La rémunération se compose presque toujours d'un fixe et d'une part variable (commissions sur les ventes et sur les produits périphériques : financement, contrats d'entretien, reprise). Un débutant démarre généralement entre 1 900 et 2 500 € brut par mois, un vendeur confirmé se situe souvent entre 3 000 et 4 500 € brut, et les meilleurs commerciaux sur les grands comptes ou les marchés publics peuvent dépasser ces montants sur une bonne année. Un véhicule de fonction, un téléphone et la prise en charge des frais de déplacement font partie du package habituel. Attention : les cycles de vente étant longs, les revenus variables sont irréguliers d'un mois sur l'autre.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
Le métier est accessible avec un diplôme commercial de niveau bac à bac+2, complété par une solide culture technique du véhicule industriel. Parcours les plus courants : bac pro Métiers du commerce et de la vente (option B, prospection clientèle) puis BTS Conseil et commercialisation de solutions techniques (CCST, ex technico-commercial), BTS Négociation et digitalisation de la relation client (NDRC) ou BTS Management commercial opérationnel (MCO). L'alternance en concession de véhicules industriels est la voie royale : elle permet d'apprendre le produit en même temps que la vente. La branche des services de l'automobile (ANFA) propose des certifications maison très reconnues du secteur — CQP Vendeur confirmé véhicules industriels, Attaché commercial véhicules industriels, Conseiller des ventes véhicules industriels — souvent préparées en formation continue ou en contrat de professionnalisation. Une licence pro ou un bachelor technico-commercial (bac+3) facilite l'accès aux grands comptes et aux postes d'encadrement. Beaucoup de vendeurs d'autocars viennent aussi d'une reconversion interne : mécanicien véhicules industriels, magasinier pièces détachées, ou conducteur d'autocar passé au commerce.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
Le conseiller vendeur d'autocars vend des autocars et des autobus, neufs ou d'occasion, à une clientèle exclusivement professionnelle : entreprises de transport de voyageurs, autocaristes touristiques, collectivités locales, réseaux de transport urbain. Au quotidien, il prospecte et rencontre ses clients dans leurs dépôts, analyse leurs besoins (nombre de places, type de lignes, scolaire ou grand tourisme, énergie diesel, GNV ou électrique), puis construit une offre chiffrée sur mesure : configuration du véhicule, aménagements intérieurs, équipements de sécurité et de confort, contrat d'entretien, garantie, solution de financement (crédit-bail, location longue durée), et souvent reprise des anciens véhicules.
Une grande partie du travail est administrative et technique : rédiger des propositions commerciales, répondre à des appels d'offres publics, suivre les délais de production chez le constructeur, coordonner les carrossiers et les équipementiers, préparer la livraison et la prise en main du véhicule par les conducteurs. Le vendeur organise aussi des présentations et des essais, participe aux salons professionnels et assure un suivi de son portefeuille bien après la vente — un client autocariste renouvelle sa flotte pendant des décennies.
Le métier s'exerce chez un concessionnaire de véhicules industriels, chez un constructeur ou son importateur, ou chez un négociant spécialisé en autocars d'occasion. Le rythme alterne entre le bureau (chiffrages, dossiers, appels d'offres), le hall d'exposition ou le parc de véhicules, et surtout la route : les déplacements chez les clients sont fréquents et couvrent souvent une région entière, parfois plusieurs. Les horaires sont variables, avec des pointes lors des salons, des lancements de gamme ou des clôtures d'appels d'offres. Une part du travail administratif peut se faire à distance, mais la vente reste un métier de terrain et de contact.
La rémunération associe un fixe et une part variable liée aux résultats. Les cycles de vente sont longs (plusieurs mois, parfois plus d'un an entre le premier contact et la livraison), ce qui demande de la patience et une bonne gestion de son pipeline. L'effort physique est faible, mais la conduite représente beaucoup d'heures.
On commence rarement directement sur l'autocar : beaucoup de professionnels arrivent après une expérience de vente automobile, de véhicules utilitaires ou industriels, ou après un poste technique en concession. Avec de l'expérience, on peut devenir vendeur confirmé, conseiller des ventes, responsable d'un secteur géographique élargi, puis chef des ventes ou directeur commercial d'un réseau. D'autres évoluent vers la vente d'occasion et l'export (les autocars français se revendent beaucoup à l'étranger), vers les fonctions de gestion de grands comptes et d'appels d'offres publics, vers le financement de flottes, ou créent leur propre activité de négoce de véhicules.
C'est un métier de niche : le nombre de postes est limité (quelques centaines en France, répartis entre les constructeurs, leurs réseaux de concessionnaires et les négociants d'occasion), mais les profils qui combinent fibre commerciale et culture technique du véhicule industriel sont rares et recherchés. Le marché est porté par un contexte favorable : environ 6 600 autobus et autocars neufs ont été immatriculés en France en 2024, en hausse de plus de 9 % sur un an, et la transition énergétique (loi LOM, zones à faibles émissions, objectifs de décarbonation des flottes publiques) oblige les transporteurs et les collectivités à renouveler massivement leurs parcs avec des véhicules électriques, GNV ou hydrogène. Cela crée un besoin de vendeurs capables d'expliquer ces nouvelles technologies, le coût total de possession et les aides au financement. Le recrutement se fait souvent par cooptation ou par promotion interne depuis un autre poste en concession.