Rémunération de fonctionnaire, calculée à partir d'un indice majoré multiplié par la valeur du point d'indice (4,92278 € par mois, inchangée depuis juillet 2023). L'échelon 1 de la classe normale correspond à environ 1 944 € brut de traitement seul, auxquels s'ajoutent l'ISAE (indemnité de suivi et d'accompagnement des élèves, doublée en 2023) et la prime d'attractivité versée en début de carrière : un débutant se situe donc autour de 2 100 à 2 400 € brut, soit environ 1 800 à 2 000 € net mensuels. Pendant la formation : ~1 400 € net en M1 (élève fonctionnaire) puis ~1 800 € net en M2 (professeur stagiaire). La carrière se déroule sur trois grades — classe normale (11 échelons), hors classe (accessible après environ 9 ans) et classe exceptionnelle — avec une fin de carrière pouvant dépasser 4 800 € brut. S'ajoutent selon les cas l'indemnité REP/REP+, la direction d'école ou les heures d'APC. Chiffres 2026, à vérifier au moment de candidater.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
Voie principale : le CRPE (concours de recrutement de professeurs des écoles). Attention, la réforme change tout à partir de la session 2026 : le concours redevient accessible dès la 3ᵉ année de licence (bac+3), quelle que soit la mention de licence. Une nouvelle licence « professorat des écoles » ouvre à la rentrée 2026 et prépare spécifiquement au métier dès l'après-bac ; elle remplace le parcours préparatoire au professorat des écoles (PPPE). Les lauréats poursuivent ensuite en master enseignement et éducation (M2E, ex-master MEEF 1er degré) : élève fonctionnaire rémunéré ~1 400 € net en M1, puis professeur stagiaire à mi-temps devant élèves rémunéré ~1 800 € net en M2, avant la titularisation. Pendant une période de transition (sessions 2026 et 2027), l'ancien concours à bac+5 (master MEEF) coexiste avec le nouveau concours à bac+3 pour ne pas pénaliser les étudiants déjà engagés. Il existe aussi un troisième concours (pour les personnes ayant une expérience professionnelle), un concours interne (fonctionnaires) et un recrutement de contractuels dans certaines académies en tension. Les études se font à l'université et en INSPÉ (Institut national supérieur du professorat et de l'éducation), présent dans chaque académie.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
Le professeur des écoles a la responsabilité d'une classe entière, souvent 25 élèves, sur toute une année scolaire. Il enseigne l'ensemble des matières du programme : lecture, écriture, mathématiques, questionner le monde, histoire-géographie, sciences, langue vivante, arts plastiques, musique et éducation physique. En maternelle, le travail passe surtout par le jeu, la manipulation et le langage ; en élémentaire, on entre dans les apprentissages fondamentaux et la méthode.
Au quotidien, la journée devant les élèves représente 24 heures par semaine, mais le métier ne s'arrête pas là. Préparation des séances, création de supports, corrections, remplissage du livret scolaire, réunions d'équipe, conseils de maîtres, rendez-vous avec les parents, organisation des sorties : le CIDJ estime 15 à 20 heures de travail personnel supplémentaires chaque semaine. Le professeur adapte aussi ses activités aux élèves en difficulté ou en situation de handicap, en lien avec les AESH et le RASED.
On exerce en école maternelle ou élémentaire, publique ou privée sous contrat, en ville comme à la campagne (parfois en classe unique multi-niveaux). Les horaires sont réguliers — journée scolaire, mercredi souvent libéré, vacances scolaires — mais le rythme est dense : on est debout, en mouvement, sollicité en permanence, et la voix comme la patience sont mises à l'épreuve. Le travail à distance est impossible face aux élèves ; seule la préparation des cours se fait à la maison.
Les premières années sont souvent celles de la mobilité : les jeunes titulaires sont affectés selon un barème de points, parfois sur des postes de remplaçant (brigade, ZIL) ou dans une académie qu'ils n'avaient pas choisie. C'est l'un des points à connaître avant de se lancer.
On peut se spécialiser en passant le CAPPEI pour enseigner auprès d'élèves à besoins éducatifs particuliers (ULIS, SEGPA, IME, unités d'enseignement en hôpital ou en milieu pénitentiaire). D'autres voies : devenir directeur d'école, conseiller pédagogique auprès de l'inspection, maître formateur (CAFIPEMF) pour former les futurs enseignants, référent numérique, ou passer le concours d'inspecteur de l'Éducation nationale (IEN) ou de personnel de direction. Le métier ouvre aussi des passerelles vers la formation d'adultes, l'édition scolaire, la médiation culturelle, l'enseignement français à l'étranger (AEFE) ou les métiers du secteur éducatif et social.
Le recrutement reste soutenu : chaque année, plusieurs milliers de postes sont ouverts au CRPE, et l'Éducation nationale est le premier employeur de France. Après plusieurs années de crise d'attractivité, la situation s'améliore — en 2025, le nombre de postes non pourvus au CRPE externe public a chuté de 55 % par rapport à 2024 (525 contre 1 163). Les tensions restent fortes dans quatre académies : Créteil, Versailles, Guyane et Mayotte, où des postes ne trouvent toujours pas preneur (dans l'académie de Créteil, 638 admis seulement pour 869 postes en 2025). Concrètement, cela veut dire des taux de réussite au concours plus élevés dans ces académies, mais une première affectation souvent loin de chez soi. Le remplacement et les recrutements de contractuels offrent aussi des portes d'entrée. Emploi très stable une fois titularisé (statut de fonctionnaire), avec la possibilité de demander une mutation au fil des années.