Aviculteur / Avicultrice

Avicultrice
À partir du CAP / BEP Emploi : Favorable
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Aviculteur / Avicultrice
Artem Beliaikin / Unsplash
Salaire net ~1 443 – 2 418 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

L'aviculteur ou l'avicultrice élève des volailles — poulets, poules pondeuses, dindes, canards, pintades — pour produire de la viande ou des œufs. Chaque jour, il ou elle nourrit les animaux, surveille leur santé, règle l'ambiance des bâtiments et veille au respect strict des règles d'hygiène. C'est un métier de terrain, très concret, où l'on voit le résultat de son travail grandir sous ses yeux et où l'on peut s'installer à son compte assez jeune.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 443 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 850 € brut
Expérimenté
2 418 €
net / mois
≈ 1,7 SMIC
3 100 € brut

Un ouvrier ou une ouvrière avicole débute généralement au SMIC ou légèrement au-dessus, soit environ 1 800 à 1 900 € brut par mois, avec des primes possibles (astreinte, week-end, logement de fonction sur certaines exploitations). Avec de l'expérience et des responsabilités, un responsable d'élevage avicole se situe plutôt entre 2 400 et 3 100 € brut mensuels ; les postes de technicien avicole en groupement ou en firme service, accessibles après un BTSA, peuvent dépasser ce niveau. Pour un aviculteur installé à son compte, il ne s'agit plus d'un salaire mais d'un revenu variable, très dépendant du contrat passé avec le groupement, du prix de l'aliment, du type de production (standard, Label Rouge, bio, œufs) et des aléas sanitaires — l'influenza aviaire peut faire chuter les résultats d'une année. La vente directe et la transformation améliorent nettement la marge.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du CAP / BEP
Diplôme de référence : CAP agricole Métiers de l'agriculture (support productions animales)

Il n'existe pas de diplôme unique « aviculteur ». La voie la plus courte est le CAP agricole Métiers de l'agriculture (support productions animales), qui permet de devenir ouvrier ou ouvrière avicole. Pour conduire un élevage et surtout pour s'installer à son compte, le niveau bac est la référence : le bac pro CGEA (Conduite et gestion de l'entreprise agricole) ou le BP REA (Brevet professionnel Responsable d'entreprise agricole), qui délivrent la capacité professionnelle agricole nécessaire pour obtenir les aides à l'installation (DJA). Le bac techno STAV est une autre porte d'entrée vers la poursuite d'études.

Pour se spécialiser précisément en volailles, deux certificats de spécialisation (CS, niveau bac+1, en apprentissage) existent : le CS Conduite d'un élevage de production avicole et le CS Conduite d'un élevage avicole et commercialisation des produits — ce dernier est notamment proposé par la MFR des Herbiers, en Vendée. Le BTSA Productions animales, rebaptisé BTSA Métiers de l'élevage depuis la rentrée 2025, ouvre lui les postes de technicien avicole, de conseiller d'élevage ou de responsable de plusieurs sites.

Ces formations se préparent en lycée agricole, en MFR (Maisons familiales rurales) ou en CFA agricole, très souvent en apprentissage — un vrai atout dans un secteur où l'expérience de terrain compte autant que le diplôme. Le métier reste également accessible sans diplôme spécifique avec une expérience solide en élevage, mais la formation à la biosécurité, elle, est obligatoire pour tous.

Diplômes les plus adaptés

CAP
CAP agricole Métiers de l'agriculture (support productions animales)
Bac
Bac pro CGEA — Conduite et gestion de l'entreprise agricole
Bac
BP REA — Brevet professionnel Responsable d'entreprise agricole
Autre
CS Conduite d'un élevage de production avicole
Autre
CS Conduite d'un élevage avicole et commercialisation des produits

Diplômes envisageables

Bac+2
BTSA Métiers de l'élevage (ex-BTSA Productions animales)
Bac
Bac techno STAV — Sciences et technologies de l'agronomie et du vivant

Certifications et permis

Requis
Formation biosécurité en élevage de volailles (référent biosécurité) Obligatoire depuis les arrêtés de février 2016 : chaque élevage doit désigner un référent formé, dont la certification est valable 7 ans.
Atout
Capacité professionnelle agricole (CPA) Indispensable pour bénéficier des aides à l'installation (DJA) ; elle s'obtient avec un diplôme agricole de niveau bac minimum (bac pro CGEA, BP REA).
Requis
Permis B Quasi indispensable : les élevages sont en zone rurale et mal desservis par les transports en commun.
Atout
Certiphyto (certificat individuel produits phytopharmaceutiques) Utile si l'exploitation cultive aussi des céréales ou utilise des produits de traitement soumis à agrément.
Atout
Certificat de conduite d'engins agricoles / CACES Un atout pour conduire tracteur, télescopique ou chariot lors des livraisons d'aliment et des enlèvements.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Conduite d'un élevage de volailles (mise en bande, alimentation, ambiance)
Indispensable Biosécurité, hygiène et vide sanitaire
Indispensable Surveillance sanitaire et soins aux animaux
Important Réglage et maintenance des installations (ventilation, chaînes d'alimentation, abreuvoirs)
Important Suivi technico-économique et traçabilité (registre d'élevage, indicateurs de performance)
Important Connaissance de la réglementation bien-être animal
Un plus Conduite d'engins agricoles
Un plus Commercialisation et vente directe

Les qualités qui comptent

Indispensable Sens de l'observation
Indispensable Rigueur et sens des protocoles
Important Endurance physique et résistance aux horaires
Important Autonomie et réactivité face aux imprévus
Important Goût du contact avec les animaux

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

La journée d'un aviculteur commence tôt, souvent avant 7 h. Premier réflexe : le « tour de bâtiment ». On observe le comportement du troupeau — des animaux qui s'écartent, qui boivent moins ou qui restent prostrés sont les premiers signes d'un problème. On vérifie ensuite les paramètres techniques : température, ventilation, hygrométrie, éclairage, qualité de la litière, bon fonctionnement des chaînes d'alimentation et des abreuvoirs. Un dixième de degré ou un défaut de ventilation peuvent coûter cher sur une bande de plusieurs milliers d'animaux.

Vient ensuite le travail de production proprement dit : distribution ou réglage de l'alimentation, ramassage et calibrage des œufs (matin et soir en poules pondeuses), retrait des animaux morts, pesées de contrôle, administration des traitements prescrits par le vétérinaire, tenue du registre d'élevage. À cela s'ajoutent les temps forts du cycle : la mise en place des poussins d'un jour, les vaccinations, puis l'enlèvement des animaux en fin de bande, suivi du vide sanitaire — nettoyage complet, désinfection et repos du bâtiment avant la bande suivante. En couvoir (accouvage), le travail porte sur l'incubation des œufs, le mirage, l'éclosion, le tri et le sexage des poussins.

Les conditions de travail

Le métier s'exerce essentiellement dans des bâtiments d'élevage, sur une exploitation agricole, avec des sorties à l'extérieur pour les parcours plein air (Label Rouge, bio) et l'entretien des abords. C'est physique : on marche beaucoup, on enjambe le matériel, on se baisse pour ramasser œufs et animaux, on porte des sacs et des caisses. L'environnement peut être poussiéreux, bruyant et odorant — la MSA rappelle les risques de troubles musculo-squelettiques et respiratoires, d'où le port d'équipements de protection.

Les animaux ne prennent pas de vacances : le travail se fait 7 jours sur 7, avec des astreintes les week-ends et jours fériés, et une surveillance rapprochée (toutes les quelques heures) lors des démarrages de poussins. Les règles de biosécurité structurent tout le quotidien depuis les crises d'influenza aviaire : zones délimitées, tenues et bottes dédiées, sas sanitaire, registre des visiteurs. Le télétravail est impossible, mais la profession se modernise fortement — capteurs, alarmes connectées, robots de bâtiment, pilotage à distance de l'ambiance — ce qui allège une partie des astreintes. La majorité des aviculteurs sont chefs d'exploitation, souvent sous contrat avec une coopérative ou un groupement qui fournit les animaux et l'aliment et reprend la production.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Élevé
Environnement exploitation agricole, extérieur, bureau
Comment ça évolue ?

On peut démarrer comme ouvrier ou ouvrière avicole, puis devenir responsable de site ou responsable d'élevage sur plusieurs bâtiments, avec encadrement d'une petite équipe. Beaucoup franchissent ensuite le pas de l'installation : reprendre ou créer son propre élevage, avec l'aide à l'installation (DJA) si l'on possède la capacité professionnelle agricole. D'autres voies s'ouvrent avec un BTSA : technicien ou technicienne avicole en groupement ou en firme service, conseiller d'élevage, technico-commercial en nutrition animale ou en génétique, responsable qualité en couvoir ou en abattoir.

Les spécialisations sont nombreuses : accouvage et sélection génétique, production biologique ou Label Rouge, gavage de palmipèdes, poules pondeuses en plein air. Enfin, beaucoup d'exploitants développent la transformation et la vente directe (découpe, conserves, marchés, magasins de producteurs), ce qui ajoute une dimension commerciale et entrepreneuriale au métier.

Perspectives d'emploi

Favorable

La filière avicole française recrute et peine à trouver des candidats. Deux tensions se cumulent : le manque de main-d'œuvre salariée au quotidien et, surtout, un problème de renouvellement des générations — une large part des éleveurs approche de la retraite et de nombreux élevages cherchent un repreneur. Pour un jeune, c'est une vraie opportunité : les possibilités de reprise d'exploitation sont nombreuses, souvent accompagnées par les groupements et les coopératives qui sécurisent les débouchés par contrat. Le secteur reste par ailleurs porté par une demande soutenue en viande de volaille et en œufs, et par la volonté de reconquérir la part de marché perdue face aux importations. Les points de vigilance : la sensibilité aux crises d'influenza aviaire, la pression sur les prix de l'aliment et les attentes sociétales fortes sur le bien-être animal, qui font évoluer rapidement les pratiques (bâtiments avec jardins d'hiver, fin de l'élevage en cage pour les pondeuses, arrêt du broyage des poussins).

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Éleveur / Éleveuse de volaillesAccouveur / AccouveuseEmployé / Employée de couvoirOuvrier / Ouvrière avicoleOuvrier / Ouvrière d'accouvageOuvrier / Ouvrière agricole en production de volaillesÉleveur-sélectionneur / Éleveuse-sélectionneuse en production de volaillesEngraisseur / Engraisseuse volaillesGaveur / GaveuseExploitant éleveur / Exploitante éleveuse agricole de volaillesResponsable de poulaillerResponsable d'élevage avicoleTechnicien / Technicienne avicoleÉleveur / Éleveuse de poules pondeusesÉleveur / Éleveuse de poulets de chair

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIndépendant / Auto-entrepreneurChef d'entrepriseApprenti / Alternant