Géophysicien / Géophysicienne

Géophysicienne
À partir du Bac +5 Emploi : Favorable
Voir une vidéo
Géophysicien / Géophysicienne
Carl Tronders / Unsplash
Salaire net ~1 725 – 4 500 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le géophysicien, c'est un peu le radiologue de la Terre : au lieu de creuser, il « ausculte » le sous-sol avec des ondes sismiques, des champs magnétiques ou électriques pour voir ce qui se cache dessous. Il traque les nappes d'eau, la chaleur géothermique, les failles sismiques ou les cavités sous un futur chantier. Un métier qui mélange physique, code informatique et missions de terrain, parfois à l'autre bout du monde.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 725 €
net / mois
≈ 1,2 SMIC
2 300 € brut
Expérimenté
4 500 €
net / mois
≈ 3,2 SMIC
6 000 € brut

Dans le privé (bureaux d'études, énergie, mines), un débutant se situe généralement entre 2 500 et 3 000 € brut par mois, soit environ 31 000 à 36 000 € brut annuels. Avec 5 à 10 ans d'expérience, la fourchette monte à 4 000-6 000 € brut mensuels, et les salaires moyens relevés dans les grands groupes de l'énergie tournent autour de 55 000 à 58 000 € brut annuels. Dans la recherche publique, la grille est plus basse : l'ONISEP cite environ 2 300 € brut mensuels pour un maître de conférences débutant. Les missions à l'étranger et les campagnes offshore s'accompagnent souvent de primes de déplacement significatives.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +5
Diplôme de référence : Diplôme d'ingénieur de l'École et observatoire des sciences de la Terre (EOST) — Université de Strasbourg

Le métier démarre à bac+5 : diplôme d'ingénieur ou master spécialisé. La voie la plus directe est le diplôme d'ingénieur de l'EOST (École et observatoire des sciences de la Terre, Strasbourg), seule école d'ingénieurs française entièrement dédiée à la géophysique, recrutée à bac+2 (CPGE, licence). L'ENSG Nancy (École nationale supérieure de géologie) forme des ingénieurs géologues avec des parcours proches. Côté université, le master mention Sciences de la Terre et des planètes, environnement propose des parcours géophysique (Paris Cité/IPGP, Grenoble, Toulouse, Strasbourg, Montpellier, Nantes...), après une licence Sciences de la Terre ou une licence Physique.

Parcours type : Bac général avec spécialités Mathématiques + Physique-chimie (ou SVT) → CPGE BCPST/MP/PC ou licence Sciences de la Terre → école d'ingénieurs ou master → éventuellement doctorat. Pour la recherche publique et l'enseignement supérieur, le doctorat (bac+8) est la norme ; l'ONISEP situe d'ailleurs le métier à bac+8 dans sa version « recherche ». En bureau d'études et dans l'industrie, un bac+5 suffit largement pour être recruté.

Diplômes les plus adaptés

Bac+5
Diplôme d'ingénieur de l'École et observatoire des sciences de la Terre (EOST) — Université de Strasbourg
Bac+5
Master mention Sciences de la Terre et des planètes, environnement (parcours géophysique)
Bac+5
Diplôme d'ingénieur de l'École nationale supérieure de géologie (ENSG Nancy)

Diplômes envisageables

Bac+3
Licence mention Sciences de la Terre
Autre
Doctorat en sciences de la Terre / géophysique

Certifications et permis

Requis
Permis B Indispensable pour rejoindre les sites de mesure et transporter le matériel de terrain.
Atout
AIPR (Autorisation d'intervention à proximité des réseaux) Très demandée en géophysique appliquée au BTP, pour les missions de détection de réseaux enterrés.
Atout
Certificat de survie en mer BOSIET / HUET Obligatoire uniquement pour les missions offshore (plateformes, navires sismiques).
Atout
Certification d'anglais (TOEIC, IELTS, niveau B2-C1) Exigée par beaucoup d'écoles et très regardée par les employeurs internationaux.
Tu cherches une alternance ?

Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.

Voir les offres

Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Méthodes d'imagerie sismique (réflexion, réfraction, tomographie)
Indispensable Traitement du signal et inversion de données géophysiques
Indispensable Programmation scientifique (Python, MATLAB, C++)
Indispensable Physique du globe et mathématiques appliquées
Important Logiciels de modélisation du sous-sol (Petrel, GeoModeller, Res2DInv)
Important Méthodes non sismiques : gravimétrie, magnétisme, électrique, radar de sol
Important Anglais scientifique et technique (écrit et oral)
Un plus SIG et cartographie

Les qualités qui comptent

Indispensable Rigueur scientifique
Important Travail en équipe pluridisciplinaire
Indispensable Esprit d'analyse et sens de l'interprétation
Important Curiosité et goût de la recherche
Important Adaptabilité et endurance en mission de terrain
Un plus Pédagogie et capacités rédactionnelles

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le géophysicien ou la géophysicienne étudie les propriétés physiques de la Terre (et parfois d'autres planètes) pour comprendre ce qui se passe sous nos pieds. Concrètement, une partie du temps se passe sur le terrain : on installe des capteurs (géophones, magnétomètres, radars de sol), on déclenche des vibrations contrôlées, on enregistre la façon dont les ondes traversent les couches de roche. Le reste du temps se passe devant un ordinateur : traitement du signal, inversion des données, modélisation 3D du sous-sol avec des logiciels spécialisés, puis rédaction de rapports et de cartes pour le client ou l'équipe de recherche.

Selon l'employeur, le quotidien change beaucoup. En bureau d'études ou dans le BTP, on détecte des cavités, des réseaux enterrés ou on caractérise les sols avant de construire. Dans l'énergie, on cartographie des réservoirs géothermiques, des sites de stockage de CO₂ ou des gisements. Dans la recherche publique (CNRS, BRGM, IPGP, Ifremer, IRD), on développe de nouvelles méthodes d'exploration, on surveille les volcans et les séismes, et on publie des articles scientifiques.

Les conditions de travail

Le métier alterne bureau, laboratoire et missions de terrain qui peuvent durer plusieurs jours à plusieurs semaines, parfois dans des conditions rudes (montagne, désert, haute mer, plateforme offshore). Les horaires suivent le rythme des campagnes de mesure : très réguliers au bureau, beaucoup plus élastiques en mission. Le télétravail est possible pour les phases de traitement de données, mais pas pendant les campagnes. Les déplacements, y compris à l'étranger, sont fréquents — et l'anglais est indispensable, à l'écrit comme à l'oral. C'est un travail d'équipe : on collabore en permanence avec des géologues, des ingénieurs de gisement, des géotechniciens et des informaticiens.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement bureau, extérieur, laboratoire, chantier
Comment ça évolue ?

Après quelques années, on peut se spécialiser (sismique, gravimétrie, électromagnétisme, géophysique marine, géophysique appliquée à l'archéologie) ou prendre en charge la coordination de projets et d'équipes : chef de projet R&D, responsable d'études, expert technique. Dans l'industrie, le passage vers l'ingénierie géotechnique, la géologie de réservoir ou le management de bureau d'études est courant. Avec un doctorat, la voie de la recherche s'ouvre : chargé de recherche, enseignant-chercheur, responsable d'observatoire. Certains créent leur propre bureau d'études en géophysique appliquée, un marché porté depuis 2019 par l'obligation de cartographier les réseaux enterrés.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le métier est de niche (les promotions sont petites : quelques dizaines de diplômés par an en France), mais la demande se renouvelle. Le pétrole recrute moins qu'avant, tandis que trois marchés tirent l'emploi vers le haut : la **géothermie profonde**, le **stockage géologique du CO₂** et l'**exploration de ressources critiques** (lithium, métaux de la transition). S'y ajoute la géophysique appliquée au génie civil, dopée depuis 2019 par l'obligation réglementaire de cartographier précisément les réseaux enterrés avant travaux. Les employeurs types : bureaux d'études (Fugro, CPGF, Ginger, Antea), BRGM, TotalEnergies, Orano, Arverne, laboratoires du CNRS et des universités, IPGP, Ifremer. Une expérience internationale reste très valorisée dans le secteur de l'énergie.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Calculateur géophysicien / Calculatrice géophysicienneGéophysicien / Géophysicienne (BTP)Géophysicien / Géophysicienne en interprétationGéophysicien / Géophysicienne (énergie)Géophysicien / Géophysicienne (recherche publique)Ingénieur / Ingénieure géotechniqueIngénieur géophysicien / Ingénieure géophysicienneIngénieur mécanicien / Ingénieure mécanicienne des sols et des rochesGéophysicien de gisementIngénieur en géophysique appliquéeGéophysicien de subsurface

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publiqueIndépendant / Auto-entrepreneur