Directeur / Directrice de projets des territoires connectés

Directrice de projets des territoires connectés
À partir du Bac +5 Emploi : Favorable
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Directeur / Directrice de projets des territoires connectés
Ana Garnica / Unsplash
Salaire net ~2 100 – 4 875 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)

Aperçu rapide

Capteurs qui règlent les feux rouges, éclairage public qui baisse quand la rue est vide, appli qui te dit où se garer ou quand passe le bus : quelqu'un pilote tout ça. Le directeur ou la directrice de projets des territoires connectés dirige ces programmes numériques pour une ville, une métropole ou un département. C'est un métier de chef d'orchestre : il faut comprendre la technologie, mais surtout réussir à faire travailler ensemble des élus, des ingénieurs, des entreprises et des habitants.

Combien ça paye ?

Début de carrière
2 100 €
net / mois
≈ 1,5 SMIC
2 800 € brut
Expérimenté
4 875 €
net / mois
≈ 3,4 SMIC
6 500 € brut

Ce n'est pas un poste de débutant : la rémunération de départ correspond déjà à un profil expérimenté. En collectivité, le salaire dépend de la grille indiciaire (ingénieur ou attaché territorial, catégorie A) à laquelle s'ajoutent les primes RIFSEEP et une éventuelle prime de conduite de projet — soit environ 2 500 à 4 800 € brut par mois selon le grade, l'échelon et la taille de la collectivité. Dans le privé (opérateurs télécoms, énergéticiens, groupes de services urbains, cabinets de conseil), les niveaux sont plus élevés : autour de 3 500 à 4 500 € brut mensuels après quelques années, et 5 000 à 6 500 € brut pour un directeur de programme confirmé pilotant plusieurs projets. Les données salariales agrégées situent la moyenne du marché autour de 3 600 € brut par mois.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +5
Diplôme de référence : Master mention réseaux et télécommunication

Il n'existe pas une seule voie d'accès : c'est un métier de deuxième partie de parcours, qui se rejoint après un Bac+5 et généralement 3 à 5 ans d'expérience professionnelle. France Travail indique qu'un diplôme de niveau Bac+5 en réseaux et télécommunications ou une école de commerce, associé à quelques années d'expérience, constitue la porte d'entrée la plus fréquente.

Trois grandes familles de parcours mènent au poste :

1. La voie technique — BUT Réseaux et télécommunications ou BUT Informatique, puis école d'ingénieurs (télécoms, informatique, génie urbain) ou master Réseaux et télécommunication. C'est le parcours le plus direct pour la dimension IoT, capteurs et plateformes de données. 2. La voie territoriale — licence puis master Urbanisme et aménagement, ou master Villes et territoires, avec une spécialisation numérique. Des masters dédiés existent : Smart city et gouvernance de la donnée (Université de Bourgogne), Ville et systèmes urbains intelligents (Université de Lille), MSc Smart and Resilient Cities (JUNIA). 3. La voie management — école de commerce, IEP ou master management de projets, complétée par une montée en compétences sur le numérique et les politiques publiques.

Pour travailler en collectivité, deux statuts sont possibles : le concours (ingénieur territorial ou attaché territorial, catégorie A) qui ouvre le statut de fonctionnaire, ou le contrat de projet / CDD de droit public, très utilisé sur ces missions récentes. Le CNAM et le CNFPT proposent aussi des formations continues « ville intelligente / smart city » pour les professionnels déjà en poste qui veulent basculer sur ces sujets.

Diplômes les plus adaptés

Bac+5
Master mention réseaux et télécommunication
Bac+5
Master mention urbanisme et aménagement
Bac+5
Diplôme d'ingénieur (spécialités réseaux et télécommunications, informatique, génie urbain)
Bac+5
Master 2 Smart city et gouvernance de la donnée (Université de Bourgogne)

Diplômes envisageables

Bac+5
MSc Smart and Resilient Cities (JUNIA)
Bac+5
Diplôme d'école de commerce ou master management de projets
Bac+3
BUT Réseaux et télécommunications

Certifications et permis

Atout
Concours d'ingénieur territorial ou d'attaché territorial (catégorie A) Nécessaire pour être titularisé fonctionnaire en collectivité ; beaucoup de postes sont toutefois pourvus en contrat de projet.
Atout
Certification en gestion de projet (PMP, PRINCE2, AgilePM) Valorisée pour prouver sa maîtrise du pilotage de projets complexes et pluriannuels.
Atout
Certification en bid management De plus en plus recherchée selon France Travail, pour le montage des réponses aux appels d'offres et des dossiers de financement.
Atout
Formation RGPD / protection des données Utile car les projets de territoires connectés collectent des données parfois sensibles sur les habitants.
Atout
Permis B Souvent demandé pour les déplacements sur les sites et chantiers répartis sur le territoire.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Un plus Recherche de financements et montage de dossiers de subvention
Indispensable Gestion de projet complexe (planning, budget, marchés publics)
Indispensable Culture technique des réseaux et de l'IoT (capteurs, LoRa, 5G, plateformes de supervision)
Important Gouvernance et analyse de la donnée (open data, tableaux de bord, RGPD)
Important Connaissance des collectivités et des politiques publiques territoriales
Important Rédaction de cahiers des charges et pilotage de prestataires

Les qualités qui comptent

Important Curiosité technologique et veille permanente
Indispensable Diplomatie et capacité à fédérer des acteurs aux intérêts différents
Indispensable Sens de la pédagogie (expliquer la technique à des non-spécialistes)
Important Rigueur et organisation sur des projets pluriannuels
Un plus Ténacité face aux aléas politiques et budgétaires

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Au quotidien, ce professionnel passe beaucoup de temps en réunion — et c'est normal, car son rôle est justement de connecter des mondes qui ne se parlent pas naturellement. Il commence par recueillir un besoin : la ville veut réduire sa facture d'éclairage, mieux gérer l'eau, fluidifier les transports, ouvrir ses données aux habitants. Il traduit ensuite ce besoin politique en projet technique concret : quelles technologies (capteurs, réseaux LoRa ou 5G, plateforme de données, hyperviseur urbain), quel budget, quel calendrier, quels partenaires.

Il rédige ou supervise les cahiers des charges, monte les marchés publics, sélectionne les prestataires, cherche des financements (État, région, Europe, Banque des Territoires). Puis il pilote : réunions de suivi avec les entreprises, arbitrages quand un chantier prend du retard, coordination avec les services techniques, la DSI, l'urbanisme, la voirie. Il descend aussi sur le terrain pour voir les capteurs installés et vérifier que la solution fonctionne vraiment. Enfin, il mesure l'impact du projet sur le territoire (économies réalisées, satisfaction des habitants, données collectées) et propose des ajustements. Une grande partie du travail consiste à convaincre : expliquer aux services pourquoi le projet les concerne, rassurer sur la protection des données personnelles, présenter les résultats aux élus.

Les conditions de travail

C'est un métier de bureau, avec des horaires globalement classiques, mais ponctué de déplacements : visites de sites, chantiers de déploiement, salons professionnels, réunions publiques ou conseils municipaux le soir. Le télétravail partiel est courant, car une bonne partie du travail se fait sur ordinateur et en visio.

La majorité des postes se trouvent dans les collectivités territoriales (métropoles, communautés d'agglomération, départements, régions), souvent rattachés à une direction de l'innovation, du développement économique ou des systèmes d'information. On en trouve aussi côté privé : opérateurs télécoms, énergéticiens, groupes de services urbains (eau, déchets, transports), bureaux d'études et cabinets de conseil qui accompagnent les collectivités. Le poste demande de la patience : un projet de territoire connecté s'étale sur plusieurs années, dépend de calendriers politiques et de budgets publics qui peuvent bouger.

Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)
Effort physique Faible
Environnement bureau, extérieur, chantier
Comment ça évolue ?

On n'arrive quasiment jamais directement à ce poste : il se rejoint après quelques années d'expérience, généralement comme chef de projet numérique, ingénieur télécoms, urbaniste ou consultant. Ensuite, on peut se spécialiser (données et intelligence artificielle, mobilité intelligente, énergie et smart grids, cybersécurité urbaine) ou monter en responsabilité : directeur de programme sur plusieurs projets, directeur de l'innovation, directeur des systèmes d'information d'une collectivité, directeur général adjoint.

D'autres passent du public au privé (ou l'inverse) : chef de produit chez un fournisseur de solutions urbaines, directeur de la transformation numérique dans un groupe de services, ou consultant indépendant auprès de plusieurs collectivités. Les compétences acquises — pilotage de projets complexes, marchés publics, gouvernance de la donnée — s'exportent très bien vers d'autres métiers du management de projet.

Perspectives d'emploi

Favorable

Attention à une nuance importante : sous cette appellation exacte, France Travail ne recense qu'une quarantaine d'offres par an au niveau national — c'est un intitulé récent et encore peu répandu. Mais si l'on élargit aux formulations réellement utilisées par les employeurs (« chef de projet smart city », « chargé de mission territoire intelligent », « chef de projet numérique territorial »), le marché est nettement plus large : plusieurs centaines d'annonces sont publiées chaque année. La dynamique est porteuse. Les métiers du numérique concentrent plus de 84 000 projets de recrutement en 2026, dont près de 50 % jugés difficiles à pourvoir — l'un des taux de tension les plus élevés du marché. Côté collectivités, 64 % déclarent au moins un métier en tension, et l'informatique fait partie des filières les plus concernées, notamment parce que les salaires publics peinent à concurrencer le privé. Les programmes de transition numérique et écologique des territoires (données ouvertes, sobriété énergétique, mobilité, cybersécurité) alimentent la demande, y compris désormais dans les villes moyennes et les territoires ruraux, et plus seulement dans les grandes métropoles. Les candidats capables de combiner culture technique, connaissance du secteur public et sens politique restent rares.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Directeur / Directrice de programme de territoire connectéChef / Cheffe de projet smart cityChef / Cheffe de projet territoire intelligentChargé / Chargée de mission smart cityDirecteur / Directrice de programme ville intelligenteIngénieur / Ingénieure smart cityResponsable de projets numériques territoriaux

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publiqueIndépendant / Auto-entrepreneur