Psychomotricien / Psychomotricienne

Psychomotricienne
À partir du Bac +3 Emploi : Favorable
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Psychomotricien / Psychomotricienne
Kateryna Hliznitsova / Unsplash
Salaire net ~1 482 – 2 340 €/mois
Télétravail Non
Horaires Standard (9h-17h)

Aperçu rapide

Le psychomotricien aide les personnes à se réconcilier avec leur corps quand celui-ci exprime un mal-être : gestes maladroits, agitation, angoisses, retard de développement. Avec du jeu, de la relaxation, de la danse ou des parcours moteurs, il rééduque le lien entre le corps et l'esprit. On le retrouve auprès de bébés prématurés comme de personnes âgées, à l'hôpital, en institut spécialisé ou en cabinet libéral.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 482 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 900 € brut
Expérimenté
2 340 €
net / mois
≈ 1,6 SMIC
3 000 € brut

En début de carrière, un psychomotricien salarié gagne environ 1 800 à 2 200 € brut par mois (grille de la fonction publique hospitalière revalorisée par le Ségur, primes comprises). Avec l'ancienneté, la rémunération monte progressivement vers 2 500 à 3 000 € brut, et jusqu'à ~3 300-3 500 € en fin de carrière ou sur un poste d'encadrement (cadre de santé). Le secteur privé associatif (conventions 51 et 66) se situe dans des ordres de grandeur proches. En libéral, la séance d'environ une heure se facture entre 50 et 70 € : les revenus peuvent être supérieurs, mais les séances ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale (sauf forfait précoce TND pour les moins de 12 ans), ce qui limite le remplissage du planning, et il faut déduire charges et cotisations. Beaucoup de professionnels cumulent un mi-temps salarié et une activité libérale.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +3
Diplôme de référence : Diplôme d'État de psychomotricien

Le diplôme d'État (DE) de psychomotricien est obligatoire pour exercer : c'est un diplôme reconnu au grade licence (bac+3), préparé en 3 ans dans une trentaine d'instituts de formation en psychomotricité (IFP), publics ou privés, souvent rattachés à une université ou à un CHU.

L'accès se fait principalement après le bac via Parcoursup (dossier + parfois entretien ; quelques instituts ont conservé un concours), ou après une première année de santé (PASS / L.AS) pour une partie des places. Un bac général avec les spécialités SVT, physique-chimie ou HLP est le profil le plus fréquent, mais le bac STL, ST2S ou un bac pro santé peuvent aussi convenir avec un bon dossier.

La formation alterne cours théoriques (anatomie, neurosciences, psychologie du développement, psychiatrie), enseignements de psychomotricité et stages cliniques (environ 600 heures sur les 3 ans), avec une pratique corporelle personnelle (danse, expression, relaxation). Elle se conclut par un mémoire et une mise en situation professionnelle.

À noter : les frais de scolarité varient énormément — de quelques centaines à ~4 500 € par an dans le public, de 5 300 à 11 500 € par an en école privée (ISRP par exemple). Après le DE, on peut se spécialiser par un DU/DIU (autisme, gériatrie, périnatalité...), un master, ou préparer le diplôme de cadre de santé après 4 ans d'exercice.

Diplômes les plus adaptés

Bac+3
Diplôme d'État de psychomotricien

Diplômes envisageables

Autre
PASS ou L.AS (1re année d'études de santé) comme voie d'accès à la formation
Autre
DU / DIU de spécialisation (autisme et TND, périnatalité, gériatrie, troubles des apprentissages)
Autre
Diplôme de cadre de santé (évolution après 4 ans d'exercice)

Certifications et permis

Requis
Enregistrement du diplôme au répertoire RPPS (ex-ADELI) Démarche obligatoire auprès de l'ARS avant de pouvoir exercer, en libéral comme en salariat.
Requis
AFGSU niveau 2 (gestes et soins d'urgence) Attestation délivrée pendant la formation initiale et exigée dans la plupart des établissements de santé.
Atout
Permis B Très utile pour les postes en SESSAD ou en libéral, qui impliquent des déplacements à domicile ou en école.
Atout
Formations aux approches spécifiques (Snoezelen, méthode Bullinger, TEACCH, ABA...) Atouts sérieux à l'embauche, notamment auprès des publics autistes ou polyhandicapés.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Réalisation d'un bilan psychomoteur
Indispensable Techniques de relaxation et de régulation du tonus
Indispensable Médiations corporelles et artistiques (jeu, danse, musique, expression)
Important Connaissance du développement de l'enfant et des neurosciences
Important Rédaction de comptes rendus et de projets de soins
Important Connaissance des troubles du neurodéveloppement (TSA, TDAH, troubles Dys)

Les qualités qui comptent

Indispensable Sens de l'observation
Indispensable Écoute et empathie
Indispensable Patience et persévérance
Important Créativité et sens du jeu
Important Capacité d'adaptation aux publics et aux âges
Important Recul émotionnel et gestion du stress

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Tout commence par un bilan psychomoteur : sur prescription médicale, le psychomotricien observe et teste la personne (équilibre, coordination, latéralité, tonus musculaire, repérage dans l'espace et le temps, gestion des émotions). Ce bilan aboutit à un projet de soins personnalisé, qu'il rédige et présente à la famille et à l'équipe.

Ensuite viennent les séances, seul à seul ou en petit groupe, généralement de 30 à 45 minutes. Les outils sont très concrets et souvent ludiques : parcours moteurs, ballons, trampoline, jeux d'équilibre, pâte à modeler, dessin, danse, musique, relaxation, massages, travail devant le miroir, expression corporelle. Avec un enfant qui a des troubles de l'attention ou un trouble du spectre autistique, avec un adolescent anxieux, avec un adulte en psychiatrie ou avec une personne âgée qui perd ses repères, les médiations ne seront pas les mêmes — c'est tout l'art du métier.

Entre les séances, il y a aussi de l'écrit (comptes rendus, notes d'évolution), des réunions d'équipe pluridisciplinaire avec médecins, psychologues, orthophonistes, ergothérapeutes ou éducateurs, et beaucoup d'échanges avec les familles, qu'il conseille et forme pour prolonger le travail à la maison.

Les conditions de travail

Les lieux d'exercice sont très variés : hôpitaux et services de pédiatrie ou de psychiatrie, centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP), instituts médico-éducatifs (IME), SESSAD (interventions à domicile ou à l'école), crèches, maisons d'accueil spécialisées, EHPAD, centres de rééducation, cabinet libéral. Environ un tiers des psychomotriciens exercent en libéral, les autres sont salariés du public ou du privé associatif — et beaucoup cumulent plusieurs mi-temps dans des structures différentes.

Les horaires sont plutôt réguliers, en journée et en semaine, avec peu de nuits ou de week-ends : c'est l'un des attraits du métier. En revanche il faut être physiquement disponible : on travaille beaucoup au sol, debout, en mouvement, parfois en portant ou en accompagnant un patient. Le métier est aussi exigeant émotionnellement (handicap lourd, fin de vie, troubles psychiatriques) : savoir prendre du recul et se faire superviser est essentiel. Le télétravail n'est pas envisageable, hormis quelques séances de guidance parentale à distance.

Télétravail Non
Horaires Standard (9h-17h)
Effort physique Modéré
Environnement hôpital, bureau, école, domicile
Comment ça évolue ?

Après quelques années, on se spécialise souvent via un DU ou un DIU : autisme et troubles du neurodéveloppement, périnatalité et prise en charge du nouveau-né, gériatrie et maladie d'Alzheimer, troubles des apprentissages, douleur, thérapie psychocorporelle. Beaucoup s'installent alors en libéral, seuls ou en maison de santé pluriprofessionnelle.

Autres voies : le diplôme de cadre de santé (accessible après 4 ans d'exercice) pour encadrer un service ou enseigner en institut de formation, un master en sciences de l'éducation, en santé publique ou en psychologie pour aller vers la recherche, la formation ou la coordination de projet. Certains créent leur propre structure ou se réorientent vers des métiers proches (ergothérapie, psychologie, enseignement spécialisé) grâce à des passerelles.

Perspectives d'emploi

Favorable

La demande est solide et en croissance : besoins liés au repérage précoce des troubles du neurodéveloppement (autisme, TDAH, troubles Dys), au vieillissement de la population (EHPAD, Alzheimer) et au développement des plateformes de coordination TND. Les offres sont nombreuses, notamment en SESSAD, IME, EHPAD et établissements psychiatriques, et plusieurs régions rurales peinent à recruter. Selon les données InserJeunes 2024, environ 64 % des diplômés sont en emploi salarié six mois après la fin de leur formation. Attention toutefois : les postes sont fréquemment à temps partiel (d'où le cumul de plusieurs employeurs), la concurrence est plus forte dans les grandes villes et surtout en Île-de-France, et l'installation en libéral demande de se constituer une patientèle dans un contexte où les séances restent majoritairement à la charge des familles.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Psychorééducateur / PsychorééducatriceRééducateur / Rééducatrice en psychomotricitéThérapeute en psychomotricitéPsychomotricien D.E.Thérapeute psychomoteurPsychomot'

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publiqueLibéral