Écoutant social / Écoutante sociale

Écoutante sociale
À partir du Bac +2 Emploi : Stable
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Écoutant social / Écoutante sociale
MART PRODUCTION / Pexels
Salaire net ~1 404 – 1 872 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

L'écoutant social est la voix au bout du fil quand quelqu'un n'a plus de solution : pas de logement ce soir, une violence à signaler, une détresse à raconter. Il écoute sans juger, comprend la situation en quelques minutes et oriente vers la structure qui pourra vraiment aider. Un métier de sang-froid et d'humanité, souvent exercé sur des lignes ouvertes 24h/24 comme le 115.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 404 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 800 € brut
Expérimenté
1 872 €
net / mois
≈ 1,3 SMIC
2 400 € brut

Les postes d'écoutant social démarrent le plus souvent au niveau du SMIC ou juste au-dessus (environ 1 800 € brut par mois, soit autour de 21 000-22 000 € brut annuels). Le salaire médian observé se situe vers 2 000-2 100 € brut mensuels. La plupart des employeurs relèvent de la convention collective 66 ou de la CHRS : la rémunération progresse alors surtout à l'ancienneté, et peut être complétée par la prime Ségur (238 €), des majorations pour travail de nuit, de dimanche et de jours fériés. Un écoutant référent ou coordinateur expérimenté atteint 2 300 à 2 500 € brut. Attention : la reconnaissance salariale du métier fait l'objet de mobilisations régulières des équipes SIAO-115.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +2
Diplôme de référence : BTS SP3S — Services et prestations des secteurs sanitaire et social

Il n'existe pas de diplôme unique « écoutant social ». Le métier est accessible avec un diplôme de niveau bac à bac+2 du champ social, sanitaire ou de l'animation : BTS SP3S (services et prestations des secteurs sanitaire et social), BTS ESF, DE de moniteur-éducateur (DEME), DE d'accompagnant éducatif et social (DEAES), BUT carrières sociales. Les employeurs des lignes d'urgence (SIAO/115, Samusocial) demandent le plus souvent un bac+2 minimum du travail social, complété par une expérience auprès de publics en difficulté. Un niveau bac+3 (DEASS, DEES, CESF, licence professionnelle intervention sociale) est un vrai plus, notamment pour les postes de référent ou de coordinateur. Le métier est aussi accessible sans diplôme spécifique à partir d'une solide expérience professionnelle ou bénévole (SOS Amitié, Croix-Rouge Écoute, lignes associatives), avec une VAE possible ensuite. Dans tous les cas, l'employeur assure une formation interne à l'écoute active, aux dispositifs d'hébergement et au logiciel métier (SI-SIAO), complétée par des sessions sur la prévention du suicide, les violences ou la gestion de crise.

Diplômes les plus adaptés

Bac+2
BTS SP3S — Services et prestations des secteurs sanitaire et social
Bac
DE de moniteur-éducateur (DEME)
Bac+3
Licence professionnelle mention intervention sociale : accompagnement de publics spécifiques

Diplômes envisageables

Bac+3
Licence professionnelle mention intervention sociale : accompagnement social
Bac+3
DE d'assistant de service social (DEASS)
Bac+3
DE d'éducateur spécialisé (DEES)

Certifications et permis

Requis
Formation à l'écoute active et à la conduite d'entretien téléphonique Systématiquement dispensée par l'employeur ou l'association avant la prise de ligne, elle conditionne l'accès au poste.
Atout
Formation à la prévention du suicide (repérage et évaluation de la crise suicidaire) Très recherchée sur les lignes d'écoute en détresse psychologique et dans les dispositifs de santé mentale.
Atout
Formation à la prise en charge des violences faites aux femmes ou aux enfants Atout majeur pour travailler sur des lignes spécialisées comme le 3919 ou le 119.
Atout
Maîtrise du SI-SIAO Logiciel national de gestion des demandes d'hébergement : sa maîtrise est un vrai plus pour un poste au 115.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Techniques d'écoute active et de reformulation
Indispensable Conduite d'entretien téléphonique et évaluation rapide d'une situation
Indispensable Connaissance des dispositifs d'aide sociale et d'hébergement d'urgence
Important Gestion de crise et désamorçage d'appels difficiles
Important Traçabilité des dossiers et maîtrise d'un logiciel métier (SI-SIAO)
Important Repérage des situations de danger et de crise suicidaire

Les qualités qui comptent

Indispensable Empathie et absence de jugement
Indispensable Sang-froid et juste distance professionnelle
Important Discrétion et respect strict de la confidentialité
Important Patience et résistance à la charge émotionnelle
Un plus Esprit d'équipe et transmission des informations

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

L'écoutant social passe l'essentiel de sa journée (ou de sa nuit) au téléphone, casque sur les oreilles, parfois en entretien physique. À chaque appel, il accueille la personne, la laisse déposer sa demande, puis mène un entretien pour comprendre ce qui se joue : est-ce une urgence d'hébergement, une situation de violence, un besoin d'information sur un droit, un moment de grande solitude ? Il évalue la situation, vérifie l'existence d'un suivi antérieur dans le logiciel métier, puis cherche une réponse concrète : une place en hébergement d'urgence, un rendez-vous avec une assistante sociale, un numéro spécialisé, une maraude. Entre deux appels, il renseigne le dossier de façon précise et confidentielle, transmet les informations à ses collègues de terrain et assure le suivi des situations qui reviennent. Sur les lignes très sollicitées, il faut savoir aussi annoncer qu'il n'y a pas de solution disponible — c'est la partie la plus dure du métier.

Les conditions de travail

On exerce le plus souvent dans une plateforme d'écoute : SIAO départemental (le service qui gère le 115), association de solidarité, CCAS, ligne nationale spécialisée (violences faites aux femmes, enfance en danger, santé mentale, addictions), mutuelle ou organisme de protection sociale. Le travail se fait assis, en open space, en équipe et sous supervision : les échanges avec les collègues et les temps d'analyse de la pratique font partie du métier, parce qu'on encaisse beaucoup de détresse. Comme les lignes d'urgence tournent 24h/24 et 7j/7, les horaires sont en roulement : soirées, nuits, week-ends et jours fériés selon le service. Certains postes (accueil téléphonique de mutuelle, lignes d'information) restent en horaires de bureau et autorisent un ou deux jours de télétravail, mais l'écoute d'urgence se fait très majoritairement sur site, pour des raisons de confidentialité et de soutien d'équipe.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Faible
Environnement bureau, domicile
Comment ça évolue ?

Avec de l'expérience, on devient écoutant référent (spécialiste d'un public : familles, jeunes, victimes de violences) puis écoutant coordinateur, chargé d'organiser les plannings, de former les nouveaux arrivants et de superviser les situations complexes. On peut aussi passer côté terrain : maraude, accompagnement en CHRS, coordination de parcours d'insertion. Beaucoup d'écoutants profitent de la formation continue ou de la VAE pour décrocher un diplôme d'État (DEASS, DEES, CESF) et accéder à des fonctions d'intervention sociale plus larges, voire à un poste de chef de service dans une structure d'urgence sociale. Une évolution vers la médiation sociale, la médiation familiale ou l'accompagnement en santé mentale est également fréquente.

Perspectives d'emploi

Stable

Le besoin est réel et constant : les lignes d'urgence sociale (115, 3919, 119, lignes santé mentale) sont saturées et les services peinent à fidéliser leurs équipes, ce qui génère un renouvellement fréquent des postes. Le volume d'offres reste toutefois modeste en valeur absolue — quelques dizaines d'offres publiées simultanément sur France Travail — car les effectifs par plateforme sont limités. Les recrutements se concentrent sur les grandes agglomérations (Paris et Île-de-France avec le Samusocial, métropoles régionales) et dans les grandes associations de solidarité. Les contrats sont majoritairement des CDI, souvent à temps plein en horaires postés. Le secteur associatif recrute aussi massivement des écoutants bénévoles (SOS Amitié compte environ 1 800 écoutants), une excellente porte d'entrée pour découvrir le métier avant de s'y engager professionnellement.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Écoutant social coordinateur / Écoutante sociale coordinatriceÉcoutant social référent / Écoutante sociale référenteÉcoutant 115Écoutant SIAOChargé d'écoute et d'orientation socialeÉcoutant téléphonique socialTravailleur social écoutantChargé de pré-accueil téléphonique

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéContractuel de la fonction publique