Ingénieur / Ingénieure en informatique embarquée

Ingénieure en informatique embarquée
À partir du Bac +5 Emploi : Favorable
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Ingénieur / Ingénieure en informatique embarquée
Vishnu Mohanan / Unsplash
Salaire net ~2 175 – 4 650 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)

Aperçu rapide

Tu veux savoir qui écrit le code caché dans une voiture, un satellite, une montre connectée ou un respirateur d'hôpital ? C'est l'ingénieur en informatique embarquée. Il conçoit des programmes qui tournent directement sur des puces électroniques minuscules, avec très peu de mémoire, sans droit à l'erreur — parce qu'un bug dans un airbag ou un avion, ça ne pardonne pas.

Combien ça paye ?

Début de carrière
2 175 €
net / mois
≈ 1,5 SMIC
2 900 € brut
Expérimenté
4 650 €
net / mois
≈ 3,3 SMIC
6 200 € brut

En début de carrière, un ingénieur en informatique embarquée gagne environ 2 900 à 3 500 € brut par mois (35 000 à 42 000 € brut par an) ; l'APEC situe 80 % des postes entre 35 000 et 50 000 € brut annuels, avec une moyenne autour de 42 000 €. Après 3 à 5 ans, la fourchette monte à 45 000 - 65 000 € brut par an, et les profils seniors ou architectes atteignent 60 000 à 90 000 € (soit 5 000 à 7 500 € brut par mois). Le salaire médian du métier est estimé autour de 52 000 € brut annuels en 2026. Le secteur pèse lourd : l'aéronautique, la défense et les semi-conducteurs paient 10 à 25 % de plus que la moyenne, et l'Île-de-France, Toulouse, Grenoble et Sophia Antipolis sont au-dessus du reste du pays. S'y ajoutent souvent primes de participation, intéressement et primes de projet.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +5
Diplôme de référence : Diplôme d'ingénieur spécialité systèmes embarqués et télécommunications (INSA Hauts-de-France)

Le métier est accessible à bac + 5 : diplôme d'ingénieur (spécialité systèmes embarqués, électronique, informatique industrielle, génie électrique et informatique industrielle, télécommunications) ou master universitaire d'informatique / EEA avec un parcours systèmes embarqués, temps réel ou intelligence embarquée. Écoles de référence : ESIEE Paris, ENSEA, Efrei, ESIGELEC, ENSSAT Lannion, ISEP, INSA, ENSTA Bretagne, CESI, Polytech (Nice, Savoie, Angers, Orléans...). Beaucoup de ces cursus existent en apprentissage, ce qui est un vrai atout pour l'embauche.

Parcours types après le bac (spécialités maths + physique-chimie ou NSI conseillées) : soit prépa scientifique (MP2I, MPSI, PCSI, PTSI) puis école d'ingénieurs, soit prépa intégrée en 5 ans, soit la voie technologique. On peut aussi entrer par un BUT GEII ou un BTS CIEL, puis rejoindre une école d'ingénieurs en admission parallèle ou poursuivre en licence puis master. Sans bac + 5, on exerce plutôt comme technicien supérieur en électronique ou en informatique industrielle, avec une évolution possible vers l'ingénierie via l'expérience, la VAE ou une formation en alternance (CNAM).

Diplômes les plus adaptés

Bac+5
Diplôme d'ingénieur spécialité systèmes embarqués et télécommunications (INSA Hauts-de-France)
Bac+5
Diplôme d'ingénieur du CESI spécialité systèmes électriques et électroniques embarqués
Bac+5
Diplôme d'ingénieur ESIEE Paris, filière systèmes embarqués (possible en apprentissage)
Bac+5
Master informatique, parcours systèmes embarqués / intelligence embarquée / temps réel

Diplômes envisageables

Bac+3
BUT génie électrique et informatique industrielle (GEII), parcours électronique et systèmes embarqués
Bac+2
BTS CIEL (cybersécurité, informatique et réseaux, électronique) option B électronique et réseaux

Certifications et permis

Atout
Anglais technique certifié (TOEIC, Cambridge) Un score d'anglais est exigé à la sortie de la plupart des écoles d'ingénieurs et attendu par les recruteurs de l'embarqué.
Atout
Formation sécurité fonctionnelle ISO 26262 (automobile) ou DO-178C (aéronautique) Très valorisée pour travailler sur des systèmes critiques certifiés ; souvent suivie en entreprise après l'embauche.
Atout
Habilitation Défense (Confidentiel / Secret) Nécessaire pour les projets de défense et de spatial militaire ; la procédure est menée par l'employeur.
Atout
Habilitation électrique (B1V, BR) Utile quand on intervient soi-même sur des bancs de test ou des prototypes sous tension.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Important Anglais technique
Indispensable Programmation en C et C++
Indispensable Systèmes temps réel et RTOS (FreeRTOS, Zephyr, Linux embarqué)
Indispensable Architecture des microcontrôleurs et des microprocesseurs
Important Débogage matériel et instrumentation (oscilloscope, analyseur logique, JTAG)
Important Tests, validation et normes de sécurité (ISO 26262, DO-178C, IEC 62304)
Important Lecture de schémas électroniques et protocoles de communication (CAN, SPI, I2C, UART)
Un plus Cybersécurité embarquée

Les qualités qui comptent

Indispensable Rigueur et méthode
Important Travail en équipe pluridisciplinaire
Important Curiosité technologique et envie d'apprendre en continu
Indispensable Ténacité face aux bugs difficiles

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

L'informatique embarquée, c'est du logiciel qui vit à l'intérieur d'un objet : une caméra de recul, un drone, une pompe à insuline, un boîtier de télépéage, un satellite. L'ingénieur en informatique embarquée commence par traduire un besoin (« la voiture doit détecter un piéton en moins de 100 millisecondes ») en architecture technique : quel microcontrôleur, quelle mémoire, quel système temps réel, quels capteurs. Il écrit ensuite le code — le plus souvent en C et C++, parfois en Rust, en assembleur ou en Python pour les outils —, le fait tourner sur des cartes de prototypage, et le débogue avec des sondes, des oscilloscopes et des analyseurs logiques.

Une grosse partie du métier, c'est le test et la validation. On ne met pas à jour un calculateur de freinage comme une appli de téléphone : chaque ligne doit être tracée, documentée, testée et parfois certifiée selon des normes de sécurité (ISO 26262 dans l'automobile, DO-178C dans l'aéronautique, IEC 62304 dans le médical). L'ingénieur écrit des scénarios de test, analyse les résultats, chasse les bugs qui n'apparaissent qu'une fois sur mille, et optimise sans arrêt : gagner 2 kilo-octets de mémoire ou 5 milliampères de consommation peut décider du succès du produit.

Les conditions de travail

On travaille surtout en bureau d'études ou en labo, dans un service R&D, chez un constructeur (automobile, aéronautique, défense, spatial, médical, objets connectés) ou dans une société d'ingénierie / ESN qui intervient chez ces clients. Le rythme est celui d'un projet : plutôt des horaires de bureau classiques, avec des périodes intenses avant une livraison ou une campagne d'essais. Le télétravail est possible mais rarement à 100 %, parce qu'il faut être physiquement près du matériel (bancs de test, prototypes, véhicules d'essai) — la plupart des postes sont en hybride, deux ou trois jours par semaine.

C'est un métier d'équipe et de dialogue : on échange en permanence avec les électroniciens qui conçoivent la carte, les mécaniciens, les équipes qualité et sécurité, parfois le client. L'anglais technique est indispensable, la documentation étant majoritairement en anglais et les projets souvent internationaux.

Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)
Effort physique Faible
Environnement bureau, laboratoire, atelier
Comment ça évolue ?

Après quelques années de développement, on évolue vers chef de projet, puis responsable d'équipe ou responsable R&D. La voie technique est tout aussi valorisée : architecte systèmes embarqués, expert temps réel, expert cybersécurité embarquée ou expert sécurité fonctionnelle — des profils rares et très recherchés. Certains basculent vers l'avant-vente et l'ingénierie d'affaires, d'autres vers des domaines connexes : IoT, robotique, intelligence artificielle embarquée (« edge AI »), systèmes critiques. Le freelance est aussi courant après cinq à dix ans d'expérience, avec des tarifs élevés sur les compétences pointues.

Perspectives d'emploi

Favorable

La demande reste soutenue : plus de 2 000 offres d'ingénieur systèmes embarqués sont publiées en permanence sur les grands sites d'emploi français. Les moteurs sont l'électrification et le logiciel automobile, l'aéronautique et le spatial, la défense, le médical, l'IoT et la cybersécurité embarquée. Attention toutefois : après des années de pénurie généralisée, le marché 2026 est devenu plus sélectif pour les débutants, les entreprises cherchant en priorité des profils déjà expérimentés sur les systèmes critiques, la traçabilité et la certification. L'alternance et les stages longs sont donc décisifs pour décrocher le premier poste. Les principaux employeurs sont les constructeurs et équipementiers (automobile, aéronautique, ferroviaire, énergie), les fabricants d'électronique, les start-up deeptech, et surtout les sociétés d'ingénierie et ESN qui recrutent massivement les jeunes diplômés.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Architecte systèmes embarquésIngénieur systèmes embarquésIngénieur logiciel embarquéEmbedded software engineerDéveloppeur systèmes embarquésIngénieur électronique embarquéeIngénieur informatique industrielle et temps réelChef de projet systèmes embarqués

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéContractuel de la fonction publiqueIndépendant / Auto-entrepreneurApprenti / Alternant