Un débutant démarre généralement entre 1 900 € et 2 400 € brut par mois (environ 28 000 à 33 000 € brut par an), un peu moins en institut d'études que dans une grande entreprise. Après 3 à 5 ans, la rémunération monte à 2 800 – 3 500 € brut mensuels, et les profils confirmés ou spécialisés (pricing, data, études internationales) peuvent atteindre 4 000 à 4 500 € brut, soit plus de 55 000 € brut annuels. L'Île-de-France paie 10 à 15 % de plus que le reste de la France. Des primes sur objectifs et une part variable existent souvent en entreprise.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
La voie la plus courante est un bac+5 : master universitaire mention marketing, vente (parcours études et recherche marketing, marketing quantitatif, consumer insights), master en économétrie/statistique appliquée, ou diplôme d'école de commerce avec spécialisation marketing/études. Les écoles d'ingénieurs orientées statistiques (ENSAI, ENSAE, ISUP) mènent aussi à ces postes, sur les fonctions les plus quantitatives.
Avant cela, on démarre souvent par un BUT techniques de commercialisation ou un BUT science des données, ou une licence d'économie-gestion, de sciences sociales ou de MIASHS. Un bac+3 (licence pro marketing, bachelor) permet d'accéder à des postes d'assistant ou chargé d'études junior, notamment en institut, mais l'évolution passe généralement par une poursuite en master. L'alternance est très répandue en master et constitue la meilleure porte d'entrée : elle apporte l'expérience terrain que les recruteurs recherchent. Bac conseillé : général avec spécialités mathématiques et SES, ou bac STMG spécialité mercatique pour une entrée en BUT.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
Tout part d'une question posée par une entreprise ou un client : « notre nouvelle boisson va-t-elle plaire aux 18-25 ans ? », « pourquoi nos ventes baissent-elles en région ? », « à quel prix vendre cet abonnement ? ». Le chargé d'études commerciales traduit cette question en une véritable enquête. Il rédige le cahier des charges de l'étude, choisit la méthode (questionnaire en ligne, entretiens individuels, focus group, panel consommateurs, test produit), construit le questionnaire et définit l'échantillon de personnes à interroger.
Vient ensuite la partie analyse, qui occupe une grande partie de son temps : il nettoie et traite les données recueillies avec Excel, SPSS, SAS, R ou Python, croise les résultats avec les chiffres de ventes internes, les données de panels (Nielsen, Circana/IRI) et sa veille sur les concurrents. Il en tire des segments de clientèle, des prévisions de ventes, des indicateurs de satisfaction. Dernière étape, et pas la moins importante : la restitution. Il rédige un rapport, construit des graphiques lisibles et présente ses conclusions devant l'équipe marketing ou le client, en formulant des recommandations concrètes — lancer, modifier, repositionner, abandonner.
Le métier s'exerce essentiellement au bureau ou en open space, devant un ordinateur, avec des horaires de journée classiques. Le télétravail partiel est courant dans les instituts d'études et les grandes entreprises. Le rythme est cependant marqué par les échéances : les périodes de rendu d'étude peuvent être intenses, avec des journées à rallonge quand un rapport doit partir chez le client. Des déplacements ponctuels sont possibles : terrain d'enquête, visites de points de vente, animation d'un focus group, présentation chez un client.
Deux grands types d'employeurs recrutent. D'un côté les instituts d'études et de sondage (Ipsos, Kantar, BVA, CSA, OpinionWay…) et les agences de conseil, qui embauchent beaucoup de débutants et permettent de travailler pour des secteurs très variés. De l'autre les entreprises elles-mêmes — grande distribution, agroalimentaire, cosmétique, banque, télécoms, e-commerce — au sein de leur direction marketing ou de leur service études.
C'est un poste de départ idéal plus qu'un métier que l'on exerce vingt ans. Après quelques années, on évolue vers chef de groupe études ou directeur d'études en institut (avec le pilotage d'une équipe et la relation client), ou vers des fonctions marketing opérationnelles : chef de produit, responsable marketing, category manager. Les profils les plus à l'aise avec la donnée bifurquent vers le data analyst, le CRM ou le pricing. Après une dizaine d'années, certains créent leur propre cabinet d'études et de conseil ou passent en freelance. Les passerelles vers les études socio-économiques, la veille et l'intelligence économique sont également fréquentes.
Le marché est actif : plus d'un millier d'offres sont publiées en permanence sur les grands sites d'emploi, et la fonction reste l'une des rares du marketing largement ouverte aux débutants, en particulier dans les instituts d'études. La concurrence entre jeunes diplômés est réelle car les formations en marketing produisent beaucoup de candidats : ce sont les profils qui savent réellement manipuler la donnée (statistiques, SQL, Python/R, dataviz) qui se placent le plus vite. La montée en puissance du big data, des données de navigation et de l'IA transforme le métier plus qu'elle ne le menace : les entreprises ont besoin de quelqu'un capable de donner du sens aux chiffres et de trancher. Les emplois se concentrent fortement en Île-de-France et dans les grandes métropoles (Lille, Lyon, Nantes, Bordeaux). L'alternance est le meilleur tremplin vers un premier CDI.