Chargé / Chargée du guidage d'aéronef militaire

Chargée du guidage d'aéronef militaire
À partir du Collège (3ème) Emploi : Favorable
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Chargé / Chargée du guidage d'aéronef militaire
Military_Material / Pixabay
Salaire net ~1 209 – 2 184 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Sur le pont d'envol d'un porte-avions ou sur une base aérienne militaire, c'est lui qui dirige les avions et les hélicoptères au sol : il les guide au geste, les arrime, les avitaille et donne le feu vert au catapultage. Surnommés « chiens jaunes » dans la Marine à cause de leur tenue fluo, ces spécialistes sont les yeux extérieurs du pilote au milieu du bruit et des turbines. Un métier militaire ultra-physique, où une seconde d'inattention n'a pas sa place.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 209 €
net / mois
< 1 SMIC
1 550 € brut
Expérimenté
2 184 €
net / mois
≈ 1,5 SMIC
2 800 € brut

La rémunération suit la grille des soldes militaires. Un matelot débutant perçoit entre 1 550 € et 2 300 € bruts par mois selon le grade, le lieu d'affectation et la situation familiale. Chez les officiers mariniers : second-maître environ 1 550 à 2 050 €, maître 1 600 à 2 200 €, premier-maître 1 650 à 2 300 €. À cela s'ajoutent des primes substantielles (indemnité de service à la mer, embarquement, opérations extérieures) qui peuvent majorer la solde jusqu'à environ +37 %. Avantages en nature importants : nourriture et logement gratuits à bord, 45 jours de permission par an, réduction SNCF de 75 %, aides au logement.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Collège (3ème)
Diplôme de référence : Brevet élémentaire de manœuvrier de pont d'envol (MOPONVOL) — École du personnel de pont d'envol, Marine nationale

Aucun diplôme n'est strictement exigé pour s'engager : la Marine nationale recrute des matelots « avec ou sans bac », dès 17 ans et jusqu'à moins de 30 ans, sous condition de nationalité française, d'aptitude médicale et physique, de savoir nager et d'avoir effectué la JDC. Le parcours type : signature d'un contrat (4 ans, renouvelable), 5 semaines de formation militaire et maritime à l'École des matelots (Brest / Saint-Mandrier), puis 4 à 10 semaines de formation de spécialité à l'École du personnel de pont d'envol (EPPE) sur la base d'aéronautique navale d'Hyères, qui forme chaque année environ 550 stagiaires — manutentionnaires aéronautiques comme directeurs de pont d'envol (les « chiens jaunes »). Toute la formation est rémunérée. Un bac pro aéronautique ou logistique n'est pas obligatoire mais constitue un vrai plus pour la sélection et pour la suite de carrière. Côté armée de Terre, l'entrée passe par le domaine aérocombat (ALAT) ; côté armée de l'Air et de l'Espace, par les filières de mise en œuvre et sécurité des aéronefs.

Diplômes les plus adaptés

Autre
Brevet élémentaire de manœuvrier de pont d'envol (MOPONVOL) — École du personnel de pont d'envol, Marine nationale
Autre
Formation initiale de matelot de la flotte (École des matelots)

Diplômes envisageables

Bac
Bac pro Aéronautique option systèmes
Bac
Bac pro Métiers de la logistique
Autre
Formation initiale de militaire du rang (armée de Terre — domaine aérocombat / ALAT)

Certifications et permis

Requis
Aptitude à la natation (brevet de nage exigé à l'engagement dans la Marine) Savoir nager est une condition d'admission incontournable pour tout marin embarqué.
Requis
Aptitude médicale et physique militaire (visite d'incorporation) Le poste impose une excellente condition physique : jusqu'à 12 à 15 heures debout sur un pont d'envol.
Requis
Qualification sécurité — lutte contre les sinistres et incendie à bord Tout marin embarqué est formé à la lutte anti-incendie et au sauvetage, compétence critique sur un pont d'envol.
Requis
Permis de conduire B Nécessaire pour la conduite des engins de piste et tracteurs de manutention d'aéronefs.
Atout
Habilitation à la conduite d'engins de piste / CACES équivalent Utile pour la manutention au sol et très valorisée lors d'une reconversion vers l'assistance aéroportuaire civile.
Atout
Anglais opérationnel (phraséologie et procédures OTAN) Atout majeur lors des déploiements et des opérations interalliées avec des bâtiments étrangers.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Signalisation gestuelle aéronautique (guidage au geste)
Indispensable Manœuvre, arrimage et calage d'aéronefs
Important Conduite d'engins de piste et de tracteurs de manutention
Important Avitaillement en carburant et branchement des groupes de parc
Indispensable Sécurité aéronautique et lutte contre l'incendie à bord
Un plus Anglais opérationnel et procédures OTAN

Les qualités qui comptent

Indispensable Sang-froid et gestion du stress
Indispensable Vigilance et sens de l'observation
Important Endurance physique et résistance à la fatigue
Indispensable Esprit d'équipe et coordination collective
Important Discipline et respect des procédures

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Avant chaque vol, le chargé du guidage d'aéronef militaire prend en charge l'avion ou l'hélicoptère à sa sortie de hangar ou de parking. Il le déplace à l'aide de tracteurs de piste, le positionne au millimètre, l'arrime au pont avec chaînes et cales, installe les protections, branche les groupes de parc et participe à l'avitaillement en kérosène. Au moment du décollage, il communique avec le pilote uniquement par gestes codifiés — impossible de se parler dans un vacarme pareil — pour l'aligner sur la catapulte ou sur l'aire d'envol, puis lance l'ordre de départ.

Au retour, il gère l'appontage ou l'atterrissage : il récupère l'appareil, le dégage rapidement de la piste pour libérer la place au suivant, le replie et le range dans le hangar. Entre deux mouvements, il assure la sécurité du personnel présent sur le pont, veille à l'absence de tout objet susceptible d'être aspiré par un réacteur (le fameux « FOD walk »), et se tient prêt à intervenir en cas d'incident : incendie, fuite, aéronef en difficulté.

Les conditions de travail

Ce métier s'exerce exclusivement sous statut militaire, au sein de la Marine nationale (porte-avions Charles de Gaulle, porte-hélicoptères amphibies, frégates dotées d'un hangar hélicoptère), de l'armée de l'Air et de l'Espace, de l'armée de Terre (aérocombat / ALAT) ou de la Gendarmerie. C'est un travail en extérieur, par tous les temps, sur une surface glissante et mouvante quand la mer est formée. Les journées sur un pont d'envol peuvent durer 12 à 15 heures d'affilée, de jour comme de nuit, avec un bruit et une chaleur extrêmes — d'où une exigence de condition physique et de résistance mentale très élevée. À bord, la vie est collective, les missions durent plusieurs mois et l'éloignement familial fait partie du contrat.

L'accès se fait par engagement : dans la Marine, on entre comme matelot de la flotte (recrutement possible sans diplôme, de la 3ᵉ au bac, entre 17 et moins de 30 ans), avec cinq semaines de formation militaire et maritime à l'École des matelots, puis une formation de spécialité à l'École du personnel de pont d'envol (EPPE) de la base d'aéronautique navale d'Hyères. Le brevet élémentaire MOPONVOL (manœuvrier de pont d'envol) ouvre l'affectation à bord.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Élevé
Environnement mer, extérieur, atelier
Comment ça évolue ?

Après deux ans environ, un matelot peut passer officier marinier (second-maître, puis maître, premier-maître) et prendre la responsabilité d'une équipe. Le sommet de la spécialité, c'est le poste de directeur de pont d'envol : c'est lui qui orchestre l'ensemble du ballet aérien et donne les ordres de catapultage et d'appontage. D'autres évolutions existent vers la maintenance aéronautique, la sécurité incendie à bord, le contrôle d'aérodrome ou la formation à l'EPPE.

En fin de contrat, les compétences acquises se transposent bien dans le civil : agent de piste et manutentionnaire aéroportuaire, coordinateur d'escale, technicien logistique aéronautique, agent SSLIA (pompier d'aéroport) ou métiers de la sûreté aéroportuaire. Une expérience à valoriser via la VAE et les dispositifs de reconversion Défense Mobilité.

Perspectives d'emploi

Favorable

Les armées recrutent massivement et de façon continue : la Marine nationale engage plusieurs milliers de jeunes chaque année, dont une part importante sans condition de diplôme. Les spécialités du pont d'envol sont directement liées à l'activité du porte-avions Charles de Gaulle, des porte-hélicoptères amphibies et des frégates, et à la montée en puissance prévue par la loi de programmation militaire (dont le futur porte-avions de nouvelle génération). Le principal filtre n'est pas le diplôme mais l'aptitude physique et médicale, la motivation et la capacité à supporter l'éloignement. Attention : il s'agit d'un engagement à durée déterminée (contrat de 4 ans renouvelable, jusqu'à une dizaine d'années), la question de la reconversion se pose donc tôt — elle est accompagnée par Défense Mobilité.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Chien jauneManœuvrier de pont d'envol (MOPONVOL)Opérateur / Opératrice de manutention des aéronefsÉquipier / Équipière de pont d'envolDirecteur / Directrice de pont d'envolExpert / Experte dans la mise en œuvre des aéronefs embarqués sur ponts d'envol et hangarsExpert / Experte en maintenance chargé du contrôle de la mise en œuvre des aéronefs embarquésOpérateur / Opératrice chargé de la manutention des aéronefs embarquésOpérateur / Opératrice équipage opérationnel de soute aéromobilitéSpécialiste air surface intégrationTechnicien / Technicienne chargé organisation de la manutention des aéronefs embarqués sur pont d'envol et hangars

Liens utiles

Statuts professionnels

Militaire