En début de carrière, compte environ 2 000 à 2 500 € bruts par mois dans le secteur public ou un institut de recherche, et 3 000 à 3 800 € bruts dans une banque, une assurance ou un grand groupe. Après quelques années, la fourchette monte vers 4 500 à 6 000 € bruts. Les économistes de marché confirmés en banque de financement et d'investissement dépassent 8 000 € bruts mensuels, avec un bonus qui peut représenter 20 à 50 % du fixe. Les chefs économistes très médiatisés arrivent au-delà, et les interventions en conférences peuvent s'ajouter (de 1 500 à 10 000 € par intervention). Écart important entre public et privé : c'est le principal facteur de variation.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
Le parcours de référence est un bac + 5. Après un bac général avec les spécialités mathématiques et SES (ou maths + physique-chimie pour viser une prépa), deux grandes voies s'offrent à toi : l'université (licence économie ou économie-gestion, puis master en économie appliquée, économétrie-statistiques, analyse et politique économique, ou monnaie-banque-finance) et les grandes écoles (ENSAE Paris, écoles de commerce type HEC/ESSEC/ESCP avec majeure finance ou économie, IEP/Sciences Po, écoles d'ingénieurs avec spécialisation finance quantitative). L'ENSAE, accessible par les concours des classes préparatoires scientifiques ou économiques, est la voie royale pour les postes les plus quantitatifs. Pour les fonctions de recherche (instituts, banques centrales, organisations internationales, université), un doctorat en sciences économiques (bac + 8) est souvent attendu. Le concours d'administrateur ou d'attaché de l'INSEE ouvre la voie publique. Dans tous les cas : maths, statistiques, économétrie, programmation et anglais sont les briques indispensables, et les stages ou l'alternance en fin de master font une vraie différence à l'embauche.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
- Suivre l'actualité économique et financière dès le matin : publications de l'INSEE, d'Eurostat, décisions des banques centrales, résultats d'entreprises. - Collecter, nettoyer et traiter des séries de données statistiques avec des outils comme Excel, R, Python ou Stata. - Construire et faire tourner des modèles économétriques pour estimer une tendance, tester un scénario ou mesurer un risque. - Réaliser des études de faisabilité économique pour un nouveau projet ou un nouveau marché. - Rédiger des notes de conjoncture, des rapports et des prévisions, puis les présenter à des dirigeants, des clients ou des journalistes. - Échanger avec des équipes variées : analystes financiers, gestionnaires de risques, contrôleurs de gestion, juristes, communicants.
Le métier s'exerce quasi exclusivement au bureau, devant plusieurs écrans, en banque, en société de gestion, en assurance, dans un grand groupe, un cabinet de conseil, un institut de recherche (OFCE, Rexecode), une administration (INSEE, Trésor, Banque de France) ou une organisation internationale (OCDE, FMI, BCE). Les horaires sont plutôt classiques, mais les périodes de publication de résultats ou de crise financière génèrent des pics d'activité intenses. L'anglais est utilisé au quotidien et les déplacements — conférences, comités, clients à l'étranger — font partie du jeu. Le télétravail partiel est courant, sauf pour les fonctions les plus proches des salles de marché.
On démarre souvent comme chargé d'études économiques ou économiste junior, avant de se spécialiser : économiste sectoriel (énergie, immobilier, technologies), spécialiste des pays émergents, économiste de marché rattaché à une salle de marché, ou expert des politiques publiques. Ensuite, on peut devenir chef économiste, responsable des études économiques, directeur de la recherche, ou basculer vers la gestion des risques, la gestion d'actifs, le conseil en stratégie, voire le journalisme économique et l'enseignement supérieur après un doctorat.
C'est un métier de niche : les volumes de recrutement restent limités et la concurrence est forte à l'entrée, avec des candidats très diplômés. Les employeurs recrutent peu de débutants purs, car ils attendent une bonne connaissance du secteur — d'où l'importance des stages et de l'alternance. En revanche, le profil « économiste + data » est en nette progression : la montée des enjeux de transition énergétique, de risques géopolitiques, d'inflation et de régulation financière crée de la demande dans les banques, les assurances, les cabinets de conseil et les institutions publiques. Ceux qui maîtrisent Python/R et savent vulgariser leurs résultats s'insèrent nettement mieux. Les débouchés voisins (analyste financier, gestionnaire de risques, data analyst, contrôleur de gestion) offrent des passerelles nombreuses si le poste d'économiste pur tarde à venir.