Glaciologue

À partir du Bac +6 et plus Emploi : Difficile
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Glaciologue
Jackman Chiu / Unsplash
Salaire net ~1 650 – 3 450 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le ou la glaciologue étudie les glaciers, la neige et les calottes polaires pour comprendre comment ils bougent, fondent et racontent l'histoire du climat. Entre expéditions en haute montagne ou en Antarctique et analyses en laboratoire, c'est un métier de science et de terrain. Les carottes de glace prélevées à plusieurs centaines de mètres de profondeur sont de véritables archives climatiques de la Terre.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 650 €
net / mois
≈ 1,2 SMIC
2 200 € brut
Expérimenté
3 450 €
net / mois
≈ 2,4 SMIC
4 600 € brut

En thèse, le contrat doctoral tourne autour de 2 200 € brut par mois. Un chargé de recherche CNRS ou un maître de conférences débute entre 2 400 et 2 700 € brut, primes RIPEC comprises. Avec l'expérience, un directeur de recherche ou un professeur d'université atteint 4 000 à 5 000 € brut. Les missions polaires et de terrain donnent lieu à des indemnités spécifiques. Les rémunérations sont donc encadrées par les grilles de la fonction publique : c'est un métier qu'on choisit rarement pour le salaire.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +6 et plus
Diplôme de référence : Licence mention Sciences de la Terre

Le doctorat (bac+8) est la voie normale d'accès au métier de chercheur en glaciologie. Parcours type : bac général avec spécialités scientifiques (maths, physique-chimie, SVT) → licence Sciences de la Terre, physique ou sciences de l'environnement (bac+3) → master Sciences de la Terre et des planètes, environnement, avec un parcours orienté climat/cryosphère (par exemple le parcours « Système climatique : atmosphère, hydrosphère, cryosphère » de l'Université Grenoble Alpes) → thèse de 3 ans dans un laboratoire de glaciologie (IGE Grenoble, LSCE, LGGE, LEGOS…). Une école d'ingénieurs en géosciences ou en physique (Grenoble INP, ENSG Nancy, EOST Strasbourg) suivie d'une thèse est une voie alternative tout à fait valable. Grenoble reste le pôle historique de la glaciologie française. À noter : un master seul permet d'accéder à des postes d'ingénieur d'études ou d'assistant ingénieur en laboratoire, mais pas à la fonction de chercheur.

Diplômes les plus adaptés

Bac+3
Licence mention Sciences de la Terre
Bac+5
Master mention Sciences de la Terre et des planètes, environnement (parcours climat / cryosphère)
Autre
Doctorat en Sciences de la Terre, de l'Univers et de l'Environnement (spécialité glaciologie)

Diplômes envisageables

Bac+3
Licence mention Physique ou Sciences de la vie et de la Terre
Bac+5
Diplôme d'ingénieur en géosciences ou en environnement (Grenoble INP, ENSG Nancy, EOST Strasbourg)

Certifications et permis

Requis
Aptitude médicale aux missions polaires (visite IPEV) Examen médical approfondi obligatoire avant tout départ en campagne polaire ou en hivernage.
Requis
Formation sécurité et progression sur glacier (cordée, sauvetage en crevasse) Indispensable pour travailler en sécurité sur un glacier ; souvent dispensée par le laboratoire ou l'IPEV avant les missions.
Atout
PSC1 / secourisme en milieu isolé Très apprécié pour les missions loin de tout secours, parfois exigé pour les hivernages.
Atout
Anglais scientifique (niveau C1, TOEIC/IELTS) Non obligatoire mais indispensable en pratique : publications, colloques et équipes internationales.
Atout
Permis B Utile pour accéder aux sites de mesure en montagne et transporter le matériel.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Physique et chimie de la glace et de la neige
Indispensable Modélisation numérique et programmation (Python, R, MATLAB)
Indispensable Traitement de données et statistiques
Important Télédétection satellitaire et SIG (systèmes d'information géographique)
Important Techniques de terrain : carottage, radar, GPS différentiel, mesures de bilan de masse
Indispensable Rédaction scientifique et anglais courant
Important Alpinisme et progression sécurisée sur glacier

Les qualités qui comptent

Indispensable Curiosité scientifique
Important Rigueur et patience
Indispensable Endurance physique et résistance au froid
Important Esprit d'équipe en milieu isolé
Un plus Sens de la vulgarisation

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

La glaciologue ou le glaciologue passe son temps entre trois univers : le terrain, le laboratoire et le bureau. Sur le terrain — un glacier alpin, le Groenland, l'Antarctique ou l'Himalaya — il installe des balises et des stations de mesure, effectue des relevés GPS et radar, et prélève des carottes de glace grâce à des carottiers spécialisés. Ces échantillons sont ensuite ramenés en chambre froide pour être analysés : composition chimique, bulles d'air emprisonnées, isotopes, poussières… autant d'indices sur les températures et l'atmosphère d'il y a des milliers d'années.

De retour au laboratoire, une grande partie du travail est numérique. Il traite d'énormes volumes de données, programme (Python, R, MATLAB), exploite des images satellites et des SIG (systèmes d'information géographique), et construit des modèles numériques pour simuler l'écoulement de la glace ou prévoir le recul d'un glacier. Il rédige ensuite des articles scientifiques en anglais, prépare des demandes de financement pour ses projets, encadre des étudiants et participe à des colloques. Beaucoup de glaciologues consacrent aussi du temps à la vulgarisation : interventions dans les écoles, médias, documentaires sur le changement climatique.

Les conditions de travail

C'est un métier à géométrie très variable. Les missions de terrain durent de quelques jours (glaciers des Alpes) à plusieurs mois (campagnes polaires, hivernage à la station Concordia), dans des conditions extrêmes : froid intense, altitude, isolement, travail encordé sur glacier. Une bonne condition physique, une aptitude médicale validée et des compétences en alpinisme ou en sécurité glaciaire sont indispensables. En dehors des missions, le rythme ressemble à celui d'un chercheur : horaires souples, beaucoup d'écriture et de calcul, et une partie du travail réalisable à distance.

La très grande majorité des glaciologues travaillent dans la recherche publique : CNRS, universités, INRAE, IRD, CEA, au sein de laboratoires comme l'Institut des Géosciences de l'Environnement (IGE) à Grenoble, avec le soutien logistique de l'Institut polaire français Paul-Émile Victor (IPEV) pour les campagnes polaires. Les postes permanents sont rares et s'obtiennent sur concours, souvent après plusieurs années de post-doctorat, parfois à l'étranger. L'anglais courant est incontournable, les équipes étant internationales.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Élevé
Environnement laboratoire, extérieur, montagne, bureau
Comment ça évolue ?

Après la thèse, le parcours classique passe par un ou deux post-doctorats, puis un concours de chargé de recherche (CNRS, INRAE, IRD) ou de maître de conférences. Vient ensuite l'habilitation à diriger des recherches (HDR), puis les postes de directeur de recherche ou de professeur, avec la possibilité de diriger une équipe, un laboratoire ou un grand programme international. Certains s'orientent vers la coordination de projets européens, l'expertise auprès d'organismes comme le GIEC, ou la gestion des risques glaciaires en montagne.

Les compétences acquises (modélisation, traitement de données massives, télédétection) ouvrent aussi vers d'autres débouchés : hydrologie et gestion de la ressource en eau, bureaux d'études en risques naturels, météorologie, ingénierie de l'environnement, data science, ou encore médiation scientifique et journalisme spécialisé sur le climat.

Perspectives d'emploi

Difficile

La glaciologie est une discipline de niche : on estime la communauté française à quelques centaines de personnes seulement. Les postes permanents (chargé de recherche, maître de conférences, ingénieur de recherche) se comptent en poignées chaque année et se décrochent sur concours très sélectifs, souvent après plusieurs post-doctorats. En revanche, le sujet n'a jamais été aussi porteur : le changement climatique, le recul des glaciers alpins, la ressource en eau et la montée du niveau des mers alimentent de nombreux projets financés (ANR, programmes européens, IPEV), donc beaucoup de contrats à durée déterminée pour les jeunes docteurs. La mobilité internationale est quasi obligatoire en début de carrière.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Chercheur / Chercheuse en glaciologieChercheur en glaciologieChercheuse en sciences de la cryosphèreGlaciologue-climatologueNivologueIngénieur de recherche en glaciologieEnseignant-chercheur en glaciologie

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publique