Facteur / Factrice de percussions

Factrice de percussions
À partir du CAP / BEP Emploi : Difficile
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Facteur / Factrice de percussions
Paul Zoetemeijer / Unsplash
Salaire net ~1 404 – 2 340 €/mois
Télétravail Non
Horaires Standard (9h-17h)

Aperçu rapide

Le facteur de percussions fabrique, accorde et restaure des tambours, batteries, gongs, cymbales, congas ou handpans. Il travaille le bois, le métal et les peaux pour donner à chaque instrument son timbre unique, souvent sur mesure pour un musicien. C'est un métier d'art ultra-rare — on compte à peine cinq professionnels en France — où l'oreille compte autant que les mains.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 404 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 800 € brut
Expérimenté
2 340 €
net / mois
≈ 1,6 SMIC
3 000 € brut

En atelier, un débutant démarre souvent autour du SMIC (environ 1 800 € brut par mois), voire un peu plus s'il arrive avec un CAP et une première expérience. Un facteur d'instruments de musique confirmé se situe en moyenne vers 2 200 € brut mensuels, et les données France Travail placent la médiane du secteur facteur d'orgues et d'instruments autour de 34 000 € brut annuels. À son compte, la rémunération dépend entièrement du carnet de commandes, de la réputation et du prix des instruments : elle peut être irrégulière les premières années, puis dépasser 3 000 € brut pour un artisan installé et reconnu. Beaucoup complètent leurs revenus par la réparation, l'accordage, la vente d'accessoires ou d'autres activités du bois.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du CAP / BEP
Diplôme de référence : CAP Ébéniste

Il n'existe aucune formation initiale dédiée aux percussions : c'est le point clé à comprendre avant de se lancer. Le métier s'apprend par une formation de base à un matériau, puis par un long apprentissage auprès d'un professionnel en activité. Trois portes d'entrée dominent. 1) La voie du bois : CAP Ébéniste, CAP Menuisier fabricant, éventuellement complétés par un CAP Arts du bois ou un BMA, pour maîtriser fûts, tournage, collage et finition. 2) La voie de la facture instrumentale : CAP Assistant technique en instruments de musique (options accordéon, guitare, instruments à vent, piano), puis BMA Technicien en facture instrumentale, dispensés notamment à l'ITEMM du Mans et dans quelques lycées des métiers d'art ; aucune option percussion n'existe, mais on y acquiert l'acoustique, l'organologie, la réparation et la culture musicale. 3) La voie du métal, utile pour les gongs, carillons et cymbales : CAP Métallier ou formation en chaudronnerie/métallerie d'art. Après le bac, le DN MADE mention Instrument (bac+3) permet d'ajouter la dimension conception et création. Dans tous les cas, une pratique instrumentale des percussions et une bonne oreille sont quasi indispensables, et l'apprentissage/alternance reste la meilleure façon d'entrer dans un atelier.

Diplômes les plus adaptés

CAP
CAP Ébéniste
CAP
CAP Assistant technique en instruments de musique (options accordéon, guitare, instruments à vent, piano)

Diplômes envisageables

CAP
CAP Menuisier fabricant de menuiserie, mobilier et agencement
CAP
CAP Métallier
Bac
BMA Technicien en facture instrumentale (option instruments à vent, guitare ou piano)
Bac+3
DN MADE mention Instrument

Certifications et permis

Atout
Connaissance de la réglementation CITES (bois et matériaux protégés) Indispensable dès qu'on utilise ou exporte des instruments contenant des essences protégées (palissandre, ébène) ou des peaux animales.
Atout
Stage de préparation à l'installation (Chambre de métiers et de l'artisanat) Fortement conseillé avant de créer son atelier : gestion, statut d'artisan, obligations comptables.
Atout
Titre de Maître artisan en métier d'art Reconnaissance délivrée par la CMA après plusieurs années d'exercice, utile pour la notoriété et la transmission.
Atout
Formation aux risques chimiques et au travail du bois (poussières, colles, vernis) Recommandée pour travailler en sécurité avec les solvants, vernis et machines d'atelier.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Important Lecture de plans et dessin technique
Indispensable Travail du bois (ébénisterie, tournage, cintrage de fûts)
Indispensable Accordage et réglage acoustique de l'instrument
Indispensable Montage et mise en tension des peaux (membranophones)
Important Travail du métal : martelage, formage, patine (gongs, cymbales, carillons)
Important Restauration et réparation d'instruments anciens
Important Organologie et connaissance des percussions du monde
Un plus Gestion d'atelier : devis, achats, relation client

Les qualités qui comptent

Indispensable Patience et minutie
Indispensable Oreille musicale
Important Sens du contact et écoute des musiciens
Important Débrouillardise et goût de l'expérimentation
Important Persévérance face à un métier de niche

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Dans son atelier, le facteur de percussions passe ses journées entre l'établi et l'écoute. Il commence souvent par choisir et préparer les matériaux : essences de bois pour les fûts, alliages de bronze ou de laiton pour les gongs et cymbales, peaux naturelles ou synthétiques pour les membranes. Il découpe, tourne, cintre, colle, ponce, martèle, assemble, puis vernit ou patine. Vient ensuite le travail le plus délicat : la mise en tension des peaux et l'accordage, réalisés à l'oreille et vérifiés par des tests acoustiques, jusqu'à ce que l'instrument sonne juste et « parle » comme le musicien l'attend.

Une bonne partie de l'activité relève aussi de la réparation et de la restauration : recercler un fût fendu, remplacer une peau, redresser une cymbale, refaire une mécanique de timbale, remettre en état un instrument ancien pour un musée ou un orchestre. À cela s'ajoutent la relation client (conseil sur le choix et l'entretien, prise de commandes sur mesure, devis) et, pour ceux qui sont à leur compte, la gestion de l'atelier : achats, comptabilité, communication, présence sur les salons et les festivals où l'on rencontre les musiciens.

Les conditions de travail

On exerce presque toujours en atelier artisanal, parfois installé au domicile, parfois adossé à un magasin de musique ; certains interviennent aussi chez le client, en salle de concert ou en conservatoire. Les horaires sont plutôt classiques, mais un artisan indépendant fait souvent déborder ses journées avant une livraison ou un salon. Le travail est debout, minutieux, avec du port de charges (fûts, gongs, caisses de transport), de la poussière de bois, du bruit lorsqu'on martèle le métal, et l'usage de colles, vernis ou produits de traitement qui imposent protections et ventilation. Autre réalité à connaître : le métier est extrêmement confidentiel en France — le référentiel officiel recense environ cinq facteurs de percussions — et rares sont ceux qui vivent uniquement de la fabrication. La plupart complètent avec la réparation, l'accordage, la vente d'accessoires, l'ébénisterie ou la fabrication d'autres instruments.

Télétravail Non
Horaires Standard (9h-17h)
Effort physique Modéré
Environnement atelier, commerce, domicile
Comment ça évolue ?

On démarre en général comme aide ou ouvrier dans un atelier, aux côtés d'un professionnel expérimenté : la profession estime qu'il faut six à huit ans auprès d'un maître pour maîtriser les bases. Ensuite, la voie royale est l'installation à son compte, avec une signature reconnue sur un type d'instrument (batteries, handpans, tambours traditionnels, percussions d'orchestre). On peut se spécialiser dans la restauration d'instruments anciens et de collections patrimoniales, viser le titre de maître artisan ou le label Entreprise du Patrimoine Vivant, ou encore devenir formateur et transmettre le savoir-faire. Les passerelles vers les métiers voisins sont nombreuses : lutherie, facture d'instruments à vent ou à clavier, ébénisterie d'art, métallerie d'art, régie et technique du spectacle, ou distribution spécialisée d'instruments de musique.

Perspectives d'emploi

Difficile

C'est l'un des métiers les plus rares de France : le référentiel officiel n'en recense qu'environ cinq en activité, et il n'existe quasiment aucune offre d'emploi publiée. On n'entre donc pas dans ce métier en répondant à une annonce, mais en se faisant repérer par un atelier, en démarchant les rares professionnels, en passant par l'apprentissage, ou en créant sa propre structure. La demande existe pourtant : orchestres, conservatoires, écoles de musique, batteurs et percussionnistes cherchent des instruments sur mesure et des réparateurs compétents, et l'engouement récent pour les handpans, tongue drums et percussions du monde crée des niches. Le marché de la facture instrumentale française reste dynamique à l'export, porté par la lutherie du quatuor, les vents et les percussions. Réalisme utile : la plupart des professionnels combinent fabrication, restauration, vente et parfois un autre métier du bois ou du métal.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Fabricant / Fabricante de percussionsFacteur / Factrice d'instruments de musique autophonesFacteur / Factrice d'instruments de musique idiophonesFacteur / Factrice d'instruments de musique membranophonesRestaurateur / Restauratrice d'instruments à percussionLuthier / Luthière en percussionsFabricant / Fabricante de batteriesTechnicien / Technicienne percussionsArtisan facteur d'instruments de musique

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIndépendant / Auto-entrepreneurChef d'entrepriseArtisanApprenti / Alternant