Foreur / Foreuse pétrole et gaz

Foreuse pétrole et gaz
À partir du CAP / BEP Emploi : Difficile
Voir une vidéo
Foreur / Foreuse pétrole et gaz
WORKSITE Ltd. / Unsplash
Salaire net ~1 482 – 6 240 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le foreur pétrole et gaz creuse la Terre — parfois sur plusieurs kilomètres de profondeur — pour atteindre des réserves d'hydrocarbures. Sur le plancher d'un derrick, à terre ou en pleine mer, il assemble les tiges, pilote la machine de forage et surveille en continu la pression du puits. Un métier physique, très bien payé à l'international, où la sécurité passe avant tout.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 482 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 900 € brut
Expérimenté
6 240 €
net / mois
≈ 4,4 SMIC
8 000 € brut

Un débutant sur le plancher démarre autour du SMIC à 2 000 € brut par mois, mais les primes changent tout : indemnités de déplacement, de grand déplacement, majorations de nuit et de week-end gonflent fortement la fiche de paie. Un foreur confirmé sur chantier à terre en France se situe entre 2 500 et 3 500 € brut. À l'international et surtout en offshore, un foreur (driller) expérimenté négocie couramment 4 000 à 8 000 € brut par mois, avec logement, nourriture et transport pris en charge pendant les rotations. Le statut du contrat (local, détaché ou expatrié) fait varier fortement la rémunération nette et la couverture sociale : à salaire brut égal, l'écart peut être important.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du CAP / BEP
Diplôme de référence : CAP conducteur d'engins : travaux publics et carrières

Il n'existe pas en France de diplôme initial dédié au forage pétrolier : on entre dans le métier par un diplôme de conduite d'engins ou de travaux publics, puis on se spécialise en entreprise. La voie la plus directe est le CAP conducteur d'engins : travaux publics et carrières, complété par le CQP Foreur ou CQP Chef foreur délivré par la branche des Travaux publics. Un Bac pro Travaux publics ou un BTS Géologie appliquée (qui aborde forage et diagraphies) permettent de viser plus vite des postes qualifiés. Des postes de plancher restent accessibles sans diplôme, avec une bonne condition physique et les habilitations de sécurité exigées. La spécialisation pétrole et gaz se fait ensuite par la formation continue — notamment les cursus Forage & Puits d'IFP Training — et sur le terrain, auprès des grands groupes parapétroliers. L'anglais technique est indispensable, la quasi-totalité des postes étant à l'international.

Diplômes les plus adaptés

CAP
CAP conducteur d'engins : travaux publics et carrières
CQP
CQP Foreur (branche des Travaux publics)
CQP
CQP Chef foreur (branche des Travaux publics)
Bac+2
BTS Géologie appliquée

Diplômes envisageables

Bac
Bac pro Travaux publics
Bac+2
BTS Travaux publics
Bac
BP conducteur d'engins : travaux publics et carrières

Certifications et permis

Requis
BOSIET / HUET (OPITO) Stage de survie et d'évacuation d'hélicoptère en mer, obligatoire pour embarquer sur une plateforme offshore, à renouveler tous les 4 ans.
Requis
Certificat de contrôle de puits IWCF ou IADC (well control) Indispensable pour occuper le poste de foreur et gérer les venues de gaz ; valable 2 ans.
Requis
Certificat médical d'aptitude offshore Visite médicale spécifique attestant que l'on peut travailler en milieu isolé et en postes de 12 heures.
Requis
SST ou PSC1 (secourisme) Formation aux premiers secours quasi systématiquement exigée sur les chantiers de forage.
Atout
CACES R482 (engins de chantier) Très apprécié pour la manœuvre des engins sur les sites de forage à terre.
Atout
Habilitation ATEX Atout réel : elle atteste que l'on sait travailler en atmosphère explosive, situation courante autour d'un puits.
Requis
Permis B Nécessaire pour rejoindre des chantiers onshore souvent isolés et changer fréquemment de site.
Atout
Élingage / manutention de charges Habilitation utile pour les opérations de levage permanentes sur le plancher de forage.
Tu cherches une alternance ?

Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.

Voir les offres

Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Important Anglais technique
Indispensable Conduite et surveillance d'une installation de forage
Indispensable Manœuvre du train de tiges et changement d'outils de forage
Indispensable Lecture et interprétation des paramètres de forage (pression, couple, poids sur l'outil)
Indispensable Application des procédures HSE et contrôle de puits (well control)
Important Maintenance mécanique et hydraulique de premier niveau
Important Élingage et manutention de charges lourdes
Un plus Rédaction de rapports de forage

Les qualités qui comptent

Important Sang-froid face aux imprévus
Indispensable Endurance physique
Indispensable Vigilance et sens du danger
Important Esprit d'équipe et vie en collectivité
Indispensable Rigueur dans le respect des procédures

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le foreur travaille au cœur d'une installation de forage : une tour métallique (le « derrick ») qui descend dans le sol un train de tiges terminé par un outil qui broie la roche. Concrètement, il prépare et installe les équipements sur le site, visse et dévisse les tiges à mesure que le puits s'enfonce, change les outils usés, et pilote depuis son poste les paramètres de la machine — poids sur l'outil, vitesse de rotation, débit de boue de forage.

Il surveille en permanence des écrans et des indicateurs : une variation de pression peut annoncer une venue de gaz, l'incident le plus redouté du métier. Il assure aussi l'entretien de premier niveau des équipements (pompes, moteurs, circuits hydrauliques), consigne chaque opération dans un rapport de forage et travaille en lien étroit avec le géologue, le chef de poste et les ingénieurs pour ajuster la trajectoire du puits. Sur une plateforme, on commence en général comme homme ou femme de plancher (« roustabout », puis « roughneck ») avant d'accéder au poste de foreur proprement dit.

Les conditions de travail

Le travail se fait en équipe soudée de 5 à 8 personnes, en extérieur, par tous les temps, dans le bruit et au milieu de charges lourdes. Sur les chantiers à terre (onshore), on se déplace de site en site, souvent loin de chez soi. En mer (offshore), le rythme est celui des rotations : 14 jours à bord / 14 jours de repos, parfois 21/21 ou 28/28, avec des postes de 12 heures, 7 jours sur 7, en alternant jour et nuit. Logement, repas et transport en hélicoptère ou en bateau sont pris en charge par l'entreprise.

Les exigences de sécurité sont maximales : équipements de protection obligatoires, procédures écrites pour chaque geste, exercices d'évacuation réguliers, contrôle d'aptitude médicale. Le métier demande une vraie résistance physique et mentale — l'isolement et la promiscuité pèsent autant que l'effort.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Élevé
Environnement extérieur, mer, chantier
Comment ça évolue ?

Avec l'expérience et les certifications de contrôle de puits, on passe de foreur à chef de poste (« toolpusher »), puis à superviseur de forage ou responsable d'appareil. Certains se spécialisent dans le forage dirigé, la complétion de puits ou les mesures en cours de forage (MWD/LWD), fonctions très recherchées et très bien rémunérées. D'autres reprennent une formation pour devenir technicien ou ingénieur forage, ou basculent vers la sécurité industrielle (HSE).

En France, les compétences du foreur se transfèrent facilement vers des secteurs en pleine croissance : géothermie profonde, forage d'eau, stockage souterrain de CO₂, fondations spéciales du BTP. C'est même la voie de reconversion la plus courante, la production nationale d'hydrocarbures étant appelée à s'arrêter.

Perspectives d'emploi

Difficile

En France métropolitaine, les débouchés en pétrole et gaz sont très restreints : la production nationale couvre moins de 1 % de la consommation et la loi de 2017 interdit tout nouveau permis d'exploration, avec un arrêt programmé de l'exploitation d'ici 2040 — environ 1 500 emplois directs sont concernés. L'essentiel des postes se trouve donc à l'international, auprès des grands groupes de services pétroliers (Schlumberger/SLB, Halliburton, Baker Hughes, Vallourec, Saipem…) et des opérateurs en Afrique de l'Ouest, au Moyen-Orient, en mer du Nord ou au Brésil : ces employeurs recrutent en continu des foreurs expérimentés et certifiés, et ce profil reste rare. Il faut donc accepter la mobilité internationale et les rotations. À terre en France, le savoir-faire du foreur est en revanche recherché sur les marchés voisins en croissance : géothermie profonde, forage d'eau, stockage souterrain, fondations spéciales du BTP — des filières où les entreprises peinent à recruter et qui constituent la principale porte d'entrée comme la principale porte de sortie du métier.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Foreur / Foreuse pétroleForeur / Foreuse gazHomme / Femme de plancherOuvrier / Ouvrière de plancherOuvrier / Ouvrière de plateforme de forageAgent / Agente de surface et d'installation de forage en merHomme / Femme de surface forage de puits de pétrole et de gazDrillerRoustaboutRoughneckSondeur / Sondeuse pétrolierAide-foreur / Aide-foreuse

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIntérimaire