La rémunération suit la grille indiciaire de la fonction publique d'État. Un attaché débutant perçoit environ 1 950 € brut par mois de traitement indiciaire, hors primes ; en fin de carrière (hors classe), le traitement dépasse 4 000 € brut mensuels. S'y ajoutent le régime indemnitaire (IFSE, complément indemnitaire annuel), une éventuelle indemnité liée aux fonctions d'agent comptable et, dans de nombreux établissements, un logement de fonction par nécessité absolue de service — un avantage matériel important, en contrepartie d'astreintes. Un SAENES faisant fonction de gestionnaire démarre plus bas, autour de 1 836 € brut mensuels de traitement indiciaire.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
L'accès se fait par concours de la fonction publique d'État. Voie principale : le concours d'attaché d'administration de l'État (AAE), ouvert au niveau licence (bac+3) — soit par les Instituts régionaux d'administration (IRA), avec depuis janvier 2025 une formation rémunérée de 8 mois alternant cours et stages, soit par le concours propre au ministère de l'Éducation nationale (AAE-MENJ). Les études les plus adaptées en amont : licence AES, licence de droit, licence d'économie-gestion, BUT GEA, ou un master d'administration publique préparé en IPAG/CPAG. Les classes « Prépa Talents » permettent de préparer ces concours avec un accompagnement et une bourse. Autre voie, à partir du bac : le concours de secrétaire administratif de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur (SAENES, catégorie B), qui permet d'occuper des fonctions de gestionnaire, notamment en collège, puis d'évoluer vers le corps des attachés par concours interne ou liste d'aptitude. Des postes sont aussi ouverts à des agents contractuels titulaires d'un bac+3 en gestion, comptabilité ou droit public. Une fois nommé, le secrétaire général d'EPLE suit une formation initiale statutaire obligatoire la première année, pilotée par l'IH2EF.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
Le matin, l'intendant (secrétaire général d'EPLE) vérifie les effectifs du self et valide les commandes de denrées avec le chef de cuisine. Dans la foulée, il traite une fuite d'eau signalée dans l'aile B, contacte l'entreprise de maintenance, puis reprend la préparation du budget qui sera voté au prochain conseil d'administration. Au fil de la journée : suivi des dépenses et des recettes, rédaction et suivi de marchés publics (fournitures, entretien, transport), gestion des bourses et des frais de demi-pension des familles, commandes de manuels et d'équipements, plannings des agents techniques.
Il ou elle encadre concrètement une équipe : agents d'accueil, d'entretien, de restauration, personnels administratifs. Cela signifie recruter avec la collectivité, répartir les missions, gérer les congés, régler les tensions. L'autre grande partie du métier, c'est la sécurité : suivi des commissions de sécurité, des exercices d'évacuation, du plan particulier de mise en sûreté, des règles d'hygiène en cuisine (HACCP), des travaux à programmer avec le département (collèges) ou la région (lycées).
On exerce dans un collège, un lycée ou un lycée professionnel, le plus souvent dans un bureau proche de celui du chef d'établissement — mais on passe une bonne partie de la journée à circuler : cuisine, ateliers, salles, chaufferie, cour. Le rythme suit l'année scolaire : très dense à la rentrée, à la préparation budgétaire (automne) et à la clôture des comptes. Les conseils d'administration se tiennent souvent en fin de journée ou en soirée.
C'est un poste de fonctionnaire de catégorie A, relevant en général du corps des attachés d'administration de l'État affectés à l'éducation nationale ; certains postes de collège sont tenus par des secrétaires administratifs (SAENES) ou par des agents contractuels. Particularité appréciable : le gestionnaire fait partie des personnels pouvant être logés par nécessité absolue de service, c'est-à-dire disposer d'un logement de fonction dans l'établissement — en contrepartie d'astreintes. Le travail est peu physique, mais exige d'être disponible et de savoir gérer plusieurs urgences en même temps.
On commence souvent sur un collège de taille modeste, puis on rejoint un lycée plus important, avec un budget et des équipes plus larges. Une évolution classique consiste à devenir agent comptable, c'est-à-dire à tenir la comptabilité d'un groupement de plusieurs établissements. Ensuite, plusieurs portes s'ouvrent : chef de division ou chef de service en rectorat ou en DSDEN (services financiers, ressources humaines, marchés publics), poste de direction dans un établissement d'enseignement supérieur, ou encore concours de personnel de direction pour devenir principal ou proviseur adjoint. Les compétences acquises (finances publiques, achats, gestion de patrimoine, management) permettent aussi de rejoindre une collectivité territoriale, un établissement hospitalier ou une autre administration.
Il existe plus de 7 000 collèges et lycées publics en France, chacun devant disposer d'un secrétaire général (adjoint gestionnaire) : les besoins sont donc permanents et répartis sur tout le territoire. Le métier connaît des difficultés d'attractivité, ce qui multiplie les postes vacants et conduit les académies à recruter aussi des agents contractuels, à créer des postes de remplaçants en équipe mobile et à ouvrir largement les concours internes. Pour un jeune diplômé en gestion, droit ou AES, c'est une porte d'entrée assez accessible vers un poste à responsabilités dans la fonction publique, avec une réelle mobilité géographique possible.