Auxiliaire ambulancier / Auxiliaire ambulancière

Auxiliaire ambulancière
À partir du Collège (3ème) Emploi : Favorable
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Auxiliaire ambulancier / Auxiliaire ambulancière
Mathurin NAPOLY / Unsplash
Salaire net ~1 404 – 1 716 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

L'auxiliaire ambulancier conduit les patients vers l'hôpital, la clinique ou le centre de dialyse, et veille sur eux pendant tout le trajet. En VSL il roule seul avec des patients autonomes, en ambulance il fait équipe avec un ambulancier diplômé d'État pour installer, brancarder et surveiller les personnes transportées. C'est l'un des rares métiers de la santé accessible sans diplôme, avec seulement 70 heures de formation et un permis B de plus de 3 ans.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 404 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 800 € brut
Expérimenté
1 716 €
net / mois
≈ 1,2 SMIC
2 200 € brut

Un auxiliaire ambulancier débutant est rémunéré au SMIC (environ 1 800 € brut par mois pour un temps plein), le poste n'étant pas diplômant. Le salaire de base progresse peu avec l'ancienneté (autour de 1 900 à 2 000 € brut), mais la rémunération réelle est nettement remontée par les compléments : indemnité forfaitaire pour chaque dimanche ou jour férié travaillé (23,90 € depuis le 1er juin 2025, convention collective du transport sanitaire), majoration de 20 % pour les heures de nuit (22h-5h), heures supplémentaires, indemnités de repas et primes de garde. Beaucoup d'auxiliaires atteignent ainsi 2 000 à 2 300 € brut mensuels en pratique. Le passage au diplôme d'État d'ambulancier fait franchir un palier supplémentaire.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Collège (3ème)
Diplôme de référence : Attestation de formation d'auxiliaire ambulancier (70 heures)

Aucun diplôme n'est exigé pour devenir auxiliaire ambulancier : c'est une formation courte, non diplômante, accessible dès la sortie du collège (mais il faut être majeur et avoir le permis depuis 3 ans, ce qui repousse l'entrée vers 21 ans en moyenne).

Le parcours type : 1. Permis B en cours de validité, hors période probatoire, détenu depuis au moins 3 ans (2 ans en conduite accompagnée). 2. Visite médicale chez un médecin agréé par la préfecture → attestation préfectorale d'aptitude à la conduite d'ambulance. 3. Certificat médical de non contre-indication à la profession et attestation de vaccinations à jour (dont hépatite B). 4. Formation d'auxiliaire ambulancier de 70 heures (2 semaines) dans un institut de formation d'ambulanciers (IFA), avec évaluation des compétences acquises. 5. AFGSU niveau 2 (attestation de formation aux gestes et soins d'urgence) : depuis fin 2022 elle n'est plus intégrée aux 70 heures et se passe en complément, en IFA ou en CESU. Elle se renouvelle tous les 4 ans.

Coût indicatif de la formation : 700 à 1 500 € selon les organismes, souvent financée par l'employeur (les entreprises recrutent et forment), par France Travail ou via le CPF.

Pour évoluer : le diplôme d'État d'ambulancier (DEA), de niveau CAP, se prépare en environ 6 mois en IFA (accès sur dossier et entretien, sans condition de diplôme). Il permet de devenir chef de bord et d'accéder aux transports urgents.

Diplômes les plus adaptés

Autre
Attestation de formation d'auxiliaire ambulancier (70 heures)

Diplômes envisageables

CAP
Diplôme d'État d'ambulancier (DEA)
Bac
Bac professionnel Accompagnement, soins et services à la personne (ASSP)

Certifications et permis

Requis
Permis B (hors période probatoire, 3 ans minimum) Permis de conduire valide détenu depuis au moins 3 ans, ou 2 ans en conduite accompagnée.
Requis
Attestation préfectorale d'aptitude à la conduite d'ambulance Délivrée après un examen médical chez un médecin agréé par la préfecture.
Requis
Formation d'auxiliaire ambulancier (70 h) Formation obligatoire en institut de formation d'ambulanciers (IFA), avec évaluation des compétences.
Requis
AFGSU niveau 2 Attestation de formation aux gestes et soins d'urgence, à renouveler tous les 4 ans.
Requis
Certificat médical de vaccinations obligatoires Vaccinations à jour exigées pour travailler au contact des patients (dont hépatite B).
Atout
Formation PSC1 ou SST Un premier bagage secourisme apprécié à l'embauche, avant ou en complément de l'AFGSU 2.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Gestes et soins d'urgence (AFGSU 2)
Indispensable Manutention et brancardage des patients
Indispensable Conduite d'un VSL et d'une ambulance en sécurité
Indispensable Hygiène, nettoyage et désinfection du véhicule et du matériel
Important Suivi administratif des transports (bons de transport, feuilles de route, cartes Vitale)
Important Surveillance de l'état du patient pendant le trajet
Un plus Lecture d'itinéraires et sens de l'orientation

Les qualités qui comptent

Important Discrétion et respect du secret professionnel
Indispensable Sang-froid et gestion du stress
Important Endurance physique et résistance aux horaires décalés
Important Esprit d'équipe (travail en binôme)
Important Ponctualité et rigueur
Indispensable Empathie et écoute des patients

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

La journée commence tôt : vérification du véhicule (niveaux, carburant, matériel, oxygène), puis réception de la feuille de route. L'auxiliaire ambulancier enchaîne ensuite les prises en charge : aller chercher un patient à son domicile, l'aider à s'installer dans le VSL ou sur le brancard, l'accompagner jusqu'au service de soins, puis le ramener. Entre deux missions, il nettoie et désinfecte systématiquement le véhicule et le matériel — un geste non négociable dans le transport sanitaire.

En ambulance, il travaille toujours en équipage de deux : il est l'équipier du chef de bord, l'ambulancier diplômé d'État. Il l'assiste pour le brancardage, l'installation du patient, la surveillance pendant le trajet, et peut réaliser des gestes de premiers secours sous sa supervision. En VSL, il roule seul avec des patients qui tiennent assis et sont autonomes : dialyse, chimiothérapie, radiothérapie, consultations. Le relationnel prend alors une grande place, car ce sont souvent les mêmes patients qu'on revoit chaque semaine. S'ajoute une part administrative : bons de transport, prescriptions médicales, feuilles de route, cartes Vitale.

Les conditions de travail

Le métier se pratique essentiellement au volant, sur la route, et se prolonge chez les patients, dans les halls d'hôpitaux et les services de soins. Les horaires sont irréguliers : journées longues, gardes préfectorales, nuits, week-ends et jours fériés. Physiquement, c'est exigeant : brancardage, portage dans des escaliers, aide au transfert de personnes lourdes ou peu mobiles — le dos travaille beaucoup, d'où l'importance des gestes de manutention appris en formation. Émotionnellement aussi : on croise des personnes âgées, malades, parfois en fin de vie, et il faut savoir garder son calme et sa distance. En contrepartie, on ne s'ennuie jamais et on a le sentiment concret d'être utile.

Deux grands employeurs : les entreprises privées de transport sanitaire (la majorité des postes) et les établissements publics de santé, où l'auxiliaire ambulancier peut être recruté comme contractuel.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Élevé
Environnement véhicule, hôpital, domicile, extérieur
Comment ça évolue ?

Beaucoup entrent dans le métier comme auxiliaire, puis passent le diplôme d'État d'ambulancier (DEA) après quelques mois ou années sur le terrain — la formation dure environ 6 mois et peut être financée par l'employeur, l'expérience d'auxiliaire est un vrai atout à la sélection. Une fois diplômé, on devient chef de bord, on accède aux transports urgents et on peut rejoindre un SMUR ou un service hospitalier. D'autres évoluent vers la régulation (assistant de régulation médicale au SAMU), vers l'encadrement d'exploitation dans une société d'ambulances, ou créent leur propre entreprise de transport sanitaire (agrément ARS obligatoire). Le métier est aussi une bonne porte d'entrée vers d'autres professions du soin : aide-soignant, brancardier hospitalier, sapeur-pompier professionnel.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le transport sanitaire recrute massivement et peine à trouver des candidats : la profession estime à environ 15 000 le nombre de postes d'ambulanciers et auxiliaires à pourvoir en France. Le vieillissement de la population, la hausse continue des transports vers la dialyse, la chimiothérapie ou les consultations, et un fort turn-over entretiennent la tension. La DREES anticipe une progression importante des besoins d'ici 2030, et France Travail s'est associé aux fédérations du transport sanitaire pour organiser des campagnes de recrutement dédiées. Concrètement, un jeune titulaire du permis depuis 3 ans trouve un poste rapidement, souvent avec la formation payée par l'entreprise. Les zones rurales et les périphéries des grandes villes sont les plus en demande. Attention toutefois : beaucoup de contrats démarrent en temps partiel ou en intérim, et les conditions (horaires, amplitude) expliquent aussi une partie des départs.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Auxiliaire ambulancierAuxiliaire de transport sanitaireConducteur / Conductrice de VSL (véhicule sanitaire léger)Chauffeur / Chauffeuse VSLÉquipier ambulancier / Équipière ambulancièreAide ambulancier / Aide ambulancièreConducteur ambulancier / Conductrice ambulancière

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéContractuel de la fonction publiqueIntérimaire