Les débuts se situent autour du SMIC ou légèrement au-dessus (1 800 à 1 950 € brut par mois), selon la convention collective des cabinets médicaux (IDCC 1147) ou dentaires. France Travail relève une médiane d'environ 2 009 € net mensuels pour un temps plein sur l'ensemble du domaine J1303. Avec l'expérience et des responsabilités élargies, on atteint 2 300 à 2 800 € brut. Plusieurs leviers font monter la fiche de paie : la prime d'ancienneté conventionnelle (4 % après 3 ans, 10 % après 9 ans, jusqu'à 20 % après 20 ans), les primes mensuelles liées à l'obtention d'un CQP, et les astreintes ou déplacements chez les prestataires de santé à domicile. Attention : beaucoup de postes en cabinet sont à temps partiel.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
Officiellement, le ROME indique un accès possible dès le brevet des collèges avec une formation en cours d'emploi. Dans les faits, la voie principale est désormais le CQP Assistant médical (RNCP 40913, niveau 4), qui demande un diplôme de niveau bac ou une équivalence (aide-soignant, auxiliaire de puériculture, infirmier, assistante dentaire, secrétaire médicale avec un an d'expérience). Le parcours dure environ 279 heures, se suit dans l'un des organismes habilités par la CPNEFP, se prépare souvent en alternance et est accessible par VAE depuis 2022 ; l'AFGSU niveau 1 est obligatoire pour valider la certification. Autres portes d'entrée : le TP Secrétaire assistant médico-social (niveau 4), le Bac pro ASSP, le Bac technologique ST2S, la certification Assistant technique en audioprothèse pour les centres auditifs, ou le TP Intervenant médico-technique à domicile pour travailler chez un prestataire de santé à domicile. Chez les PSAD, une formation interne d'habilitation, rendue obligatoire par l'arrêté du 23 décembre 2011, est dispensée par l'employeur dès la prise de poste.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
La journée commence souvent par la préparation : mise en route des salles de consultation, désinfection et stérilisation des instruments, vérification des stocks et du matériel dont le praticien aura besoin. Vient ensuite l'accueil des patients — au comptoir ou au téléphone — la gestion de l'agenda, la création et la mise à jour des dossiers médicaux, la facturation et la télétransmission des feuilles de soins.
Pendant les consultations, l'assistant médico-technique travaille en binôme avec le praticien : il installe le patient, prépare les plateaux techniques, passe les instruments, aide au déshabillage ou au positionnement, prend les constantes (poids, taille, tension) et réalise certains actes simples selon les protocoles définis. En cabinet dentaire il travaille « à quatre mains » avec le chirurgien-dentiste ; en centre d'audioprothèse il nettoie et règle les appareils auditifs et explique leur entretien ; en imagerie médicale il prépare la salle et accompagne les patients.
Une partie des professionnels de ce métier exerce chez des prestataires de santé à domicile (PSAD) : ils se déplacent chez les patients pour livrer, installer et entretenir des dispositifs médicaux (assistance respiratoire, perfusion, nutrition, lit médicalisé), former le patient et sa famille à leur usage, et faire remonter les informations à l'équipe soignante.
Le métier s'exerce le plus souvent en cabinet médical ou dentaire, en maison de santé, en centre d'imagerie ou d'audioprothèse, à l'hôpital, en clinique, ou en itinérance au domicile des patients. Les horaires suivent en général l'ouverture de la structure (journée continue, parfois le samedi matin) ; chez les prestataires à domicile, des astreintes et des interventions urgentes sont fréquentes.
L'activité alterne station debout, gestes précis, manipulation de matériel parfois lourd et travail sur écran. Le respect strict de l'hygiène, de l'asepsie et des protocoles de stérilisation est indispensable, tout comme le secret médical. Des vaccinations prévues par le Code de la santé publique sont exigées, et l'attestation AFGSU (gestes et soins d'urgence) est demandée dans la plupart des parcours.
Avec de l'expérience, on peut se spécialiser (imagerie, bloc, audioprothèse, assistance respiratoire), devenir référent d'équipe, coordinateur de secrétariats médicaux, technicien d'information médicale ou responsable d'un centre auditif. Le métier sert aussi de tremplin vers des formations de soignant : aide-soignant, infirmier (via la formation en IFSI), technicien de laboratoire, manipulateur radio, ou audioprothésiste avec le diplôme d'État. Beaucoup de professionnels arrivent d'ailleurs par la voie du secrétariat médical ou de l'aide-soignante, et l'alternance comme la VAE rendent ces passerelles très accessibles.
Le métier profite d'une dynamique politique forte : depuis 2019, l'Assurance Maladie subventionne l'embauche d'assistants médicaux par les médecins libéraux (contrat de 5 ans, à condition de recruter une personne titulaire du CQP), avec un objectif national de plusieurs milliers de postes créés pour libérer du temps médical. Avec 6,7 millions de personnes sans médecin traitant, la demande reste soutenue. Plus largement, la santé et l'action sociale constituent le premier secteur recruteur en France, avec plus de 320 000 projets de recrutement annuels. Les prestataires de santé à domicile, qui suivent près de 2 millions de patients par an, recrutent également en continu des intervenants médico-techniques, tout comme les centres d'audioprothèse portés par le succès du 100 % Santé. Les offres sont réparties sur tout le territoire, y compris dans les zones rurales et les déserts médicaux.