (panoramique dentaire, cone beam, scanner)
Important Implantologie et chirurgie pré-implantaire
Important Anesthésie locale et loco-régionale
Important Prescription médicamenteuse et suivi post-opératoire
Important Dépistage des lésions et cancers de la muqueuse buccale

Les qualités qui comptent

Important Sang-froid face à l'urgence
Important Endurance et résistance à la charge de travail
Indispensable Dextérité et minutie du geste
Indispensable Rigueur et sens de l'asepsie
Important Écoute et pédagogie avec les patients anxieux

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le stomatologue partage sa journée entre les consultations et le bloc opératoire. En consultation, il reçoit des patients envoyés par leur dentiste ou leur médecin traitant : douleurs persistantes, dents incluses, lésions de la muqueuse, kystes, problèmes d'articulation de la mâchoire. Il examine, prescrit et interprète des radios (panoramique dentaire, cone beam, scanner), pose un diagnostic, puis décide du traitement.

Au bloc, il opère : extraction de dents de sagesse difficiles, ablation de kystes ou de tumeurs de la bouche, greffes osseuses et poses d'implants, réparation de fractures du visage après un accident, chirurgie des malformations des mâchoires (ostéotomies) en lien avec l'orthodontiste. Une partie de son activité tourne aussi autour du dépistage des cancers de la bouche, un enjeu majeur de santé publique. Il prescrit des médicaments, assure le suivi post-opératoire et travaille en équipe avec des dentistes, des ORL, des orthodontistes, des cancérologues et des anesthésistes.

Les conditions de travail

On exerce en cabinet de ville, en clinique ou à l'hôpital — souvent les deux. À l'hôpital, les journées sont longues et le rythme soutenu : consultations le matin, bloc l'après-midi, gardes et urgences traumatologiques (accidents de la route, de sport, rixes) qui tombent la nuit ou le week-end. En libéral, les horaires sont plus maîtrisés mais l'agenda reste chargé, avec la gestion du cabinet en plus. Le métier est peu fatigant sur le plan physique par rapport à un métier de chantier, mais il impose des positions statiques prolongées, une concentration extrême et une grande précision du geste. Aucun télétravail possible : tout se fait au contact du patient.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement hôpital, cabinet médical, bloc opératoire
Comment ça évolue ?

On peut se surspécialiser : implantologie et chirurgie pré-implantaire (l'activité dominante chez la plupart des praticiens), chirurgie orthognathique (mâchoires), cancérologie de la face, chirurgie reconstructrice, traumatologie faciale, chirurgie esthétique du visage. À l'hôpital, la carrière mène au poste de praticien hospitalier, puis à la responsabilité d'une unité ou d'un service, voire à une carrière hospitalo-universitaire (MCU-PH, PU-PH) mêlant soins, enseignement et recherche. Beaucoup s'installent en libéral, seuls ou en cabinet de groupe. Il est aussi possible de s'orienter vers l'expertise médicale, l'humanitaire (missions de chirurgie réparatrice de la face) ou la recherche clinique.

Bon à savoir : le titre de « stomatologue » est en voie d'extinction. Le DES de stomatologie n'existe plus : aujourd'hui, on devient soit chirurgien maxillo-facial et stomatologue (DES réservé aux médecins), soit spécialiste en chirurgie orale (DES accessible aux médecins et aux chirurgiens-dentistes). Les patients, eux, continuent de dire « stomato ».

Perspectives d'emploi

Favorable

Les effectifs sont très faibles et en baisse : environ 1 000 chirurgiens maxillo-faciaux et stomatologues recensés en France en 2022, et seulement 298 praticiens qualifiés en chirurgie orale (76 % de dentistes, 24 % de médecins). Les projections démographiques annoncent une forte contraction (de l'ordre de −20 % à l'horizon 2030 pour les stomatologues au sens strict), les départs en retraite n'étant pas compensés par le nombre d'internes formés. Résultat : les praticiens formés ne cherchent pas du travail, on les cherche. La densité moyenne tourne autour de 1 spécialiste pour 100 000 habitants, avec de fortes inégalités territoriales (0,1 à 0,4 pour 100 000 aux Antilles-Guyane et en Nouvelle-Calédonie), et des délais de rendez-vous souvent longs. Le vrai filtre n'est pas l'emploi, mais l'accès à l'internat : les places dans ces DES sont peu nombreuses et très demandées.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

StomatologisteMédecin stomatologisteChirurgien maxillo-facialChirurgien-dentiste spécialiste en chirurgie oraleChirurgien oralSpécialiste en chirurgie maxillo-faciale et stomatologiePraticien hospitalier en stomatologie

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireLibéral