La solde de départ d'un militaire du rang est d'environ 1 600 € brut par mois au 1er échelon (échelle de solde n°2), soit autour de 1 300 € net, mais le logement et la nourriture en caserne sont pris en charge, ce qui change tout sur le budget réel. Après un an de service, l'armée de Terre annonce environ 1 982 € brut mensuel pour un célibataire sans enfant. Avec l'avancement (caporal, caporal-chef), l'ancienneté et les primes (indemnité de service en campagne, primes de spécialité, majorations familiales), la rémunération monte généralement entre 2 200 et 2 600 € brut. En opération extérieure, la solde peut être multipliée par 1,5 à 2,5. S'ajoutent 45 jours de permissions par an et des réductions SNCF de 75 %.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
Aucun diplôme n'est exigé pour s'engager comme combattant en milieu terrestre : le recrutement est ouvert du niveau 3e au bac, de 17 ans et demi à 30 ans environ (accord parental avant 18 ans), sous condition de nationalité française, d'aptitude médicale et de réussite aux tests de sélection au CIRFA (centre d'information et de recrutement des forces armées). La formation se fait entièrement dans l'armée et elle est rémunérée dès le premier jour : environ 9 à 12 semaines de formation initiale en CFIM (discipline, tir, combat, condition physique, secourisme au combat), puis 3 à 6 mois de formation de spécialité au sein du régiment d'affectation. Un bac (général, techno ou pro, par exemple bac pro Métiers de la sécurité) facilite l'accès au corps des sous-officiers, un bac+2/+3 à celui des officiers sous contrat. Les lycées de la Défense et les classes de défense et sécurité globales (CDSG) sont des voies de préparation possibles dès le collège ou le lycée.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
Le combattant en milieu terrestre est un militaire du rang de l'armée de Terre spécialisé dans les opérations de combat au sol. Au quotidien, il s'entraîne : séances de sport (course, parcours d'obstacles, marches avec sac), séances de tir, manœuvres tactiques sur le terrain, entretien de son armement et de ses équipements. Selon sa spécialité, il peut être tireur d'arme collective, tireur de précision, tireur de missile, opérateur radio, pilote ou tireur d'engin blindé, servant de pièce d'artillerie, opérateur de défense sol-air, maître-chien en cynotechnie ou spécialiste du combat en montagne.
Il travaille toujours en groupe, presque jamais seul : le binôme, le trinôme et le groupe de combat (une dizaine de militaires) sont la base de son métier. En mission, il assure des patrouilles, des reconnaissances, la protection de sites, l'escorte de convois, l'appui-feu ou l'aide aux populations. Sur le territoire national, il peut être engagé dans des missions de protection (plans gouvernementaux) ou de secours après une catastrophe naturelle.
C'est un métier physique et exigeant, exercé sous statut militaire : disponibilité permanente, discipline, obéissance aux ordres, port de l'uniforme et de l'équipement (gilet pare-balles, sac, armement). Le combattant vit et travaille beaucoup en extérieur, par tous les temps, souvent loin de sa base : exercices de plusieurs jours sur le terrain, missions de plusieurs mois à l'étranger (opérations extérieures), gardes et services de nuit ou de week-end. Le rythme est irréductiblement variable : périodes calmes en garnison, puis pics d'activité intense.
L'engagement se fait de 17 ans et demi à 30 ans environ, sans condition de diplôme, mais après des tests de sélection (évaluations sportives, psychotechniques, entretien) et une visite médicale stricte. Il faut être de nationalité française (sauf voie de la Légion étrangère) et avoir effectué sa Journée défense et citoyenneté. La formation initiale dure environ 9 à 12 semaines en centre de formation initiale des militaires du rang (CFIM), suivie de 3 à 6 mois de formation de spécialité en régiment. Le premier contrat va généralement de 3 à 5 ans, renouvelable.
La progression est rapide pour ceux qui s'investissent : de soldat de 1re classe à caporal puis caporal-chef, avec des certificats militaires (CAME, CT1, BSAT) qui valident les compétences. Avec un niveau bac, on peut passer sous-officier (chef de groupe d'infanterie, chef de char) ; avec un bac+2 ou plus, tenter la voie officier. Il est aussi possible de se spécialiser : techniques commando, montagne, cynotechnie, tireur d'élite, parachutisme, instruction et formation des jeunes engagés.
Comme les contrats sont à durée déterminée, la reconversion fait partie du parcours : accompagnée par Défense Mobilité, elle mène souvent vers la sécurité privée, les métiers de la police et de la gendarmerie, les pompiers, la logistique, la maintenance ou le transport. Les diplômes militaires étant inscrits au RNCP, ils sont reconnus dans le civil.
L'armée de Terre est le premier recruteur institutionnel de France : environ 15 000 à 16 000 postes ouverts chaque année, dont une grande majorité de militaires du rang, sans condition de diplôme. Les besoins sont soutenus par le contexte géopolitique et la loi de programmation militaire, et le combat de l'infanterie et le combat blindé figurent parmi les spécialités les plus recrutées. La vraie difficulté n'est pas de trouver un poste mais de tenir dans la durée : sélection médicale et sportive exigeante, et fidélisation compliquée par le rythme des missions. Les contrats étant à durée déterminée (3 à 5 ans renouvelables, jusqu'à 27 ans de service), la reconversion vers le civil est anticipée et accompagnée par Défense Mobilité.