Chargé / Chargée de mission aux relations internationales

Chargée de mission aux relations internationales
À partir du Bac +5 Emploi : Difficile
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Chargé / Chargée de mission aux relations internationales
Meizhi Lang / Unsplash
Salaire net ~1 500 – 3 375 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le chargé de mission aux relations internationales construit des ponts entre son organisation (une ville, une région, une université, une ONG, une entreprise) et des partenaires à l'étranger. Il monte des projets de coopération, prépare des accords, accueille des délégations et suit les financements européens. Un métier pour qui aime les langues, la géopolitique et le travail de terrain à l'échelle du monde.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 500 €
net / mois
≈ 1,1 SMIC
2 000 € brut
Expérimenté
3 375 €
net / mois
≈ 2,4 SMIC
4 500 € brut

Les écarts sont importants selon l'employeur. En collectivité territoriale, un débutant démarre autour de 1 800 à 2 200 € brut par mois (grille de catégorie A, primes comprises), et une carrière complète dans la fonction publique territoriale se situe entre 34 000 et 53 000 € brut par an. Dans le privé et dans les grandes structures, un chargé de relations internationales débutant se situe plutôt entre 30 000 et 40 000 € brut annuels, soit environ 2 500 à 3 300 € brut par mois. Avec 10 ans d'expérience ou sur un poste de responsable/directeur des relations internationales, on dépasse 4 500 € brut mensuels, et jusqu'à 60 000-80 000 € annuels dans les grands groupes. Le secteur associatif et les ONG rémunèrent nettement moins, souvent au niveau du SMIC majoré en début de carrière.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +5
Diplôme de référence : Master mention Relations internationales

Le niveau bac+5 est la norme, sans exception réelle. Parcours le plus fréquent : licence (LEA, droit, science politique, histoire, économie, AES) puis master en relations internationales, affaires européennes, coopération internationale ou droit international. Les diplômes des Instituts d'études politiques (Sciences Po Paris et IEP de région) sont très représentés, tout comme les écoles spécialisées (ILERI, HEIP, ESTRI, ISIT). Un double profil est un vrai atout : relations internationales + gestion de projet, + droit, + économie ou + une langue rare. Deux points décisifs pour être recruté : un excellent niveau d'anglais (C1 minimum) plus une seconde langue, et une expérience concrète à l'étranger — Erasmus, stage en ambassade ou en ONG, service civique international, VIE. La mention relations internationales est l'une des plus sélectives sur Mon Master : les formations parisiennes de référence reçoivent jusqu'à 1 200 candidatures pour 18 à 30 places.

Diplômes les plus adaptés

Bac+5
Master mention Relations internationales
Bac+5
Diplôme d'Institut d'études politiques (Sciences Po), spécialité relations internationales ou affaires européennes
Bac+5
Master mention Études européennes et internationales / Affaires européennes
Bac+5
Titre RNCP Chargé de mission en organisations européennes et internationales

Diplômes envisageables

Bac+5
Magistère Relations internationales et action à l'étranger
Bac+5
Master mention Droit international / Droit européen
Bac+3
Licence LEA (Langues étrangères appliquées), parcours commerce et affaires internationales

Certifications et permis

Atout
Concours d'attaché territorial (catégorie A) Voie d'accès pour être titularisé dans la fonction publique territoriale, mais de nombreux postes sont aussi ouverts aux contractuels.
Atout
Certification en langue anglaise (IELTS, TOEFL, Cambridge C1 Advanced) Non obligatoire mais très valorisée : elle objective un niveau d'anglais que les recruteurs vérifient systématiquement.
Atout
Formation au montage de projets européens (Erasmus+, Interreg, Horizon Europe) Certificat ou formation courte qui fait la différence sur les postes liés aux financements européens.
Atout
Permis B Souvent demandé en collectivité pour les déplacements en région et l'accompagnement de délégations.
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Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.

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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Anglais professionnel courant (niveau C1)
Indispensable Gestion de projet international
Indispensable Connaissance des institutions européennes et internationales
Important Montage et suivi de dossiers de financement européens
Important Rédaction de notes, conventions et comptes rendus officiels
Important Maîtrise d'une seconde langue étrangère
Un plus Veille géopolitique et analyse des politiques publiques

Les qualités qui comptent

Indispensable Aisance relationnelle et diplomatie
Important Sens de la négociation
Indispensable Ouverture interculturelle
Important Autonomie et rigueur organisationnelle
Un plus Adaptabilité aux imprévus et aux horaires irréguliers

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Au quotidien, le chargé de mission aux relations internationales passe beaucoup de temps à faire circuler l'information entre des acteurs qui ne parlent ni la même langue ni le même « langage administratif ». Concrètement : il identifie des partenaires étrangers (villes jumelées, universités, ONG, institutions européennes), prépare et rédige des conventions de coopération, monte des dossiers de financement (fonds européens type Erasmus+, Interreg, ou crédits du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères), puis suit l'exécution des projets — budget, calendrier, comptes rendus, évaluation des résultats.

L'autre grande partie du poste, c'est l'événementiel et la représentation : organiser une mission à l'étranger pour des élus ou une direction, accueillir une délégation venue de l'étranger, préparer des notes de contexte et des éléments de langage avant une rencontre officielle, assurer l'interprétariat informel pendant les échanges. Il fait aussi de la veille : suivre l'évolution des politiques européennes et internationales dans son domaine (culture, jeunesse, économie, environnement, recherche) pour alerter sa hiérarchie sur les opportunités et les risques.

Les conditions de travail

La majorité des postes se trouvent dans le secteur public : collectivités territoriales (mairies, départements, régions), universités et grandes écoles (services des relations internationales), ministères, agences publiques. Le reste se répartit entre les ONG et associations de solidarité internationale, les chambres de commerce, les fédérations professionnelles et les grandes entreprises. Le travail se fait principalement au bureau, sur ordinateur, avec beaucoup de réunions et de visioconférences.

Les horaires sont irréguliers : quand une délégation étrangère est en visite ou qu'un événement international se prépare, les soirées et parfois les week-ends y passent. Les décalages horaires imposent des appels tôt le matin ou tard le soir avec certains partenaires. Les déplacements en France et à l'étranger sont réguliers, mais moins fréquents que ce que le nom du métier laisse imaginer : on prépare beaucoup plus de missions qu'on n'en effectue soi-même. Le télétravail partiel est courant dans la fonction publique comme dans le privé.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Faible
Environnement bureau, école
Comment ça évolue ?

Après quelques années, on peut se spécialiser sur une zone géographique (Afrique de l'Ouest, Europe centrale, Asie du Sud-Est) ou sur une thématique (coopération universitaire, développement durable, financements européens) — cette spécialisation est le principal levier de progression. L'évolution classique mène ensuite vers un poste de responsable ou de directeur des relations internationales, avec du management d'équipe et du pilotage budgétaire.

D'autres passerelles existent : passer un concours pour intégrer la fonction publique d'État ou territoriale, rejoindre une organisation internationale (ONU, Union européenne, OCDE) via leurs procédures de recrutement propres, devenir consultant indépendant sur le montage de projets européens, ou basculer vers le développement commercial à l'international en entreprise. Beaucoup de professionnels commencent d'ailleurs par un Volontariat International (VIE/VIA) ou un service civique à l'étranger avant de décrocher leur premier poste.

Perspectives d'emploi

Difficile

Métier très attractif mais avec peu de postes ouverts : c'est le grand écart entre le nombre de diplômés en relations internationales chaque année et le nombre d'offres réellement disponibles. Les collectivités et universités créent rarement plus d'un ou deux postes, et beaucoup de recrutements se font sur des contrats de projet à durée déterminée. La concurrence est donc forte, surtout sur les postes en Île-de-France et dans les grandes métropoles. Les profils qui s'en sortent le mieux ont trois choses : une vraie expérience à l'étranger (stage, service civique international, VIE), une compétence technique en plus des langues (montage de dossiers européens, gestion budgétaire, communication), et une flexibilité géographique. Les postes liés aux financements européens et à la coopération universitaire sont ceux qui recrutent le plus régulièrement. Beaucoup de professionnels arrivent sur ce métier après un premier emploi ailleurs plutôt que directement à la sortie du master.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Chargé des relations internationalesChargé de mission relations internationalesChargé de mission affaires européennes et internationalesChargé de coopération internationaleChargé de mission coopération décentraliséeChargé de mission EuropeAttaché de mission pour la coopération internationaleChargé de projets internationauxCoordinateur de projets internationauxResponsable des relations internationales

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publique