Assureur / Assureuse maritime

Assureuse maritime
À partir du Bac +5 Emploi : Stable
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Assureur / Assureuse maritime
Pix Tresa / Unsplash
Salaire net ~1 950 – 4 875 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)

Aperçu rapide

Chaque jour, des milliers de navires transportent 90 % des marchandises du monde — et derrière chaque cargaison, quelqu'un a accepté d'en assurer le risque : c'est l'assureur maritime. Son job : évaluer ce qui peut mal tourner (tempête, échouement, vol, piraterie, conteneurs perdus en mer), fixer le prix de la garantie et négocier le contrat avec les armateurs et les courtiers. Un métier d'expert qui mêle chiffres, droit international, anglais et culture du commerce mondial.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 950 €
net / mois
≈ 1,4 SMIC
2 600 € brut
Expérimenté
4 875 €
net / mois
≈ 3,4 SMIC
6 500 € brut

Un souscripteur junior démarre autour de 2 500 à 3 000 € bruts par mois (soit environ 32 000 à 38 000 € bruts par an), un peu au-dessus de la moyenne des souscripteurs généralistes car la spécialité maritime est rare. Après 5 à 10 ans, la rémunération atteint couramment 4 000 à 5 500 € bruts mensuels, et un souscripteur senior ou un responsable d'équipe marine dépasse 6 500 € bruts, souvent avec une part variable liée aux résultats du portefeuille. Les postes basés à Paris et dans les grands groupes internationaux sont les mieux payés, et une carriere à l'international (Londres, Singapour) peut nettement accélérer la progression. Chiffres estimés à partir des données 2025-2026 sur le métier de souscripteur.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +5
Diplôme de référence : Master mention Droit des assurances

Le métier se pratique très majoritairement à bac+5. Trois grandes voies mènent au poste : le droit (master Droit des assurances, master Droit maritime et des transports comme celui d'Aix-Marseille ou de Nantes), la finance/gestion (master Monnaie-banque-finance-assurance, école de commerce, diplômes de l'ENASS – École nationale d'assurances, institut du Cnam), ou une école d'ingénieurs pour les profils très techniques (risques industriels, offshore). Un bac+2/bac+3 (BTS Assurance, licence professionnelle assurance-banque-finance) permet d'entrer dans le secteur comme gestionnaire de contrats ou de sinistres transport, puis d'évoluer vers la souscription par la formation continue et l'expérience — c'est une passerelle réelle mais plus longue. L'alternance est très répandue et constitue la meilleure porte d'entrée. Une fois en poste, l'IFPASS propose des modules spécialisés (« Souscription : assurance transports », « Connaître l'assurance du transport maritime et l'assurance ad valorem »). Un très bon niveau d'anglais est indispensable, et une expérience ou un stage dans le transport maritime (compagnie maritime, transit, port) est un vrai plus sur un CV.

Diplômes les plus adaptés

Bac+5
Master mention Droit des assurances
Bac+5
Master Droit des affaires, parcours Droit et management des activités maritimes (Aix-Marseille)
Bac+5
Master mention Monnaie, banque, finance, assurance
Bac+5
Diplôme de l'ENASS (École nationale d'assurances – Cnam) / MBA Manager de l'assurance

Diplômes envisageables

Bac+5
Diplôme d'école de commerce (spécialisation finance, risques ou assurance)
Bac+3
Licence professionnelle mention Assurance, banque, finance
Bac+2
BTS Assurance

Certifications et permis

Atout
Formation continue DDA (Directive sur la distribution d'assurances) — 15 h/an Obligatoire pour les fonctions de distribution d'assurance ; fréquente dans les parcours souscription-courtage.
Atout
Module IFPASS « Souscription : assurance transports » / « Assurance du transport maritime et ad valorem » Formation professionnelle de référence pour se spécialiser sur les risques maritimes et transports.
Atout
Certification d'anglais professionnel (TOEIC, IELTS, Cambridge) Très valorisée car l'anglais est la langue de travail des contrats et clauses maritimes internationales.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Analyse et évaluation des risques
Indispensable Droit maritime et droit des assurances
Indispensable Tarification et notions d'actuariat
Indispensable Anglais technique et commercial
Important Connaissance du transport maritime (navires, Incoterms, chaîne logistique)
Important Maîtrise d'Excel et des outils de modélisation de portefeuille
Important Gestion et suivi d'un portefeuille de contrats

Les qualités qui comptent

Indispensable Rigueur et sens du détail
Indispensable Capacité de décision et prise de responsabilité
Important Sens de la négociation
Important Curiosité pour l'actualité économique et internationale
Un plus Réactivité face aux demandes des courtiers et clients

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

L'assureur maritime — on dit plus souvent « souscripteur assurance maritime et transports » — passe ses journées à analyser des risques. Un armateur veut assurer un porte-conteneurs de 400 mètres ? Un exportateur veut couvrir 12 000 tonnes de café qui traversent l'Atlantique ? C'est lui qui étudie le dossier : type de navire, âge, pavillon, zones de navigation traversées (certaines sont classées « zones de guerre »), nature de la marchandise, qualité de l'emballage, statistiques de sinistres du client.

À partir de cette analyse, il décide d'accepter ou de refuser le risque, puis fixe la tarification, les franchises, les plafonds de garantie et les clauses particulières du contrat. Il négocie ensuite avec les courtiers spécialisés, qui représentent les clients. Le reste du temps, il suit son portefeuille (les contrats rapportent-ils plus qu'ils ne coûtent en sinistres ?), échange avec les gestionnaires de sinistres, les experts maritimes et les ingénieurs préventionnistes, et se tient au courant de l'actualité : conflits maritimes, nouvelles routes, réglementation environnementale, cyber-risques à bord.

Les conditions de travail

Le métier s'exerce surtout au bureau, dans les compagnies d'assurance, les mutuelles, les cabinets de courtage ou les filiales spécialisées des grands groupes (AXA XL, Allianz, Generali, Helvetia, Groupama Transport…). Les postes se concentrent à Paris, Marseille, Le Havre, Nantes-Saint-Nazaire et Bordeaux, c'est-à-dire près des grands ports et des places d'assurance. Les horaires sont classiques, mais des déplacements réguliers sont au programme : rendez-vous chez les clients et les courtiers, visites de navires, de terminaux portuaires ou d'entrepôts, conférences internationales du secteur (Paris MAT, IUMI).

L'anglais est la langue de travail : contrats, clauses type londoniennes, correspondance avec les correspondants étrangers. Le télétravail partiel est courant, mais le métier reste très relationnel. La pression existe : une décision de souscription mal calibrée peut coûter plusieurs millions à la compagnie.

Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)
Effort physique Faible
Environnement bureau, extérieur, mer
Comment ça évolue ?

On démarre généralement comme souscripteur junior ou gestionnaire de contrats, sous la supervision d'un souscripteur confirmé, avant de gagner en autonomie et en niveau de délégation (le montant de risque qu'on a le droit d'engager seul). Ensuite, plusieurs routes : se spécialiser sur une branche (corps de navire, facultés/marchandises, plaisance, énergie offshore, responsabilité des transporteurs), devenir souscripteur senior puis responsable d'une équipe ou d'un marché, passer côté courtage comme courtier spécialisé en assurance maritime, rejoindre la réassurance, ou encore devenir risk manager chez un armateur ou un grand chargeur. Les profils expérimentés peuvent aussi s'orienter vers l'expertise maritime, le juridique (droit maritime) ou une carrière à l'international (Londres, Rotterdam, Singapour, Dubaï), le marché de l'assurance maritime étant mondial par nature.

Perspectives d'emploi

Stable

C'est un marché de niche : l'assurance maritime et transports emploie quelques milliers de personnes en France, réparties entre une trentaine de compagnies (les membres du CESAM) et les cabinets de courtage spécialisés. Le nombre de postes ouverts chaque année reste donc limité, et les équipes de souscription corps de navire comme facultés se sont plutôt resserrées ces dernières années. En contrepartie, les profils qui maîtrisent à la fois l'assurance, le droit maritime et l'anglais sont rares et recherchés : les départs à la retraite et la technicité croissante des risques (cyber à bord, décarbonation du shipping, tensions géopolitiques sur les routes maritimes, sinistres majeurs de porte-conteneurs) entretiennent une demande réelle. Les offres se concentrent à Paris, Marseille, Le Havre et Nantes. Débuter par une alternance ou un premier poste en gestion de sinistres transport est la voie d'entrée la plus sûre.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Assureur / Assureuse du transport maritimeSouscripteur / Souscriptrice assurance maritime et transportsSouscripteur / Souscriptrice marine (corps de navire, facultés)Souscripteur / Souscriptrice transport et marchandises transportéesUnderwriter marine & cargoChargé / Chargée de souscription risques maritimesMarine underwriter

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéApprenti / Alternant