En début de carrière, la rémunération se situe généralement entre le SMIC et environ 2 000 € brut par mois, soit à peu près 1 500 à 1 600 € net. Avec 3 à 5 ans d'expérience, on tourne autour de 2 100 à 2 500 € brut (1 650 à 1 950 € net). Les profils confirmés en bureau d'études, en ingénierie ou sur des postes à forte composante marchés publics peuvent dépasser 2 700 € brut. Les grandes entreprises et les groupes du BTP paient nettement mieux que les petites structures, et des primes (13e mois, intéressement, tickets restaurant) s'ajoutent souvent au fixe.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
Deux voies principales. La voie courte : un bac pro AGOrA (assistance à la gestion des organisations et de leurs activités) complété par une première expérience, ou le titre professionnel Secrétaire assistant (niveau bac, accessible en formation continue et en reconversion). La voie la plus recherchée par les employeurs : un bac+2, avec le BTS SAM (support à l'action managériale) ou le BTS GPME (gestion de la PME) pour le volet administratif, ou le BTS ATI (assistance technique d'ingénieur) pour un profil plus technique, très apprécié en bureau d'études et en industrie. Pour viser le bâtiment, le bac pro Technicien d'études du bâtiment option B (assistant en architecture) donne un vrai plus sur la lecture de plans et le vocabulaire chantier. L'alternance est la voie royale : elle permet d'acquérir en même temps la culture technique du secteur et les réflexes administratifs. Après quelques années, une licence professionnelle (gestion, management de projet, marchés publics) permet d'évoluer vers des postes de coordination.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
Le secrétaire technique assure la gestion et le suivi administratif de dossiers techniques (projet, chantier, mission, démarche qualité) et l'organisation générale de la structure. Concrètement, sa journée mélange des tâches très variées : réception des appels et des visiteurs, rédaction de courriers et de comptes rendus de réunion, mise en forme de rapports et de notices techniques, classement et archivage des plans et des dossiers, mise à jour des bases de données et des tableaux de suivi.
Il gère aussi les agendas de l'équipe technique, organise les réunions et les déplacements, commande les fournitures et fait le lien entre les ingénieurs, les clients, les fournisseurs et les sous-traitants. Dans le bâtiment, il prépare les dossiers d'appel d'offres et de marchés publics, suit les demandes de permis de construire, les situations de travaux et la facturation. En bureau d'études ou en laboratoire, il peut assister un ingénieur dans ses expérimentations, saisir des résultats d'essais ou préparer les documents qualité.
Le métier s'exerce principalement dans un bureau, sur des horaires de journée réguliers (35 à 39 h). L'effort physique est faible, mais la charge mentale peut être forte : il faut jongler entre plusieurs projets, gérer les urgences et absorber les pics d'activité (dépôt d'un appel d'offres, fin de chantier, audit qualité). Le télétravail partiel s'est répandu, souvent 1 à 2 jours par semaine, mais la présence sur site reste attendue parce que le poste est un point de contact permanent.
Les employeurs sont très divers : bureaux d'études et d'ingénierie, entreprises du BTP, agences d'architecture, industries, laboratoires de recherche, organismes de contrôle et de certification, hôpitaux, collectivités. Dans les petites structures, le secrétaire technique travaille souvent seul et devient l'interlocuteur de référence de l'entreprise — ce qui demande beaucoup d'autonomie. Des déplacements ponctuels sur les chantiers ou les sites de production sont possibles.
Avec l'expérience, on se spécialise dans un univers (bâtiment, énergie, industrie, santé, environnement) et le salaire suit. Les évolutions classiques : assistant de direction, responsable administratif, office manager, assistant chef de projet ou coordinateur de projet. Dans le BTP, un secrétaire technique bien formé peut basculer vers des postes d'assistant conducteur de travaux, de chargé d'appels d'offres ou de gestionnaire de marchés publics. Une reprise d'études (licence professionnelle, titre RNCP, VAE) ouvre aussi la porte aux métiers de la gestion, des achats ou des ressources humaines. L'automatisation et l'IA font disparaître les tâches de saisie pure : les profils qui montent sont ceux qui maîtrisent les outils numériques et comprennent réellement le contenu technique des dossiers.
Les offres restent nombreuses et régulières : plusieurs centaines d'annonces sont publiées en permanence pour des postes d'assistant technique bureau d'études, d'assistant travaux ou de secrétaire du bâtiment. Le marché ne s'effondre pas, mais il se transforme : la saisie et le classement se numérisent, et les employeurs recrutent désormais des profils qui maîtrisent réellement les outils numériques et comprennent le contenu technique des dossiers. Les secteurs les plus demandeurs sont le BTP et l'ingénierie, l'industrie, la santé et les professions libérales. Le recrutement se fait beaucoup après une alternance ou une première expérience de 1 à 3 ans, et l'intérim sert souvent de porte d'entrée.