Producteur / Productrice audiovisuel et cinéma

Productrice audiovisuel et cinéma
À partir du Bac +3 Emploi : Tendu
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Producteur / Productrice audiovisuel et cinéma
Brands&People / Unsplash
Salaire net ~1 716 – 5 460 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le producteur audiovisuel et cinéma, c'est celui qui transforme une idée de film, de série ou de documentaire en projet réel : il choisit les scénarios, trouve l'argent, recrute les équipes et veille à ce que le tournage arrive au bout. À la fois passionné d'histoires et chef d'entreprise, il prend le risque financier du projet et l'accompagne jusqu'aux écrans. Si tu aimes le cinéma autant que le fait de monter des projets et de convaincre, ce métier est un poste de commande.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 716 €
net / mois
≈ 1,2 SMIC
2 200 € brut
Expérimenté
5 460 €
net / mois
≈ 3,8 SMIC
7 000 € brut

Les débuts se font rarement au poste de producteur : un assistant ou chargé de production démarre autour de 2 000 à 2 500 € brut par mois (le CIDJ cite environ 2 400 € brut pour un chargé de production cinéma-audiovisuel). Un directeur de production expérimenté se situe entre 4 000 et 7 000 € brut mensuels. Le producteur délégué, lui, est le plus souvent chef d'entreprise : sa rémunération dépend du volume et du succès de ses productions, avec de très fortes disparités — d'un revenu modeste dans une petite structure de documentaire à plusieurs dizaines de milliers d'euros mensuels sur des longs métrages à gros budget. S'ajoutent parfois des parts de coproduction et un intéressement aux recettes. À noter : beaucoup de postes du secteur sont rémunérés au cachet ou en CDD d'usage, avec des périodes non travaillées entre deux projets — le revenu annuel réel est donc souvent inférieur au salaire mensuel affiché.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +3
Diplôme de référence : BTS Métiers de l'audiovisuel option gestion de production

Il n'existe pas de diplôme unique « producteur » : le métier s'atteint par l'expérience, mais une formation solide en production audiovisuelle, en gestion ou en droit facilite énormément l'entrée. Trois grandes voies existent.

La voie technique et opérationnelle : le BTS Métiers de l'audiovisuel option gestion de production (bac+2) est la porte d'entrée la plus directe. Il forme aux aspects logistiques, administratifs, juridiques et financiers d'un projet et mène aux postes d'assistant puis de chargé de production. Il peut se poursuivre par une licence professionnelle ou un bachelor en production.

La voie universitaire : une licence Arts du spectacle / Cinéma et audiovisuel, puis un master spécialisé en production audiovisuelle, en gestion de projets culturels ou en droit de la propriété intellectuelle. Un master en droit, en école de commerce ou en gestion est aussi une excellente base, la production étant avant tout un métier de montage financier et contractuel.

La voie des grandes écoles : La Fémis (spécialité production), l'ESRA, la CinéFabrique, 3iS, l'ESEC, l'EICAR, l'IESA. La Fémis se prépare sur concours après un bac+2 et reste extrêmement sélective (environ 3 % d'admis toutes spécialités confondues).

Dans tous les cas, ce qui compte autant que le diplôme : les stages, l'alternance et le réseau. Beaucoup de producteurs ont démarré comme stagiaires de production sur des tournages, ou ont produit leurs propres courts-métrages pour se faire connaître.

Diplômes les plus adaptés

Bac+2
BTS Métiers de l'audiovisuel option gestion de production
Bac+5
Diplôme de l'École nationale supérieure des métiers de l'image et du son (La Fémis) spécialité production
Bac+5
Master Cinéma et audiovisuel (parcours production / distribution)

Diplômes envisageables

Bac+3
Licence Arts du spectacle parcours Études cinématographiques et audiovisuelles
Bac+3
Licence professionnelle Techniques du son et de l'image / Métiers de la production audiovisuelle
Bac+5
Diplôme de l'ESRA (École supérieure de réalisation audiovisuelle) filière production
Bac+5
Master Droit de la propriété intellectuelle / Droit des industries culturelles
Bac+5
Diplôme d'école de commerce / Master Management des industries culturelles et créatives

Certifications et permis

Atout
Permis B Très utile pour les repérages, les déplacements sur les lieux de tournage et les allers-retours entre bureau et plateau.
Atout
Statut d'intermittent du spectacle (507 heures) Ce n'est pas une certification mais un régime d'assurance chômage : la plupart des postes de production en début de carrière s'exercent en CDD d'usage sous ce statut.
Atout
Immatriculation d'une société de production et agrément CNC Nécessaire pour produire en son nom propre et accéder aux aides du Centre national du cinéma et de l'image animée.
Atout
Anglais professionnel (niveau B2/C1, TOEIC ou équivalent) Indispensable pour les coproductions internationales, les marchés du film et les ventes à l'étranger.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Montage financier et recherche de financements (CNC, chaînes, plateformes, régions)
Indispensable Élaboration et suivi d'un budget de production (devis, plan de trésorerie)
Indispensable Droit des contrats et de la propriété intellectuelle (droits d'auteur, cessions, contrats de travail)
Indispensable Lecture et analyse de scénario, accompagnement de l'écriture
Important Planification et logistique de tournage (plan de travail, autorisations, assurances)
Important Connaissance de la chaîne de diffusion : distribution, festivals, ventes internationales
Important Anglais professionnel (coproductions et marchés du film)

Les qualités qui comptent

Important Sens du relationnel et capacité à construire un réseau
Indispensable Sens de la négociation et de la persuasion
Indispensable Prise de décision et gestion du risque
Important Résistance au stress et à la pression
Important Curiosité artistique et flair pour repérer un bon projet
Un plus Diplomatie et médiation entre artistiques et financiers

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le producteur passe une grande partie de son temps à lire et à choisir des projets : scénarios, notes d'intention, dossiers de documentaires. Quand un projet lui plaît, il accompagne l'écriture avec l'auteur et le réalisateur, parfois pendant plusieurs années, jusqu'à ce que le film soit « prêt à tourner ».

Vient ensuite la partie la plus stratégique : trouver l'argent. Il monte le plan de financement en démarchant les chaînes de télévision et les plateformes, en déposant des dossiers d'aide au CNC et dans les régions, en négociant avec les distributeurs, les vendeurs internationaux et parfois des coproducteurs étrangers. En parallèle, il construit le budget et le devis du film, poste par poste.

Une fois le financement bouclé, il constitue les équipes : réalisateur, directeur de production, chef opérateur, comédiens. Il signe les contrats, gère les droits, les assurances, les autorisations de tournage. Pendant le tournage, il ne tient pas la caméra : il suit l'avancement, arbitre les dépassements de budget, résout les crises. Enfin, il pilote la postproduction puis la sortie du film : festivals, distributeurs, salles, plateformes, promotion.

Les conditions de travail

Le métier se pratique majoritairement dans des sociétés de production (souvent de petites structures de quelques personnes), dans des chaînes de télévision, des plateformes de streaming ou en créant sa propre boîte. Le quotidien alterne entre le bureau — mails, réunions, dossiers de financement, négociations — et le terrain : plateaux de tournage, marchés du film, festivals (Cannes, Annecy, Séries Mania).

Les horaires sont très irréguliers, surtout en période de tournage : la convention collective de la production cinématographique autorise jusqu'à 12 h de travail quotidien et des semaines exceptionnelles chargées. Soirs, week-ends et déplacements font partie du jeu. Une partie du travail (lecture, financement, administration) peut se faire à distance, mais la coordination et le tournage exigent d'être présent.

La pression est réelle : c'est le producteur qui porte le risque financier. Un film qui ne trouve pas son public ou qui dérape en budget peut mettre une structure en difficulté. En contrepartie, le système français d'aides publiques (CNC, régions, obligations d'investissement des diffuseurs) amortit une partie de ce risque, ce qui rend le métier plus viable qu'ailleurs.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Faible
Environnement bureau, studio, extérieur, scène
Comment ça évolue ?

On ne devient presque jamais producteur directement après ses études. Le parcours classique commence comme assistant ou attaché de production, puis chargé de production, puis directeur de production ou producteur exécutif, avant d'accéder à la fonction de producteur délégué — celui qui porte le projet.

Ensuite, plusieurs voies s'ouvrent : se spécialiser (fiction, documentaire, animation, série, publicité, podcast), créer sa propre société de production, ou passer côté diffuseur en devenant directeur de la fiction ou responsable des acquisitions dans une chaîne ou une plateforme. Certains basculent vers la distribution, la vente internationale, la direction d'un festival ou d'un fonds de soutien. Les compétences acquises — montage de projet, négociation, gestion budgétaire — sont aussi transférables vers la communication, l'événementiel ou le management culturel.

Perspectives d'emploi

Tendu

Le secteur de l'audiovisuel et du cinéma français est dynamique — porté par les plateformes de streaming, la production de séries et les aides du CNC — mais l'accès aux postes reste très concurrentiel, en particulier sur les fonctions de production où les candidats sont nombreux. Plus de 80 % des salariés du secteur travaillent en CDD, majoritairement sous le statut d'intermittent du spectacle, ce qui implique une alternance de périodes de travail intense et de périodes creuses. Les recrutements se font largement par le réseau et la réputation : les stages, l'alternance et les premières expériences sur des tournages comptent autant qu'un diplôme. Les profils qui combinent une vraie culture cinématographique, des compétences financières et juridiques solides et un bon anglais tirent leur épingle du jeu, notamment sur les coproductions internationales et les projets pour plateformes.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Producteur / Productrice cinémaProducteur / Productrice de filmProducteur / Productrice radioProducteur exécutif / Productrice exécutiveChargé / Chargée de production audiovisuelleChargé / Chargée de production cinématographiqueChargé / Chargée de postproductionAttaché / Attachée de production audiovisuelleAssistant / Assistante d'émission audiovisuelleSecrétaire de production cinémaProducteur délégué / Productrice déléguéeProducer

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIndépendant / Auto-entrepreneurChef d'entrepriseIntermittent du spectacleApprenti / Alternant