Courtier automobile / Courtière automobile

Courtière automobile
À partir du Bac +2 Emploi : Stable
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Courtier automobile / Courtière automobile
Vitaly Gariev / Pexels
Salaire net ~1 638 – 3 900 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

Tu rêves d'une voiture précise, au meilleur prix, sans passer des semaines à comparer les annonces ? C'est exactement le job du courtier automobile : il écoute ton besoin, part chasser le véhicule idéal chez les concessionnaires, importateurs et marchands, puis négocie la remise à ta place. Un métier de négociation et de bons plans, où l'on est payé à la commission sur chaque affaire conclue.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 638 €
net / mois
≈ 1,1 SMIC
2 100 € brut
Expérimenté
3 900 €
net / mois
≈ 2,7 SMIC
5 000 € brut

La rémunération est très variable car largement composée de commissions (souvent 30 à 50 % du total). En agence, un débutant démarre autour de 2 100 à 2 500 € brut par mois, primes comprises. Un profil confirmé se situe entre 3 000 et 5 000 € brut mensuels. Un courtier indépendant bien implanté, avec un réseau solide et un positionnement sur les véhicules premium, peut dépasser 6 000 à 8 000 € brut par mois — mais les premiers mois d'activité peuvent être quasi sans revenu, le temps de constituer une clientèle. Les honoraires facturés au client tournent généralement entre 300 et 1 500 € par dossier, selon la valeur du véhicule.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +2
Diplôme de référence : BTS NDRC — Négociation et Digitalisation de la Relation Client

Aucun diplôme n'est légalement exigé pour devenir courtier automobile : le métier n'est pas réglementé. Dans les faits, les recruteurs demandent un profil commercial de niveau bac+2, complété par une bonne connaissance du produit automobile. Le parcours le plus fréquent : un bac général, STMG ou pro Métiers du commerce et de la vente, puis un BTS NDRC (Négociation et Digitalisation de la Relation Client) ou un BTS MCO, très souvent en alternance dans une concession — l'alternance est la meilleure porte d'entrée, car elle donne à la fois le diplôme et le réseau. On peut aussi viser un BUT Techniques de commercialisation ou une licence professionnelle commerce pour aller jusqu'à bac+3.

La branche des services de l'automobile propose ses propres certifications via l'ANFA et le GNFA (titre et CQP « Vendeur automobile »), accessibles en alternance ou en reconversion : c'est une voie très adaptée pour maîtriser la cote Argus, la fiscalité automobile, le financement et la reprise. Enfin, beaucoup de courtiers arrivent par l'expérience : plusieurs années comme vendeur en concession ou chez un mandataire suffisent souvent à se lancer, la crédibilité venant du carnet d'adresses plus que du diplôme. Attention : ni l'ONISEP ni le CIDJ ne publient de fiche dédiée « courtier automobile » — se référer aux fiches « commercial itinérant » et « vendeur automobile ».

Diplômes les plus adaptés

Bac+2
BTS NDRC — Négociation et Digitalisation de la Relation Client
Bac+2
BTS MCO — Management Commercial Opérationnel
CQP
Titre professionnel / CQP Vendeur automobile (branche des services de l'automobile — ANFA/GNFA)

Diplômes envisageables

Bac+3
BUT Techniques de commercialisation, parcours business développement et management de la relation client
Bac
Bac pro Métiers du commerce et de la vente, option B prospection clientèle et valorisation de l'offre commerciale
Bac+3
Licence professionnelle ou bachelor Commerce / Négociation d'affaires

Certifications et permis

Requis
Permis B Indispensable pour essayer, convoyer et livrer les véhicules, et pour se déplacer chez les concessionnaires et les clients.
Atout
Immatriculation ORIAS (IOBSP et/ou intermédiaire en assurance) Obligatoire uniquement si le courtier propose lui-même du crédit, de la LOA/LLD ou des contrats d'assurance ; sinon, il oriente vers un partenaire immatriculé.
Atout
Inscription au RSAC comme agent commercial Formalité courante pour exercer en indépendant sous mandat d'une agence de courtage ou d'un réseau.
Atout
Formation « cote et expertise VO » (GNFA) Un vrai atout pour estimer une reprise et repérer un véhicule d'occasion surévalué.
Tu cherches une alternance ?

Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.

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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Techniques de négociation commerciale
Indispensable Connaissance du marché automobile et de la cote des véhicules d'occasion
Important Montage de dossiers de financement (crédit, LOA, LLD)
Important Prospection et gestion d'un CRM
Un plus Démarches administratives d'immatriculation (carte grise, certificat de cession)
Un plus Notions de fiscalité automobile (TVA, malus écologique, avantages en nature)

Les qualités qui comptent

Important Autonomie et organisation
Indispensable Ténacité et goût du challenge
Indispensable Sens du contact et écoute active
Important Rigueur et transparence

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le courtier automobile est un intermédiaire : il achète (ou plutôt, il fait acheter) au nom de son client. Tout commence par un entretien de cadrage — modèle, motorisation, budget, délai, options indispensables, kilométrage maximum s'il s'agit d'une occasion. À partir de ce cahier des charges, il interroge son réseau : concessionnaires, succursales de marque, mandataires, importateurs européens, marchands de véhicules d'occasion, ventes aux enchères professionnelles. Il compare les offres, vérifie l'historique et la cote des véhicules, puis négocie la remise, la reprise de l'ancienne voiture et les délais de livraison.

Une fois l'accord trouvé, il accompagne le client jusqu'au bout : devis, bon de commande, dossier de financement (crédit classique, LOA, LLD), proposition d'assurance ou d'extension de garantie, démarches d'immatriculation et organisation de la livraison. Entre deux dossiers, il prospecte : réseaux sociaux, recommandations, partenariats avec des garages ou des courtiers en crédit. Attention à ne pas le confondre avec le mandataire auto, qui achète lui-même le véhicule pour le revendre : le courtier, lui, ne devient jamais propriétaire de la voiture, il se rémunère sur des honoraires de mission ou une commission versée par le vendeur.

Les conditions de travail

Le métier se pratique beaucoup depuis un bureau ou depuis chez soi : téléphone, mails, CRM, sites d'annonces professionnelles. Mais il y a aussi du terrain — visites de concessions, inspection de véhicules, remise des clés au client. Le télétravail partiel est donc très courant, souvent avec un rythme du type 60 % à distance / 40 % de déplacements. Les horaires débordent régulièrement du 9h-18h : les clients particuliers sont disponibles le soir et le samedi, et les fins de mois ou de trimestre sont des périodes chaudes, car c'est là que les concessions lâchent leurs meilleures remises pour atteindre leurs objectifs.

C'est un métier sans effort physique particulier, mais avec une vraie pression sur les résultats : la rémunération repose largement sur le variable. Beaucoup de courtiers exercent en indépendant (agent commercial, auto-entrepreneur) ou au sein de petites agences de courtage ; d'autres sont salariés d'un réseau national. Le métier n'est pas réglementé en tant que tel — il n'existe ni diplôme obligatoire ni ordre professionnel — mais dès qu'on propose soi-même du crédit ou de l'assurance, une immatriculation à l'ORIAS devient nécessaire.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Faible
Environnement bureau, domicile, commerce, véhicule
Comment ça évolue ?

Après quelques années, on peut se spécialiser sur un segment porteur : véhicules premium et sportifs (où les commissions sont les plus élevées), véhicules électriques, flottes d'entreprise et LLD pour les PME, ou encore véhicules de collection. Un courtier salarié peut évoluer vers l'animation d'un réseau d'agents, la direction d'agence ou un poste de responsable commercial. Beaucoup finissent par créer leur propre structure de courtage et recruter à leur tour.

Les passerelles sont nombreuses vers les métiers voisins de l'intermédiation : courtier en crédit ou en assurance (avec l'immatriculation ORIAS correspondante), conseiller commercial en concession, responsable de parc VO, ou encore acheteur de véhicules d'occasion pour un grand réseau. À l'inverse, beaucoup de courtiers arrivent dans le métier après une première expérience de vendeur automobile, où ils ont appris le produit et constitué leur carnet d'adresses.

Perspectives d'emploi

Stable

Le courtage automobile est une niche en développement : la flambée des prix du neuf et de l'occasion pousse de plus en plus d'acheteurs à déléguer la recherche et la négociation à un professionnel, et les réseaux de courtiers se structurent. Le secteur d'accueil reste solide — près de 398 000 salariés dans le commerce et la réparation automobile mi-2025, avec un emploi globalement stable. En revanche, le nombre d'offres portant explicitement l'intitulé « courtier automobile » reste modeste (de l'ordre de 150 à 200 annonces actives sur les grands jobboards), et beaucoup de postes sont proposés en statut indépendant ou d'agent commercial plutôt qu'en CDI salarié. La concurrence des mandataires, des plateformes en ligne et des ventes directes constructeurs oblige à se différencier par le conseil et l'expertise. Le turnover est élevé chez les débutants qui ne parviennent pas à décrocher assez de dossiers.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Courtier autoCourtier en automobileCourtier en véhiculesConseiller en achat automobileChasseur de voituresNégociateur automobileMandataire automobileAgent commercial automobileCourtier en véhicules d'occasion

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIndépendant / Auto-entrepreneurChef d'entrepriseApprenti / Alternant