Chargé / Chargée de programme

Chargée de programme
À partir du Bac +3 Emploi : Tendu
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Chargé / Chargée de programme
Soundtrap / Unsplash
Salaire net ~1 560 – 3 510 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le chargé de programme décide de ce que tu regardes et écoutes : il déniche les émissions, séries, documentaires, podcasts ou musiques qui collent à l'identité d'une chaîne de télé, d'une radio ou d'une plateforme. Il construit la grille — quoi diffuser, à quelle heure, pour quel public — puis suit les audiences pour ajuster le tir. Un métier à la croisée de la culture, de la stratégie et du flair, où il faut avoir des idées avant tout le monde.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 560 €
net / mois
≈ 1,1 SMIC
2 000 € brut
Expérimenté
3 510 €
net / mois
≈ 2,5 SMIC
4 500 € brut

Les écarts sont importants selon l'employeur. En radio locale ou associative, un programmateur débutant démarre souvent autour du SMIC (environ 1 800 à 2 000 € brut). Sur une chaîne de télévision ou une radio nationale, le salaire d'un chargé de programmation débutant se situe entre 2 300 et 2 500 € brut par mois. Avec 3 à 5 ans d'expérience, la rémunération évolue généralement entre 2 800 et 4 200 € brut mensuels (soit environ 38 000 à 50 000 € brut annuels), et un responsable de la programmation d'un grand groupe ou d'une plateforme peut dépasser 4 500 € brut. Une partie des postes en production relève du régime de l'intermittence, avec des rémunérations encadrées par les grilles de la convention collective de la production audiovisuelle.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +3
Diplôme de référence : BTS Métiers de l'audiovisuel option gestion de production

Il n'existe pas de diplôme unique qui mène à ce métier : les recruteurs attendent une culture audiovisuelle solide, une bonne connaissance des publics et surtout de l'expérience de terrain. La voie la plus courante est un bac+3 à bac+5 : licence information-communication, licence professionnelle des métiers de l'audiovisuel, master médias / production audiovisuelle / management culturel, ou diplôme d'une école spécialisée (INA campus, ISCPA, EICAR, ESRA, ESEC, IESA, La Fémis pour la filière distribution-exploitation). Un BTS Métiers de l'audiovisuel option gestion de production (bac+2) constitue une bonne porte d'entrée, souvent complétée ensuite par une licence pro ou un master. En radio, beaucoup de programmateurs musicaux se forment sur le tas après un passage par une radio associative ou étudiante, complété par des stages courts spécialisés (INA campus : « Programmation musicale en radio », « Construire une grille radio »). Dans tous les cas, les stages et l'alternance dans une société de production ou une antenne sont quasi indispensables — c'est là que se construit le réseau qui fait la différence.

Diplômes les plus adaptés

Bac+2
BTS Métiers de l'audiovisuel option gestion de production
Bac+3
Licence Information-Communication (parcours médias, audiovisuel)
Bac+3
Licence professionnelle Métiers de l'audiovisuel / production et gestion de projets audiovisuels
Bac+5
Master Information-Communication (parcours médias, industries culturelles, production audiovisuelle)

Diplômes envisageables

Bac+5
Diplôme d'école spécialisée en audiovisuel (INA campus, ISCPA, EICAR, ESRA, ESEC, IESA)
Bac+5
Master Management des industries culturelles / gestion de projets culturels
CQP
CQP Animateur radio (voie d'entrée fréquente en radio locale)

Certifications et permis

Atout
Stage professionnel « Programmation musicale en radio » (INA campus) Formation courte de référence pour apprendre à construire une couleur d'antenne et une rotation musicale.
Atout
Stage « Construire une grille radio » (INA campus) Atout pour maîtriser l'articulation entre grille linéaire, replay et podcasts.
Atout
Certification en anglais (TOEIC, Cambridge B2/C1) Très utile pour acheter des formats et des programmes à l'international.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Construction d'une grille de programmes
Indispensable Analyse des audiences et des données d'écoute (Médiamétrie, outils d'audimétrie)
Indispensable Veille éditoriale et repérage de formats
Important Connaissance de la chaîne de fabrication audiovisuelle et radiophonique
Important Négociation d'acquisitions et gestion des droits de diffusion
Important Maîtrise de la réglementation (Arcom, quotas de diffusion, protection du jeune public)
Un plus Suivi budgétaire d'un programme
Un plus Anglais professionnel (achats de programmes à l'international)

Les qualités qui comptent

Important Organisation et anticipation
Indispensable Curiosité et culture générale des médias
Indispensable Sens éditorial et capacité à trancher
Important Diplomatie et sens du relationnel (producteurs, labels, animateurs)
Important Réactivité face aux imprévus d'antenne

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le chargé de programme est le « chef d'orchestre éditorial » d'une antenne. Sa journée commence souvent par la lecture des chiffres d'audience de la veille : quels programmes ont marché, à quelle minute les auditeurs ou les téléspectateurs ont décroché, comment se situe la concurrence. Ensuite, il fait de la veille — visionnage de pilotes, écoute de nouveautés musicales, lecture de dossiers de production, repérage de formats étrangers qui cartonnent, suivi des tendances sur les plateformes et les réseaux.

Il reçoit et évalue des projets : une société de production propose un documentaire, un label envoie un nouveau titre, un animateur pitche une chronique. Il faut trancher — est-ce que ça correspond à la ligne éditoriale ? au public visé ? au budget disponible ? Une fois les contenus retenus, il rédige des notes ou des cahiers des charges éditoriaux, négocie les acquisitions et les droits de diffusion, puis coordonne la préparation avec les producteurs, les journalistes, les animateurs et les équipes techniques. Enfin, il construit et met à jour la grille : placer chaque programme au bon créneau, gérer les rediffusions, respecter les obligations réglementaires (quotas de chansons francophones en radio, quotas d'œuvres européennes et françaises en télévision, protection du jeune public) contrôlées par l'Arcom.

Les conditions de travail

On exerce surtout dans un bureau, au sein d'une chaîne de télévision, d'une radio nationale ou locale, d'une plateforme de streaming, d'un studio de podcast ou d'une société de production. Les allers-retours vers les studios, les salles de visionnage, les festivals et les marchés professionnels (MIPTV, MIPCOM, Sunny Side of the Doc, showcases) font partie du quotidien. Les horaires sont variables : les grilles se décident par vagues (rentrée de septembre, grille d'été), et une déprogrammation de dernière minute — actualité, événement sportif, incident technique — peut bousculer toute une soirée. Le télétravail partiel est courant pour le travail de visionnage, de veille et d'analyse, mais la partie négociation, réunions de grille et vie d'antenne se joue sur place. Le métier est peu physique mais mentalement exigeant : il faut assumer ses choix devant des chiffres d'audience qui tombent chaque jour.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Faible
Environnement bureau, studio
Comment ça évolue ?

On entre rarement directement dans le poste : le parcours passe souvent par un stage ou une alternance en production, un poste d'assistant de programmation, d'assistant d'antenne ou de chargé de production. Avec l'expérience, on se spécialise par genre (fiction, documentaire, jeunesse, divertissement, musique, sport) puis on évolue vers responsable de la programmation, directeur des programmes, directeur artistique d'une radio ou directeur éditorial d'une plateforme. Les passerelles sont nombreuses : production audiovisuelle, achat de programmes à l'international, marketing et stratégie d'audience, direction de studio de podcasts, ou encore programmation de festivals et de salles de spectacle. Certains professionnels expérimentés deviennent consultants indépendants pour accompagner des radios ou des chaînes dans la refonte de leur grille.

Perspectives d'emploi

Tendu

Le secteur des médias recrute, mais les postes de programmation sont peu nombreux et très convoités : la concurrence entre candidats est forte, surtout en Île-de-France où se concentrent les chaînes nationales, les grands groupes radio et les plateformes. Les recrutements se font beaucoup par réseau, après un stage ou une alternance, et débutent souvent en CDD ou en contrat d'usage. L'essor des podcasts, des plateformes de streaming, des web-radios et des chaînes thématiques crée toutefois de nouveaux besoins de curation et de programmation de contenus, y compris chez les producteurs et les studios audio. Les profils capables de croiser sens éditorial et analyse de données d'audience sont particulièrement recherchés. Les offres se consultent notamment sur ProfilCulture, Mediajobs et France Travail.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Conseiller / Conseillère de programme audiovisuelConseiller / Conseillère de programmesProgrammateur / Programmatrice radioProgrammateur musical / Programmatrice musicaleResponsable de la programmation audiovisuelleChargé / Chargée de programmationResponsable des programmesProgrammateur / Programmatrice TVChargé / Chargée d'antenneDéveloppeur / Développeuse de formats

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIndépendant / Auto-entrepreneurIntermittent du spectacle