Combattant / Combattante en milieu maritime

Combattante en milieu maritime
À partir du Collège (3ème) Emploi : Favorable
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Combattant / Combattante en milieu maritime
Max / Unsplash
Salaire net ~1 248 – 2 574 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le combattant en milieu maritime est un militaire de la Marine nationale qui vit et travaille à bord d'un navire de guerre ou d'un sous-marin. Radars, systèmes d'armes, propulsion, sécurité du bord : il fait tourner le bateau et le protège, en mer comme au combat. Un métier d'équipage, très technique, qui emmène loin — parfois plusieurs mois de mission d'affilée.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 248 €
net / mois
< 1 SMIC
1 600 € brut
Expérimenté
2 574 €
net / mois
≈ 1,8 SMIC
3 300 € brut

La rémunération d'un militaire s'appelle la solde et dépend du grade, de l'ancienneté, de l'affectation et des primes. Un matelot débute autour de 1 600 à 1 900 € brut par mois (environ 1 400 à 1 600 € nets), logé et nourri à bord — ce qui change beaucoup le pouvoir d'achat réel. Un jeune second-maître sorti de l'École de maistrance tourne autour de 1 750 € nets, un officier marinier confirmé entre 2 000 et 2 800 € nets, et un major ou un officier expérimenté dépasse 3 000 €. S'ajoutent des indemnités significatives : prime d'embarquement, indemnité de service à la mer, majorations pour service sous-marin ou opérations extérieures, qui peuvent augmenter la solde de plusieurs centaines d'euros par mois pendant les missions.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Collège (3ème)
Diplôme de référence : Brevet élémentaire de mousse (École des mousses, Marine nationale)

Plusieurs portes d'entrée selon l'âge et le niveau scolaire, toutes via un CIRFA (centre d'information et de recrutement des forces armées) :

École des mousses (Brest) : de 16 à moins de 18 ans, niveau 3e ou 2de. Un an de formation militaire, maritime, sportive et scolaire, sanctionnée par le brevet élémentaire de mousse, puis contrat de 4 ans comme matelot ou quartier-maître de la Flotte. • Matelot / Quartier-maître de la Flotte : de 17 à moins de 30 ans, sans diplôme (niveau 3e) jusqu'au bac. Formation initiale d'environ 5 semaines à l'École des matelots (Brest/Saint-Mandrier), puis formation technique de 3 à 4 semaines à 6 mois selon la spécialité. Contrat de 2 à 4 ans, renouvelable jusqu'à 9 ans (parfois plus). • École de maistrance (Brest) : du bac à bac+3, pour devenir officier marinier (sous-officier). 16 semaines de formation militaire, maritime et sportive, puis une école de spécialité de 2 à 9 mois selon le métier (armes, énergie-propulsion, détection, sécurité-plongée…). • École navale (Lanvéoc-Poulmic) : bac+2 (CPGE) ou plus, pour devenir officier de marine, avec commandement des équipages.

Dans tous les cas, la formation est rémunérée dès le premier jour et il faut être de nationalité française, avoir effectué la JDC, savoir nager et satisfaire aux tests médicaux et sportifs. Les diplômes civils (bac pro maintenance, électrotechnique, BTS techniques) ne sont pas obligatoires mais facilitent l'accès aux spécialités techniques et permettent d'entrer à un grade plus élevé.

Diplômes les plus adaptés

Autre
Brevet élémentaire de mousse (École des mousses, Marine nationale)
Autre
Brevet d'aptitude technique (BAT) de la Marine nationale
Bac
Baccalauréat général ou technologique (STI2D, STL) — accès à l'École de maistrance

Diplômes envisageables

Bac
Bac professionnel Maintenance des systèmes de production connectés
Bac
Bac professionnel Métiers de l'électricité et de ses environnements connectés (MELEC)
Bac+2
BTS Maintenance des systèmes (option systèmes de production)
Bac+5
Diplôme d'ingénieur de l'École navale (accès officier de marine)

Certifications et permis

Requis
Brevet de natation / test nautique Savoir nager est une condition d'engagement obligatoire dans la Marine nationale.
Requis
Aptitude médicale militaire (profil SIGYCOP) et aptitude à l'embarquement Visite médicale d'incorporation qui conditionne l'accès à la spécialité et à l'embarquement.
Requis
Journée défense et citoyenneté (JDC) Attestation obligatoire pour tout engagement dans les forces armées avant 25 ans.
Atout
Certificat d'aptitude sous-marinier Indispensable pour servir à bord d'un sous-marin (SNA ou SNLE), après sélection médicale et psychologique renforcée.
Atout
Brevet de plongeur de bord Permet d'effectuer les inspections et l'entretien de la coque sous l'eau.
Atout
Habilitation de sécurité défense (Confidentiel / Secret) Exigée pour de nombreuses spécialités opérationnelles, notamment détection, armes et dissuasion.
Atout
Permis B Non exigé à l'engagement mais très utile pour la mobilité entre bases navales.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Mise en œuvre et maintenance des systèmes d'armes navales
Indispensable Conduite du quart et veille opérationnelle (radar, sonar, passerelle)
Indispensable Sécurité du bord : lutte contre l'incendie et les voies d'eau
Important Conduite et surveillance des installations de propulsion et d'énergie
Important Techniques de combat et maniement des armes individuelles
Important Procédures de communication et de transmission militaires
Un plus Premiers secours et gestes d'urgence en milieu isolé

Les qualités qui comptent

Indispensable Rigueur et respect strict des procédures
Indispensable Sang-froid et résistance au stress
Indispensable Esprit d'équipage et cohésion
Important Endurance physique et capacité à vivre en espace confiné
Important Discrétion et sens du secret
Important Adaptabilité et autonomie loin de ses repères

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

À bord d'une frégate, d'un porte-avions, d'un chasseur de mines ou d'un sous-marin, le combattant en milieu maritime tient un poste précis dans l'équipage. Concrètement, ça peut être : surveiller les écrans radar et sonar pour détecter un contact suspect, mettre en œuvre et entretenir un système d'armes (canon, missile, torpille, lutte anti-mines), conduire l'installation de propulsion, ou assurer la sécurité-plongée et la lutte contre les incendies et les voies d'eau. Une grande partie du temps se passe en « quart » : des périodes de veille de plusieurs heures qui se relaient jour et nuit, pour que le bateau soit opérationnel 24 h/24.

À cela s'ajoute la vie courante du bord : entretien du matériel, exercices de sécurité, rôles de combat, entraînement physique. Certains sont fusiliers marins et assurent la protection de l'équipage, des bâtiments et des sites sensibles à terre ; d'autres sont plongeurs de bord et vérifient la coque sous l'eau. Tous participent aux missions de la Marine : dissuasion nucléaire, protection des approches maritimes, lutte contre le narcotrafic et la piraterie, sauvetage en mer, opérations extérieures.

Les conditions de travail

C'est un métier militaire, donc un engagement : on signe un contrat (souvent 4 ans, renouvelable), on porte l'uniforme et on est soumis à la discipline militaire. La vie à bord est collective et compacte — cabines partagées, espaces réduits, encore plus dans un sous-marin. Les périodes en mer durent de quelques jours à plusieurs mois, avec des contacts limités avec la famille, notamment sur les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins. Entre deux missions, on est basé à terre (Brest, Toulon, Cherbourg, Saint-Mandrier…) avec des horaires plus classiques.

Les exigences physiques et médicales sont réelles : il faut savoir nager, réussir les tests d'aptitude, supporter le mal de mer, la chaleur des locaux machines et le bruit. Le télétravail n'existe pas ici. En contrepartie, on est logé et nourri à bord, la formation est rémunérée dès le premier jour, et l'esprit d'équipage est un vrai moteur.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Élevé
Environnement mer, extérieur, atelier
Comment ça évolue ?

La Marine fonctionne à l'ancienneté et au brevet : un matelot peut passer quartier-maître, puis présenter le brevet d'aptitude technique (BAT) et devenir officier marinier (second-maître, maître, premier-maître, maître principal, major). Le brevet supérieur (BS) ouvre des fonctions de chef de service et d'encadrement. Des passerelles internes permettent aussi de devenir officier (officier spécialisé de la Marine, rang) sans passer par l'École navale.

On peut aussi se spécialiser : commando marine, plongeur démineur, détection sous-marine, cyberdéfense, aéronautique navale. Et à la fin du contrat, la reconversion civile est accompagnée : les compétences acquises (maintenance industrielle, électrotechnique, sécurité, logistique, cybersécurité, encadrement) sont très recherchées dans l'industrie, le nucléaire, la sécurité et la marine marchande.

Perspectives d'emploi

Favorable

La Marine nationale recrute massivement et en continu : plus de 4 000 postes ouverts par an, tous niveaux confondus, du sans-diplôme au bac+5. Le contexte géopolitique et la loi de programmation militaire soutiennent cette dynamique, et le nouveau service national doit encore l'amplifier (600 recrutements Marine dès 2026). Certaines spécialités sont particulièrement en tension et donc plus faciles d'accès : détection (opérateurs radar/sonar), cyberdéfense et numérique, techniciens d'armement, mécaniciens et techniciens aéronavals, restauration. À l'inverse, les postes les plus « prestigieux » (pilote de chasse embarqué, officier) sont très sélectifs. Point de vigilance : ce n'est pas un emploi à vie par défaut — la plupart des marins servent sous contrat, et la Marine accompagne la reconversion civile en fin d'engagement (sécurité, industrie, nucléaire, logistique, cybersécurité, marine marchande).

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Marin de la Marine nationaleMatelot de la FlotteQuartier-maître de la FlotteOfficier marinierFusilier marinSous-marinier / Sous-marinièreOpérateur / Opératrice des systèmes guerre des minesOpérateur / Opératrice pilote de sous-marinsOpérateur / Opératrice surveillance et conduite des installations de sécurité-plongéeTechnicien / Technicienne chargé de la conduite et de l'emploi des forces navalesTechnicien / Technicienne chargé de la mise en œuvre et de la maintenance des armes tactiques de sous-marinsTechnicien / Technicienne chargé de l'organisation du service courant et des rôles de combatTechnicien / Technicienne de conduite et de maintenance des systèmes anti-sous-marins sur navireTechnicien / Technicienne de conduite et de maintenance des systèmes d'armes navales de lutte surfaceTechnicien / Technicienne de conduite et de maintenance des systèmes de lutte au-dessus de la surface sur navireTechnicien / Technicienne des systèmes logiques à bord des sous-marinsTechnicien / Technicienne d'exploitation d'une installation de propulsion de sous-marin ou porte-avionsTechnicien / Technicienne du service courant à bord des sous-marinsTechnicien / Technicienne embarqué sur sous-marin pour l'exploitation du système d'armes de dissuasionTechnicien / Technicienne en conduite des opérations à bord des sous-marinsTechnicien / Technicienne essais et mesures concernant la lutte maritime au-dessus de la surface à bord d'un navireTechnicien / Technicienne mise en œuvre et maintenance des équipements sécurité-plongée à bord des sous-marinsTechnicien / Technicienne plongeur de bord chargé du contrôle et de l'entretien de la coque d'un navire

Liens utiles

Statuts professionnels

Militaire